[TRIBUNE] La France vassale
Le Parlement va se réunir en janvier pour voter le budget de l’État, après avoir adopté celui de la Sécurité sociale en décembre. Selon certains chroniqueurs, son adoption constituerait une victoire pour le Premier ministre, lequel acquerrait alors le statut de présidentiable… On peut vraiment se demander sur quelle planète vit la classe politique.
Un budget calamiteux
Remplaçons les milliards qui flottent au plafond par des pourcentages du produit intérieur brut (PIB), c’est-à-dire du revenu national annuel à nous partager.
Le déficit des administrations publiques à l’issue de l’année 2025 sera probablement égal à 5,4 % du PIB. Pour 2026, en combinant la loi de finances sociales déjà votée et le projet de loi de finances de l’État tel qu’amendé par le Sénat, on aboutirait à un déficit global de 5,3 % – mais il y a un hic : il n’a pas été adopté en commission paritaire !
Or, Sébastien Lecornu se fixe désormais l’objectif d’un déficit ramené à 5 % du PIB. Il lui faut donc réduire l’impasse budgétaire de 10 milliards d’euros en 2026, tout en évitant le rejet ou la censure de la gauche.
Ce serrage de ceinture à 10 milliards d’euros peut s’effectuer de deux façons : soit en diminuant les dépenses, soit en augmentant les impôts. Ou pire, encore : en acceptant 5 milliards de dépenses supplémentaires afin de satisfaire la gauche et, « en même temps », 15 milliards de recettes fiscales nouvelles payées par Nicolas. Ainsi va le consensus mou du « toujours plus » (de tiers-mondisme, de fraude sociale, de wokisme culturel, de théories genrées, de politique de la ville et d’immigration de peuplement).
L’esclavage pour dettes
Dans la Grèce antique, le citoyen incapable de payer sa dette à son créancier lui était asservi, jusqu’à ce qu’il puisse rembourser sa dette initiale… c’est-à-dire le plus souvent à vie. Tel sera le sort de la République française si la masse de sa dette publique continue à faire boule de neige.
Or, nous sommes très loin de tendre vers la cure austéritaire qui freinerait, voire inverserait, cette spirale infernale. Pour une fois, toutes les estimations concordent : il nous faut ramener très rapidement le niveau des déficits publics de 5,4 % à moins de 2,8 % du revenu national. Même l’objectif européen des 3 % est devenu un peu trop timide, pour un pays surendetté et dont le coût des emprunts nouveaux remonte rapidement.
Il nous faudra donc effectuer, chaque année, un serrage de ceinture à concurrence de 100 milliards d’euros d’économies en dépenses ou de prélèvements nouveaux en recettes, ou de toute combinaison à due concurrence ; faute de quoi, nos capacités budgétaires seront étouffées par le poids de notre dette.
Il est désormais assez clair que nos compatriotes sont conscients de l’effort à accomplir et de la pusillanimité de la classe politique. Certaines thématiques ne sont donc plus d’actualité, telle une baisse très coûteuse du taux de la TVA. Ou encore la résorption du déficit par des privatisations : les ressources budgétaires proposées doivent être récurrentes et pérennes jusqu’en 2030. On n’achète pas sa poule au pot en bradant les couverts en argenterie ; et une privatisation ne peut viser qu’à assainir la gestion déléguée.
Le scénario de la glu
Dans l’immédiat, la France est en danger : si elle doit rémunérer ses nouveaux emprunts à des taux dignes des pays dits « du Club Med », c’est qu’elle court un risque. Il suffirait, en effet, d’une très légère crise telle que le mauvais placement d’un emprunt nouveau pour nous plonger dans une grave crise financière. C’est ce qu’on appelle « une glu » : le papier qui trouve peu d’acquéreurs reste « collé » aux mains de l’emprunteur, c’est-à-dire de l’État. Tel est le risque clairement décrit par le Cercle national des économistes.
En pareil cas, Bercy serait certes rapidement renfloué par la Banque centrale européenne, qui achèterait de la dette française : un tel scénario est d’ores et déjà anticipé. Mais nos partenaires de la zone euro nous placeraient alors sous la tutelle de la Commission de Bruxelles et exigeraient une cure d’austérité aussi violente que celles que cette dernière a imposées à la Grèce ou à l’Espagne.
Question subsidiaire : la classe politique française n’est-elle pas en train d’attendre qu’un tel deus ex machina nous oblige à nettoyer enfin nos écuries d’Augias ?
Et quel est alors le pouvoir d’un Macron face à madame von der Leyen ? Laquelle peut désormais, d’un seul claquement de doigts, nous plonger dans une grave crise financière ?
Nous allons très vite le savoir. Soit la France réussit à envoyer définitivement les accords du Mercosur aux oubliettes, et nous restons souverains. Soit, après les palinodies d’usage, la France doit avaler cette gigantesque couleuvre : Macron ne serait plus alors que le Président humilié d’une France vassale.
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75 commentaires
Dans le cadre d’une stratégie bien connue dite du » c’est pas moi , c’est l’autre » qui n’est que la résultante de la pusillanimité de nos politiciens , on peut supposer que Macron et ses cireurs de pompes , pour le dire de façon correcte, attendent que les décisions dures leur soient imposées par Bruxelles.
S’ils étaient en face de moi , je les traiterais de minables.
Quand le president est un imposteur. Il est normal que l’imposture soit le système en vigueur..gouvernance,majorite des partis politiques,médias,justice,etc..
Cela n’a rien de drôle mais une tutelle financière sera probablement la seule façon de nous libérer. Des conceptions économiques et sociales archaïques datant de la Libération, des partis politiques clientélistes au collimateur bloqué sur la réélection et l’empilement des normes et réglements si néfastes à l’essor économique. Après il sera temps de revoir notre position européenne. r
Une tutelle financière par le fmi? Avec son cortege de mesures appauvrissantes des gens simple comme en Grèce ?, par l’UE? Donc l’allemagne? ..non notre pays doit etre redresse par nous meme grâce a des gens comme sahra knafo..
frexit le plus vite possible et adieu a celui qui se prend pour un grand chef
Un grand MERCI à l’auteur de cet article sincère, sans fioritures, et aux conclusions incontestables….!
Voilà où nous ont mené les mozarts de la finance, les énarques et compagnie… Prions pour que les français ne remettent pas les mêmes en 2027!
J’attends avec impatience la teneur des vœux de notre champion du quoi qu’il en coûte. Ce qui me surprend le plus chez cet homme, c’est sa capacité à ne jamais douter de sa personne.
Vous avez du temps a perdre…a écouter cette chose..
Rien ne se passera avant 2027, la mise sous tutelle s’effectuera après la présidentielle et les législatives, au grand bonheur de nos politiques qui pourront dire, devant les mesures d’austérité, c’est pas nous, c’est le FMI et la BCE. Moins 30% sur les retraites pour commencer, arrêt des « Z » en tout genre, mouvements sociaux, préparez-vous, l’été 2027 sera chaud.
en 2027, ce sera trop tard pour récupérer notre pays
DESTITUTION DE MACRON ET FREXIT, tout de suite, ce sont nos seules planches de salut
Totalement d’accord !
Hélas le Frexit n’épongera pas nos dettes…
Certes mais économiser 26 milliards d’euros de contribution pour les utiliser en France ce serait déjà pas mal..
il nous reste une seule chose à faire c’est de quitter cette Europe qui nous ruine .
Bien au contraire !..Vous etes l’image meme de l’imperitie de nos chers professeurs d’universite . Il faudra absolument liberer les forces vives de ce pays en liberant les francais de la surtaxation et de la stagflation qui en est la consequence .Il faut donc baisser de 5 ou 6 points la TVA ou abolir l’impot sur le revenu et diminuer les txes sur les produits petroliers …! Pour cela 3 a 4 millions de fonctionnaires inutiles devront retourner a leurs cheres etudes et apprendre des metiers qui creent de la valeur ajoutee . Bref il nous faut detruire toutes les techno structures administratives et mettre fin a ce monstre juridique que sont les societes d’economie mixtes .Bref , sans un etat qui montre l’exemple d’economies drastiques aucun effort ne pourra etre demande aux francais sans les pousser a la revolte .. Nous devrons commencer par la suppression du senat et de tous nos comites theodules …ainsi que de nos dispendieuses et inefficaces regions .
Sous tutelle de la commission de Bruxxxelles, j’ai peine à imaginer… Sa capitale, Brussels devrait se trouver elle-même sous tutelle, elle est en faillite et dans l’ingouvernabilité.
Macron n’est plus que le président d’une France vassale, mais il n’en éprouve aucune humiliation. Je ne serai pas surpris qu’une fois la France sous tutelle (après son départ) il ne revienne en grand mamamouchi par la porte de Bruxelles.
Quand je disais « ça » en 2015 déjà ( quand L’Ibérie et la Grèce étaint en plein dedans…), que n’ai-je subi de quolibets de ratiocineurs – tous experts en macroéconomie pour l’occasion ! Et bien, dansez maintenant !
De toute façon, aucun « plan », même à concurrence de 100 milliards d’euros, ne sera possible SANS mise sous tutelle, et quand bien même… il ne suffirait pas ! Les lendemains qui chantent sont « derrière » nous on dirait !
Le plan de Bilderberg a parfaitement fonctionné ! La France est déjà sous tutelle !
En photo ci dessus, les deux fossoyeurs des peuples et des nations, avec la complicité de leurs soutiens à Bruxelles et à la tête – pourrie – des pays européens.
Vite, quittons cette Europe et exigeons des comptes de tous ces corrompus, gavés de pouvoir et de privilèges