USA : les républicains accusent les démocrates de truquer les chiffres de la criminalité

À quinze mois des élections de mi-mandat de 2026, l'inquiétude gagne les rangs démocrates, en baisse dans les sondages.
Capture d'écran YT France 24
Capture d'écran YT France 24

À l'approche des élections de mi-mandat de 2026, l'inquiétude gagne les rangs démocrates : les sondages montrent une dégringolade alarmante de leur popularité. Selon un récent sondage Emerson College, les démocrates ne mènent plus, dans les intentions de vote, que de 1,4 point (43,9 %, contre 42,5 % pour les républicains), un écart bien loin des 9,2 points observés en octobre 2017, avant la vague bleue de 2018. Cette faiblesse s'explique en partie par l'incapacité à contrer la domination médiatique de Donald Trump qui, depuis son retour à la Maison-Blanche, impose un agenda musclé sur l'immigration et la sécurité. Dans ce contexte, la criminalité urbaine, fléau des grandes villes démocrates, devient un boulet électoral majeur. Les maires et les procureurs de ces bastions bleus sont accusés de truquer les statistiques pour masquer l'échec de leurs politiques laxistes. Le département de la Justice (DoJ) de Trump a mis au jour des preuves flagrantes de cette manipulation systématique visant à créer une illusion de baisse de la délinquance. Au New York Post, un responsable du DoJ tonne : « Si ces responsables publics étaient des PDG qui manipulaient délibérément les pertes en bénéfices, ils feraient face à de graves accusations de fraude criminelle. » Une affaire qui risque bien de sceller le sort des démocrates au Congrès.

Des accusations de trucages flagrants dans les villes démocrates

Les enquêtes menées par le département de la Justice sous Trump révèlent, en effet, une pratique généralisée : les procureurs des grandes villes démocrates sont accusés de déclasser les crimes graves en délits mineurs pour gonfler artificiellement les baisses de criminalité. À Chicago, le gouverneur démocrate J.B. Pritzker, farouche opposant aux troupes fédérales de Trump contre l'immigration illégale et la criminalité urbaine, se vante de chutes spectaculaires. Il déclare, triomphalement : « Les fusillades et homicides sur nos autoroutes sont en baisse de 60, 70, 80 % selon les endroits où l'on regarde. » 

Pourtant, ces chiffres masquent une réalité bien plus sombre. Les sources du DoJ estiment que ces déclarations font partie d'une stratégie nationale démocrate pour occulter les ravages de la baisse des subventions allouées aux polices locales, une baisse imposée pour apaiser les militants radicaux convaincus que la loi est raciste, notamment depuis la mort de George Floyd. À Los Angeles, Portland et New York, les mêmes mécanismes opèrent, avec des baisses fictives des délits qui trompent l'opinion sur l'ampleur de la crise : des procureurs n'hésitent pas à faire plaider certains délinquants pour des infractions pénales mineures au lieu de délits ou de crimes.

Panique démocrate face à la vague républicaine ?

Cette manipulation statistique s'inscrit dans une panique plus large chez les démocrates, qui voient leur emprise sur le Congrès s'effriter sous l'effet des redécoupages électoraux favorables aux républicains. Harry Enten, de CNN, l'a résumé, sur X, la semaine dernière : « Les chances des démocrates de prendre la Chambre en 2026 ont chuté en flèche, tandis que celles des républicains ont explosé, ces six derniers mois... Pourquoi ? 1. Les démocrates ne maintiennent pas le rythme qu’ils ont établi en 2017 lors du scrutin général. 2. Les républicains pourraient réaliser de gros gains grâce aux redécoupages de mi-mandat. » Les démocrates ne parviennent pas à nationaliser le débat autour de Trump, dont les mesures fermes sur la sécurité contrastent avec le chaos des villes bleues. 

Le porte-parole du Comité officiel du Parti républicain, Mike Marinella, raille et triomphe d'avance : « Les démocrates ne peuvent pas cacher leur folie gauchiste, de leur shutdown gouvernemental irresponsable à leur agenda socialiste radical. Les électeurs en ont marre de payer le prix du chaos démocrate et ils éliront les républicains partout. » Sans un virage clair contre leur propre dérive idéologique - dont le candidat à la mairie de New York, Zohran Mamdani, est un digne représentant -, les démocrates risquent de perdre non seulement le Congrès, mais aussi les grandes métropoles, vidées de leurs contribuables qui fuient vers des États plus sûrs. Il reste quinze mois, avant le scrutin !

Vos commentaires

15 commentaires

  1. On fait la même chose en France depuis plusieurs dizaines d’années en changeant régulièrement les critères d’entrée dans les différentes classes d’infractions, cela permet de donner l’illusion que la hausse est limitée.

    Pour commencer, beaucoup de faits ne sont plus pris en plaintes, mais en mains courantes. Les mains courantes ne sont pas comptabilisées dans les statistiques de la délinquance.
    En plus, au bout de 10 ans, les mains courantes sont automatiquement supprimées, comme cela aucun historien dans le futur ne pourra savoir ce qui s’est réellement passé en France en matière de délinquance.

  2. Bon, ben quand Trump aura fini son job aux USA, il pourrait peut-être venir nous donner un coup de main ici…. Il ferait un super ministre de l’intérieur !!!

  3. La réalité ne ment jamais et comme elle est parfois cruelle, elle finit toujours par s’imposer, même à ceux qui croient dur comme fer aux belles histoires du monde imaginaire que certains leur racontent. Contrairement à une idéologie fantasmée qui a besoin du mensonge pour se développer et pour tout simplement exister, la réalité, elle, n’a pas besoin d’être racontée. Et même les plus décérébrés finissent un jour par se rendre compte que leur vie n’est pas que cette addition de « ressentis » d’insécurité, d’appauvrissement, de disparition des libertés et de délitement de tout ce qui faisait qu’un groupe de population forme une nation homogène.
    C’est là toutefois un point de bascule où ceux qui s’imposaient par le mensonge, finissant par être démasqués, en viennent à devoir recourir à la contrainte et à la force pour garder un pouvoir dont la voie démocratique les priveraient.

  4. En France comme aux States la Gauche et les médias  »officiels » commettent la même faute stupide d’analyse : 1) Comme il est de droite, riche, et doté d’une humeur quelque peu fantasque, c’est donc que Trump est forcément stupide et dangereux. 2) Dès lors tout ce qu’il fait et dit est stupide et dangereux ou au mieux (c’est la ligne de Le Monde) il change tout le temps d’avis et donc n’est pas intelligent. 3) Mais si on part de l’hypothèse contraire qu’il a du bon sens, sert son pays, et ne serait pas arrivé là où il est s’il n’était pas très, très, malin, on le décrypte différemment. Hier soir sur LCI (Rochebin) les invités habituels étaient penauds de leurs erreurs de jugement antérieurs. Et si le revirement sévère de Trump à l’égard de Poutine était en fait calculé dès le début ? Un bluff de poker contre un idéologue soviétoïde borné qui se terre dans ses repères et fait tuer par centaines de milliers sans émotion ? Poutine survivra-t-il politiquement à ses erreurs ? Car les Russes ont bien compris que l’Ukraine se défend et se défendra, et que Poutine a eu tort de refuser ce que Trump proposait il y a 6 mois. Poutine peut tomber. Car tant qu’il sera là la tuerie inutile continuera

    • Contrairement au fumeux journal le Monde, j’estime que Donald Trump est au contraire intelligent, l’adage public bien connu évoquant ceux qui ne changent pas d’avis comme étant des imbéciles. Hitler que personne ne pouvait faire changer d’avis était intelligent ? Un ami ukrainien, Ilya Volontédensortyr me dit que les tractations USA-Russie vont aboutir à un « cessez-le feu », Poutine étant dans une impasse, Zelenski refusant le rapt de territoires ukrainiens peuplés de russophiles, un peu comme si la France se faisait la Belgique francophone au prétexte que les Wallons parlent français…On peut imaginer le territoire ukrainien intact avec des « territoire ukrainiens sous administration russe ». Consultez vous atlas de l’Europe des années 1950-60, l’Allemagne dans ses frontières actuelles, Paul ter Gheist s’en souvient bien, il y avait en pointillé sur le territoire polonais une limite évoquant les « territoires allemands sous administration polonaise ». On ne donne plus ce pointillé depuis longtemps, mais il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas eu de traité de paix en 1945 et on est dans cette forme actuelle depuis 80 ans ! Etrangement, il faut savoir que la Pologne est encore et toujours à la ramasse pour obtenir réparation de dommages de guerre par l’ Allemagne, jeu dangereux car l’Allemagne pourrait, je crois, évoquer le vol de ses territoires en 1945 dans son malheur au vaincu. Et comme la Russie n’est pas bien vue et que tout se discute…

    • Oui, parbleu, je songe à certains médias chez nous qui racontent que DT est en chute dans les sondages, ahaha !

  5. En France c’est la même chose : les villes « tenues » par la gauche et les écolos sont les championnes de l’insécurité.

  6. La réalité de l’insécurité chronique des villes démocrates va arracher les œillères idéologiques et ouvrir les yeux des populations , qui vivent quotidiennement cette dernière . Les villes françaises tenues par les verts vont connaître le même schéma .

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