[TRIBUNE] L’extrême gauche révolutionnaire tue. C’est même dans son ADN

M. Mélenchon a pour modèle ce tueur en série geignard et pseudo-moraliste baveux que fut Robespierre.
@Wikimedia commons
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Le meurtre de Quentin appelle d‘abord la compassion pour sa famille et la prière pour ce jeune catholique lâchement tué par une meute de salauds cagoulés, membres de la Jeune Garde. On ne se remet jamais de la mort d’un enfant et il est révoltant qu’un jeune homme de 23 ans, âge où la vie s’ouvre normalement à vous avec toutes ses promesses, soit ainsi la victime d’un meurtre politique, quasiment légitimé par certains sur les réseaux sociaux.

Meurtre révoltant, commis par la Jeune Garde qui a délibérément mené une expédition meurtrière contre des jeunes gens qui ne s’en prenaient à personne. Révoltants et écœurants, aussi, certains commentaires des médias d’État qui, après ce meurtre immonde, semblaient vouloir le minimiser en faisant un faux parallèle avec de supposés groupuscules fascistes !

Ce  meurtre n’est pas le fruit du hasard, mais celui d’une volonté et d’une ambiance de violence créées et entretenues par LFI et ses alliés de la Jeune Garde. Le fait que les insoumis aient fait élire député le fiché S Raphaël Arnault, fondateur de cette milice, avec la complicité de messieurs Attal et Philippe, signe sa complicité. Nous savons désormais que son attaché parlementaire, Jacques-Elie Favrot, fait partie des personnes mises en garde à vue et que plusieurs témoins l’ont reconnu parmi les agresseurs de Quentin.

Robespierre pour modèle

Faut-il s’en étonner ? Le meurtre politique fait partie de l’ADN de la gauche révolutionnaire. M. Mélenchon a pour modèle ce tueur en série geignard et pseudo-moraliste baveux que fut Robespierre, l’homme qui considérait que la « terreur… est une émanation de la vertu… une conséquence du principe général de démocratie » (discours à la Convention du 5 février 1794) et qui affirmait : « Le gouvernement révolutionnaire… ne doit aux ennemis du peuple que la mort » (discours du 5 nivôse an II). Autre référence du leader massimo des insoumis, Saint-Just, qui proclamait : « Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé » (discours du 26 avril 1794). Vieille tradition du meurtre politique, revendiquée par la gauche révolutionnaire.

Plus proche de nous, Jean-Paul Sartre, dans un entretien avec Michel-Antoine Burnier, du magazine Actuel (février 1973, n°28), soutenait benoîtement : « Un régime révolutionnaire doit se débarrasser d’un certain nombre d’individus qui le menacent, et je ne vois pas là d’autre moyen que la mort. On peut toujours sortir d’une prison. Les révolutionnaires de 1793 n’ont probablement assez tué… » À l’évidence, Mélenchon et ses sbires s’inscrivent dans cette filiation.

Comment pouvons-nous supporter encore les tirades grotesques sur la menace « fasciste » ? Le fascisme est mort avec Mussolini, le 28 avril 1945 à Giulino di Mezzegra, au bord du lac de Côme. Mais ce qui subsiste de par le monde, c’est le totalitarisme marxiste-léniniste et ses avatars maoïstes ou castristes qui font peser sur plus d’un milliard d’êtres humains le poids de dictatures implacables.

Ce qui nous frappe régulièrement est un autre totalitarisme : l’islamisme. Nous en avons payé chèrement le prix. Ainsi, les outrances « mélénchoniennes » qui agitent un danger imaginaire ne peuvent tromper que des esprits faibles. Le « romantisme révolutionnaire » n’est qu’un émoi de crétins immatures qui se paient de mots. Les révolutions sont toujours d’inutiles orgies de sang et accouchent de régimes bien pires que ceux qu’elles ont renversés. Elles sont le malheur des peuples. Mais prenons garde, les marxistes se sont toujours saisis du pouvoir par la force et l’ont conservé par le sang. Et s’il existe aujourd’hui une vraie menace pour la démocratie, c’est celle que fait peser le terrorisme d’extrême gauche, dans nos rues, nos lycées et nos facultés.

Le meurtre de Quentin est un point de bascule. Gardons à l’esprit que c’est l’assassinat du député monarchiste Calvo Sotelo par un militant du Parti socialiste espagnol qui fit basculer l’Espagne dans la guerre civile, après des mois de violences révolutionnaires. Le temps n’est plus aux mièvreries sur « la France des honnêtes gens ». Nul n’est obligé d’imiter la résignation de Louis XVI. La violence est intimement liée à la révolution. Or, la Révolution française est le mythe fondateur de la République. Nous ne nous délivrerons de la violence politique qu’en nous libérant de la Révolution française. Voire plus.

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Stéphane Buffetaut
Chroniqueur à BV, élu de Vendée, ancien député européen

Vos commentaires

26 commentaires

  1. Après jurassic parc, trotskycpark ou rode un redoutable dinosaure, le vociferator melanchonii qui dévore tout, même ses congénères !

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