« Terre volée » : Billie Eilish, l’arroseur arrosé des Grammy Awards

« Personne n'est illégal sur une terre volée », s'est exclamée la chanteuse. Mais elle, où vit-elle donc ?
Capture d'écran GB News
Capture d'écran GB News

Comme il fallait s’y attendre, la 68e cérémonie des Grammy Awards, le 1er février dernier à Los Angeles, s’est transformée en véritable tribune politique contre la politique de Trump et contre l’ICE. Si le discours du chanteur Bad Bunny a été le plus marquant et le plus vindicatif, Billie Eilish, elle, s’est montrée bien imprudente en expliquant que « personne n’est illégal sur une terre volée ». Or, elle habite elle-même dans une somptueuse demeure construite sur la terre ancestrale des Tongva, un peuple de natifs américains…

Grammy Awards ou la tribune anti-ICE
Les médias sont unanimes : cette cérémonie des Grammy Awards s’est mutée en véritable tribune politique contre l’ICE et la politique de Donald Trump, d'autant plus qu'elle avait lieu une semaine seulement après la mort tragique d’Alex Pretti à Minneapolis. Si Le Monde rapporte que « la soirée était subtile, avec des pin’s "ICE out", portés par certains, mais pas par tout le monde », certains discours particulièrement véhéments ont été effectivement bien remarqués. Dans l’article du Monde, on peut ainsi relever quelques exemples comme celui du chanteur portoricain Bad Bunny, d’abord, qui s’est exclamé, au micro : « Avant de remercier Dieu, je vais dire : dehors ICE ! Nous ne sommes pas des sauvages, nous ne sommes pas des animaux, nous ne sommes pas des étrangers. Nous sommes des êtres humains et nous sommes Américains. » Ou bien, encore, celui d’Olivia Dean, aussi, qui revendiquait être « […] la petite-fille d’une immigrée » et expliquait : « Je ne serais pas là sans eux. Ces personnes méritent d’être célébrées. Nous ne sommes rien les uns sans les autres. » SZA, la chanteuse de R&B, s’est elle aussi fendue d’un message politique : « […] Il y a eu des guerres mondiales, des épidémies, et pourtant, nous avons survécu. Nous avons besoin les uns des autres. Nous devons nous faire confiance et avoir confiance en nous-mêmes. Nous ne sommes pas gouvernés par le gouvernement, nous sommes gouvernés par Dieu. » En bref, le message était tout à fait consensuel et peut-être s’agissait-il pour la chanteuse Billie Eilish de trouver la phrase choc qui la ferait sortir du lot.

Bien imprudente Billie Eilish

« Personne n'est illégal sur une terre volée, on doit continuer à se battre, prendre la parole, à manifester. Nos voix comptent vraiment, les gens comptent vraiment », a donc expliqué bien imprudemment la chanteuse. Depuis sa sortie sur la « terre volée » aux natifs américains, sur X fleurissent les critiques : la jeune femme vit dans une splendide maison estimée à 3 millions de dollars et construite sur les terres ancestrales des Tongvas, ce peuple amérindien qui vivait originellement dans le bassin de Los Angeles et sur les îles de Californie. Ainsi, le média TMZ raconte qu’« un porte-parole de la tribu Tongva a déclaré au Daily Mail que la maison de Billie est "située sur nos terres ancestrales" et a précisé que Billie n'avait pas contacté la tribu avant ni après sa déclaration ». Le média ajoute que le porte-parole a apprécié la prise de parole de la chanteuse, puisque qu'elle mettait en lumière leur histoire. Bien imprudente Billie… voilà qu’un cabinet d’avocat, le Sinai Law Firm, « propose d'expulser Billie Eilish de son domicile à Los Angeles sur une base pro bono au nom de la tribu Tongva », rapporte Sky News. En effet, « l'aveu d'Eilish qu'elle vit sur des terres volées donne à ce peuple le droit légitime d'en prendre possession en tant que véritable propriétaire ».

Très hypocrite Billie Eilish

Imprudente mais surtout hypocrite Billie, si l’on en croit le journaliste de GBNews qui s’est rendu devant le portail de sa villa de Los Angeles pour lui demander si elle « pratiquait ce qu’elle prêchait » : « N’est-ce pas ironique ?, interroge le journaliste Ben Leo, sarcastique : des portes massives pour garder les gens à l’extérieur, je croyais que Billy ne croyait pas aux frontières… Bien, selon l’allée, Billy croit aux frontières. Elle croit aux portes massives pour garder les gens dehors. » Manifestement, il est plus facile de brandir des grandes phrases chocs dans des événements mondains que d’appliquer ces grands principes dans la vraie vie.

D’autres feraient bien, aussi, de prendre garde à ne pas devenir l’arroseur arrosé : Rima Hassan avait sauté sur l’occasion et partagé, sur X, la déclaration de la chanteuse américaine, affirmant en légende que « la Palestine est une terre volée de la mer au Jourdain »… Attention, ce petit jeu-là ne se termine pas toujours comme prévu !

Vos commentaires

25 commentaires

  1. Dites-moi un peu le niveau du QI de ces gens du show business; ces gens qui se croient supérieurs grace à leurs comptes en banques dans les paradis ficaux…. ceux qui toisent de haut justement ceux qui leurs permettent de vivre dans l’opulence alors qu’en réalité ils font le contraire de ce qu’ils prêchent. Leur devise a toujours été et continue de l’être: Fais ce que je te dis mais ne fais pas ce que je fais!

  2. Ces pauvres gens n’ont rien dans la tête, nous le savions depuis longtemps. Comme une coquille de noix sur l’océan, ils suivent la vague, mais le vent tourne….

  3. Quand le « monde » affirme que c’était une soirée subtile…est ce que le « torchon le monde  » peut être subtil ? c’est tout nouveau ! quant aux gens qui critiquent Mr TRUMPP ils ferait quoi eux ? Ces personnes vivent toute l’année dans des villas ultra sécurisées, dans des zones closes alors ils savent quoi de la vie de tous les jours de l’américain moyen ? RIEN !

  4. Il est vrai que les Indiens se sont fait massacrer et voler leur terres , rien à voir avec la palestine d’ailleurs, mais cette polémique n’a rien à voir dans une cérémonie de remises de récompenses et puis elle n’est pas trop à plaindre vu où elle habite apparemmment
    La politique n’ a pas à s’immiscer n’importe comment

  5. Tout ces gens qui se foutent de s’engraisser sur des terres volées après un génocide, après avoir parqués les survivants dans des réserves et qui viennent faire la morale sont écoeurants.

  6. Sacrée Rima Hassan… Un petit pois dans la tête… Elle soutient la déclaration de la pauvre petite bobo américaine : « Personne n’est illégal sur une terre volée »…, mais « en même temps déclare que : « la Palestine est une terre volée de la mer au Jourdain ». Donc Elle admet que les juifs ne sont pas illégaux en Palestine… CQFD ! On ne peut pas être plus cohérent.

  7. Quand le boomerang revient en pleine figure de ces incultes qui veulent se faire une notoriété sur des sujets qu’ils ne connaissent pas

  8. C’est ça le chaud bise : grande gu*ule et c*n comme un balai. O’Connell crevait la faim en Irlande et s’installa aux USA, Californie qui changea plusieurs fois de propriétaires de façon peu pacifique.
    Billie O’Connell et l’histoire de la paille et de la poutre dans l’oeil de l’autre. Le tout c’est de « faire bien » . Nous avons les mêmes chez nous!

  9. Allez les Indiens, dégagez, caltez ! A la réserve, et vite, car il n’y a rien d’illégal à voler. Ai-je bien compris le beau raisonnement ?

  10. J’adore les avocats américains qui peuvent attaquer tous ces donneurs de leçons, chez nous ils sont plus frileux, faut dire que la justice est métastasé par la gauche

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