Verdict dans l’affaire Lola : le service minimum des médias

Les médias se sont évertués à annoncer le verdict tout en évitant d’aborder le sujet de fond : celui de l’immigration.
Capture écran France Télévisions
Capture écran France Télévisions

Justice a été rendue. Vendredi 24 octobre, Dahbia Benkired a été condamnée à la réclusion criminelle à perpétuité incompressible pour le viol et le meurtre de Lola, petit ange blond âgé de 12 ans. C’est la fin d’un long calvaire judiciaire pour la famille Daviet dont la vie avait basculé dans l’horreur, le soir du 14 octobre 2022. « On croyait à la justice et on l’a eue », a déclaré, après le verdict, la mère de la défunte.

Mais si ce drame a ému tout le pays, son dénouement a été ostensiblement expédié dans les journaux télévisés, comme si certains avaient hâte de changer de sujet. Le 20 Heures de France 2 a, ainsi, consacré moins de deux minutes à l’annonce du verdict. Celui de TF1 n’a guère fait mieux, bouclant l’affaire en moins de trois minutes.

Le même empressement s’est senti, sur les ondes radio. Samedi 25 octobre, le journal de 7h de France Inter a évoqué la mort de Lola et la condamnation de Dahbia en 103 secondes chrono. À titre de comparaison, le même jour, à 8h20, la radio publique s’intéressait à une autre affaire, la mort de Zyed et Bouna, ces deux jeunes électrocutés dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois, en 2005, alors qu’ils tentaient d’échapper à la police. Cet anniversaire a bénéficié de... 19 longues minutes de temps d’antenne

La grande diversion

Sur Internet, les médias mainstream n’ont pas pu occulter totalement cette actualité brûlante. Ils se sont donc évertués à évoquer l’affaire en prenant soin d’éviter ses aspects les plus gênants. Le Monde, Le Parisien, France Info, BFM, France Bleu… tous sont parvenus à traiter cet assassinat particulièrement épouvantable sans jamais prononcer les mots « OQTF » ou « Algérienne ». Pas une fois ces médias n’ont rappelé la nationalité de la tueuse ni l’impéritie migratoire qui lui a permis de se maintenir sur le territoire et commettre ses crimes.

Pour réussir ce tour de force, les journalistes ont usé d'un subterfuge : ils ont orienté leurs papiers sur un aspect subalterne de l’affaire. Alors qu’ils auraient pu souligner l’horreur des faits révélés durant le procès, la complicité objective de nos institutions démissionnaires ou la dignité exemplaire de la famille Daviet, tous nos confrères ont choisi, comme un seul homme, de mettre l’accent sur la sévérité inédite de la peine infligée à Dahbia Benkired. « Ainsi devient-elle la première femme à être frappée de la peine maximale du droit français, peine qui n’avait été prononcée jusque-là que sept fois, dans des affaires de meurtre ou de terrorisme », semblait s’étonner Le Monde. « C'est du jamais-vu pour une femme en France », a abondé France Info. « C'est la première femme condamnée à cette peine maximale », a aussi noté France Bleu.

Cette peine de trente ans de prison n’a pourtant pas de quoi étonner. Le président de la cour avait insisté, lors de l’énoncé du verdict, sur « l’extrême cruauté des faits criminels », les « véritables supplices » infligés à Lola. Cette sentence est d’ailleurs conforme aux réquisitions énoncées, plus tôt dans la journée de vendredi, par l’avocat général. Celui-ci avait raconté dans le détail cette heure et demie durant laquelle la petite fille s'était vu ôter son enfance, sa féminité et jusqu’à son humanité. Des actes d'une barbarie presque indicible que le parcours de vie chaotique de Dahbia Benkired ne saurait expliquer.

Il s’est néanmoins trouvé une psychologue, sur RTL, pour expliquer que l’Algérienne sous OQTF a sans doute été « aussi lourdement condamnée parce que c’est une femme ». « On attend des femmes qu’elles soient douces et bienveillantes et quand elles sont destructrices, violeuses, violentes, on est surpris », a expliqué la dénommée Odile Verschoot.

Le tabou reste entier

Toutes ces digressions et diversions médiatiques n’ont évidemment qu’un but : occulter le fond de l’affaire suivi au quotidien par Aliénor de Pompignan pour BV. En 2022, déjà, les gardiens du politiquement correct s’étaient ligués contre les rares médias qui avaient voulu rendre compte de l’horreur du meurtre de Lola ou des dysfonctionnements administratifs et migratoires qui l’avaient rendu possible. On se souvient des procès en « récupération », du fameux documentaire La Fabrique du mensonge, diffusé sur France 5.

Peu après le drame, Éric Zemmour avait osé qualifier le meurtre de Lola de « francocide ». Il avait été immédiatement vilipendé. Trois ans plus tard, la chape de plomb pèse toujours sur l’espace médiatique.

Picture of Jean Kast
Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

39 commentaires

  1. Le traitement médiatique de ce procès est intolérable de mauvaise foi et totalement biaisé. Le comble pour moi est cette « prétendue » psychologue qui a expliqué sur RTL que la meurtrière a sans doute été « aussi lourdement condamnée parce que c’est une femme », comme si violer, mutiler et tuer Lola de façon aussi gratuite et barbare n’était pas un motif suffisant pour être condamné à perpétuité !!! Son commentaire « On attend des femmes qu’elles soient douces et bienveillantes et quand elles sont destructrices, violeuses, violentes, on est surpris » est totalement déplacé et plus qu’indécent, c’est refuser de regarder la réalité en face et un total manque de respect à Lola et à sa famille.

  2. Tout est récupération politique de…devinez…..l’extrème droite naturellement, le seul argument que ces imbéciles de gauchos ont ne sachant plus quoi dire d’autre… Affligeant!
    Vivement que cette gauche soit éjectée de l’AN et qu’un carton soit fait aux proches élections municipales; Cessons de croire au miroir aux alouettes.

  3. Bon, c’est pas tout ça, mais le sujet, maintenant, puisque décidément – comme d’hab – on passe plus de temps sur la meurtrière que sur la victime, c’est: quand va-t-elle pouvoir obtenir une réduction de peine, et bien sûr la demande de remise en liberté (30 ans mon œil, comme dit le langage populaire!), vu sa probable vie exemplaire durant son séjour en prison….

  4.  » Peu après le drame, Éric Zemmour avait osé qualifier le meurtre de Lola de « francocide ». Il avait été immédiatement vilipendé »,est-il rappelé en fin d’article,qui oublie de souligner que l ‘inénarrable MLP avait parlé de récupération en réaction aux propos de Zemmour.Mais le troupeau va voter pour elle….!

  5. Toute allusion plus ou moins critique à l’immigration, directe ou indirecte, notamment au travers des auteurs des crimes et délits et de la population des prisons, est sévèrement censurée en France; Pays qui n’est absolument pas démocratique, mais totalement contrôlé par un clan politique et idéologique mondialiste, méprisant des populations indigènes. Une maffia de « Grands Intelligents » qui fait la guerre aux hommes au nom de l’Homme. Le Mondialisme est la nouvelle forme, prétendûment plus « éclairée », du Colonialisme.

  6. Cette chose doit disparaître définitivement des écrans, l’oublier et n’oublions pas que tout ce qui arrive est possible que grâce à la gauche depuis la mitte-errante en 1980

    • Rappelons quand même, pour rendre justice à l’histoire que la loi sur le regroupement familial a été votée en 1976 (Président Valéry Giscard d’Estaing, premier ministre Jacques Chirac). Le parti communiste était opposé à celle-ci…

  7. Une peine bien méritée, sans Badinter et les gauchistes qui méritent de lourdes peines, elle aurait eu la tête tranchée et elle ne pourrait pas recommencer en sortant de prison. La « perpétuité incompressible » est un mensonge puisqu’elle ne dure que 30 ans. Il va donc falloir héberger et nourrir ce monstre et lui donner la possibilité de recommencer, c’est bien triste. Que Lola et son père reposent en paix et que sa famille recoive l’aide de Dieu!

  8. J’ai fait le même constat. Les infos de TF et de France 2 préfèrent faire des reportages minables sur les prix en supermarchés et les bienfaits du soleil fin octobre…Une honte absolue avec nos impôts !

  9. J »avoue » avoir été un peu choqué par le mention « première femme » dans les ébats des médias à propos du verdict. Dans une société qui tente de gommer les sexes, déjà, c’est bizarre. Mais je pense qu’on essaie de minimiser l’horreur, et encore, le racisme n’a même pas été évoqué ! J’ai un peu peur avec cette idée de recours au tribunal, un francocide infanticide aurait une possibilité de réduite sa peine ( sa peine, le mot est faible). Au fait, savez-vous que du côté des « frontières de nord » un verdict aux assises n’a pas de possibilité de recours ? Et quand on se tape le peine maximale, aller en recours est dénué de sens, car dans les tribunaux qui jugent en seconde instance on bénéficie d’un non lieu, d’un allègement de peine, ou d’un statut quo, ou…d’un alourdissement de peine si le tribunal est fâché d’avoir travaillé pour rien, revu un verdict juste, et perdu du temps. Ici, avec cet infanticide sans nom, elle ne risque aucun alourdissement de peine, c’est une situation déséquilibrée. Vous me direz,elle est déséquilibrée, et nous sommes dans une société déséquilibrée, bon, mais en droit, il y a un problème.

  10. Nos médias gauchistes ne disent rien…..vivement leurs privatisation…….les Cohen et compagnie vont être obligés de bosser…..je me réjouis !

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

LFI ne veut pas voir les gens sortir de la pauvreté
Gabrielle Cluzel

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois