Violences d’extrême gauche : L’UE doit « regarder la réalité en face »
Les violences d’extrême gauche vont s’inviter dans les débats du Parlement européen. À l’initiative des eurodéputés RN Fabrice Leggeri et IDL Marion Maréchal, plusieurs démarches ont été lancées à Strasbourg pour mettre en lumière un phénomène que certains responsables politiques de droite estiment largement sous-estimé par les institutions européennes. « Les violences d’extrême gauche intimident les acteurs de la vie politique et constituent une véritable entrave à l’exercice démocratique », explique l’ancien directeur de Frontex, dans un entretien accordé à BV.
✍🏻 L’extrême gauche violente enfin mise sur la table au Parlement européen !
Retrouvez le communiqué de @FabriceLeggeri au nom de la délégation française 🇫🇷 du groupe Patriotes pour l'Europe ⤵️ pic.twitter.com/6xtbnBMHs2
— Patriotes pour l’Europe 🇫🇷 (@PatriotesEurope) March 2, 2026
Pour lui, ces violences ne relèvent pas seulement de l’ordre public mais d’une stratégie politique visant à empêcher certains courants d’exprimer leurs idées. L’eurodéputé RN a ainsi déposé une question écrite à la Commission européenne, cosignée par plus d’une soixantaine d’eurodéputés issus de plusieurs groupes politiques, dont le président du Rassemblement national Jordan Bardella, la présidente IDL Marion Maréchal et l'eurodéputée Reconquête Sarah Knafo.
Une volonté de mettre Bruxelles face à ses contradictions
Cette initiative vise notamment à interpeller Bruxelles sur le projet de « bouclier démocratique européen » visant à protéger l'UE des ingérences et des manipulations étrangères en ligne. Selon Fabrice Leggeri, ce dispositif risque de cibler prioritairement certaines opinions politiques tout en laissant de côté la question des violences commises par des groupes militants d’extrême gauche.
Elle doit aussi déboucher sur une audition au sein de la commission LIBE (Libertés civiles, justice et affaires intérieures) du Parlement européen, compétente en matière de sécurité, d’immigration et d’État de droit. Europol y présentera les données de son rapport annuel consacré au terrorisme dans l’Union européenne.
Des violences documentées par Europol
Les chiffres montrent que les violences liées à l’extrême gauche et aux mouvances anarchistes représentent une part importante des actes terroristes recensés en Europe. « Sur la première place du podium, c’est l’extrême gauche, à la deuxième, l’islamisme, et à la troisième, les violences d’ultra-droite », souligne Fabrice Leggeri à BV. Dans le détail, 21 attaques liées à des mouvances anarchistes ou d’extrême gauche ont été recensées en Europe, principalement en Italie. Au total, 58 attaques terroristes toutes idéologies confondues ont été enregistrées dans l’Union européenne en 2024.
Selon l’eurodéputé, ces chiffres illustrent l’existence de réseaux militants structurés et actifs à l’échelle européenne. Il évoque, notamment, une « véritable Internationale anarchiste et d’extrême gauche » capable de mobiliser des militants dans plusieurs pays pour perturber des événements politiques ou des manifestations. Dans ce contexte, il souhaite que l’Union européenne renforce la coopération policière entre les États membres afin de mieux identifier et neutraliser ces groupuscules.
L’analyse géographique d’Europol montre également que l’Italie est aujourd’hui le pays le plus touché par ces violences d’extrême gauche. Fabrice Leggeri rappelle que le Premier ministre italien Giorgia Meloni avait rapidement réagi, après la mort de Quentin Deranque en France. Une réaction qui, selon lui, avait été mal interprétée par le Président Emmanuel Macron. L’eurodéputé estime qu’il s’agissait avant tout d’une marque de solidarité et d’inquiétude, face à un phénomène qui touche aussi fortement l’Italie.
Un débat politique à Strasbourg
Au-delà de l’aspect sécuritaire, un débat sur les violences d’extrême gauche doit aussi se tenir, la semaine prochaine, en séance plénière à Strasbourg. À l’origine de cette initiative figurent les eurodéputées IDL Marion Maréchal et Laurence Trochu. Interrogée par BV, cette dernière explique avoir « pris cette initiative de solliciter nos collègues du groupe des Patriotes et du groupe du PPE. On a obtenu ensemble la tenue de ce débat. »
Selon l’eurodéputée, les discussions ont été particulièrement vives autour de l’intitulé même du débat. Plusieurs groupes politiques auraient préféré une formulation plus générale évoquant simplement la « violence politique ». Laurence Trochu assure au contraire avoir insisté, avec Marion Maréchal, pour que la responsabilité de certains mouvements soit clairement nommée. « Il faut toujours nommer les choses. Nous avons voulu que le titre reflète clairement le problème que nous voulons mettre sur la table. Ce débat s’intitule : "la montée de la violence politique, particulièrement par les organisations d’extrême gauche". Nous avons insisté pour que cette violence soit qualifiée et qu’on ne parle pas simplement de violence politique. »
À la demande conjointe de notre groupe @ecrgroup, du groupe @EPPGroup (LR) et du groupe @PatriotesEurope (RN), nous venons d’obtenir la tenue d’un débat sur la montée de la violence d’extrême gauche, lors de la plénière de la semaine prochaine au Parlement européen.
— Marion Maréchal (@MarionMarechal) March 4, 2026
Cette précision n’a pas été du goût de tous les groupes politiques. « Les réticences sont venues des groupes de gauche et d’extrême gauche, qui sont furieux que ce débat se tienne et, surtout, qu’il se tienne avec ce titre », ajoute-t-elle.
Pour Fabrice Leggeri, cette discussion doit aussi permettre de mettre en lumière ce qu’il considère comme un déséquilibre dans le traitement médiatique de ces violences. « Il faut renverser un peu la vapeur », estime-t-il, évoquant une forme de complaisance vis-à-vis de certains groupuscules militants.
L’affaire Quentin Deranque en toile de fond
« La raison pour laquelle nous avons lancé cela, c’est évidemment le meurtre de Quentin par l’extrême gauche à Lyon », explique Fabrice Leggeri à BV. La mort de ce jeune homme de 23 ans à Lyon a contribué à remettre sur le devant de la scène la question des violences d’extrême gauche.
L’eurodéputé espère que le débat européen permettra de mieux documenter ces violences et de susciter une réaction politique plus large. Le Rassemblement national plaide depuis plusieurs années pour la dissolution des groupuscules violents, précise-t-il. Marine Le Pen et Jordan Bardella ont régulièrement défendu cette position, appelant à l’interdiction de toutes les organisations recourant à la violence politique, qu’elles relèvent de l’ultra-gauche ou de l’ultra-droite.
À Strasbourg, les promoteurs du débat espèrent désormais que cette discussion permettra de replacer la question des violences d’extrême gauche au cœur du débat public européen.
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19 commentaires
EXCELLENTE initiative
Je souscris au voeu formulé par la phrase finale concluant cet article. MERCI.
Voilà enfin une heureuse initiative. Qui plus est soutenue par Mr Bardella, Mmes Maréchal, Knafo, Trochu. Leur coalition fait plaisir à voir ! Mais bon sang, pourquoi cette union est si facile au niveau européen et impossible en France?
Je ne comprends pas , ces trois mousquetaires ne sont pas tous français ? Alors, pourquoi ils ne
peuvent pas se coaliser en France ? Décidément, la politique est trop compliquée pour moi !
Les eurodéputés sont à l’initiative pour mettre en lumière les violences, Au Parlement européen . Ma 1ere déception est que, pour en finir avec l’UE, il ne faut pas demander à cette dernière de légiférer, de s’occuper des « affaires » de chaque pays ! Premièrement, il faut nommer les choses DANS NOTRE PROPRE PAYS : qui sont ces groupes ? je n’ai jamais entendu parler de violences de groupuscules d’extrême droite ? qui sont ils ? qu’ont il fait ? nous sommes en droit de demander ce qui se passe dans notre pays avant d’en référer à une instance internationale non dépourvue de » casseroles » , surtout comme il est dit, qu’il s’agirait d’une stratégie politique !! Alors si nous avions des dirigeants digne de ce nom, ils devraient être en capacité de mettre un terme, comme ils ont su le faire pour ces jeunes de droite qui refusaient l’immigration, sans violence ! et vous voulez demander à l’UE une commission !!?? c’est d’une absurdité sans nom ; les blacks blok eux,sont connus depuis plusieurs années, et personne en France ne les a arrêtés ! et on sait pourquoi ! allez arrêtons cette hypocrisie ! oui en effet Macron a mal pris la réflexion de Méloni, bienveillante , êtes vous étonnés ??
Tout ces groupes, la jeune garde, les black bloc, les antifas ont une organisation qui nécessite des têtes pensantes, rien n’est laissé au hasard comme une armée.
La société est faite de deux classes : la première pour les riches, l’autre livrée aux anarchistes. Une sorte de deal dont les citoyens font les frais.
Je constate à vous lire que Carl Marx conserve encore de fidèles adeptes.
En France , LFI, la secte et son gourou, ses sections d’assaut, ses violences dans les manifestations , son antisémitisme , ses amitiés particulières avec l’islamisme qui pratique le terrorisme sur notre sol.
Il aura fallu la mort de QUENTIN, pour que tous ces politiques se fasse entendre sur les violences physiques et les assassinats de tant d’européens et en France en particulier, Tous nos gamins et gamines qui meurent sous les coups de couteau de machette, la justice molle, les conseils contitutionnel et d’état qui brident les décisions des parlementaires …. C’est vraiment la gabegie à tous les étages. Bientôt nous serons pas comme en IRAN, mais PIRE… Cela commence toujours comme cela… Aux armes citoyens
On veut bien vous croire, donc pouvez-vous nous dire exactement combien de gamins et gamines
sont morts depuis 10 ans sous les coups de couteau ou machette ? Soyez précis ! (en France).
Violences d’extrême gauche : L’UE doit « regarder la réalité en face »
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Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir!
Les « dirigeants » du RN sont de plus en plus en train de nous enfumer avec cette « UE » ! …
FREXIT de toute urgence ! …
Est ce qu’ils avalent un fruit pourri alors qu’ils voient clairement qu’il est pourri ? ! …
l’UE c’est pareil : C’EST POURRI de l’intérieur ET de l’extérieur … A JETER ! …
Le fantasme de la gauche sur les violences d’extrême droite rejoint celle de la crainte des martiens dans les années 1950.
c’est une excellente initiative. Le problème avec le terme « violence » c’est qu’il assimile la vraie violence, à savoir violence physique et destruction, avec une violence verbale. La vraie violence est bien celle de gauche.
il faut rejeter toute violence ! et n’oubliez pas une chose : la violence physique est toujours
précédée de la violence verbale qui la prépare et l’encourage sur les esprits faibles.
Le venin soixante huitard a bien infusé…
L’extrême gauche est le bras armé de la caste euro mondialiste. c’est pour cette raison qu’elle a toujours été ménagée avec une complaisance révoltante. Même s’il ne faut, à, mon avis, rien attendre de concret, tant ces nervis gauchistes servent la cause euro mondialiste, ce débat va avoir lieu et permettra de mettre en lumière la scandale de la complaisance envers l’extrême gauche violente. Cela sera déjà cela.
Tout à fait !
Quand l’UE veut négocier avec l’Iran, c’est qu’elle est incapable de regarder les choses en face tout comme pour l’extrême gauche et la jeune garde qui a infiltré l’assemble nationale, en France.
Avec notre Assurancetourix à l’Elysée, on donne même des conseils à ceux qui sauvent nos vies de notre incompétence à identifier un terroriste: Merci encore à Israël…
Tant que le nucléaire n’est pas à l’Elysée, il faut négocier, vous comprenez!