Vivre et « finir seule avec son chat », le nouvel eldorado progressiste
Tout commence par un article de Vogue UK sorti le week-end dernier qui se demande si ce n’est « pas devenu gênant d’avoir un petit copain en 2025 ». La journaliste, Chante Joseph, explique partir du constat que les femmes hétérosexuelles affichent de moins en moins leur copain sur les réseaux parce que ça n’est plus vendeur : l’amour hétérosexuel ne fait plus rêver : « Il est désormais anti-cool d’être une "meuf à mec". » Si même les histoires d’amour ne font plus rêver, c’est que réellement l’idéologie a pris le pas à la fois sur la raison et sur les sentiments.
Quel boulet, ce copain, insortable, inavouable, un « plaisir coupable » même !
Quoi qu’il en soit, Elle et Quotidien en font des gorges chaudes : avoir un copain serait ringard ! L’analyse menée par la journaliste de Vogue semble indiscutable, elle interroge de nombreuses créatrices de contenu, mais aussi ses propres followers, et toutes sont unanimes : sur Instagram, mieux vaut cacher son copain ou, encore mieux, ne pas en avoir !

Quotidien sur Instagram. https://www.instagram.com/p/DQrHn_qiGNE/?utm_source=ig_web_copy_link
Pour celles qui veulent le beurre et l'argent du beurre, la consigne est : cacher ce copain qu’on ne saurait voir. De toute façon, Nikki, 38 ans, l’explique très bien, elle a « beau être quelqu'un de romantique, [elle part] du principe qu'un homme finit toujours par te faire honte, même après douze ans. Alors, le revendiquer, c'est juste ringard. » Et tous les moyens sont bons pour expliquer le besoin de planquer le mâle encombrant : « Des visages floutés sur des photos de mariage ou des vidéos de fiançailles soigneusement montées pour que le fiancé n'apparaisse jamais. Elles cachent le visage de leur compagnon, comme si elles voulaient effacer son existence sans pour autant cesser de le montrer. » C’est violent, d’autant que la raison peut être simplement que ledit fiancé ou marié n’a pas forcément, lui, vocation à jouer l’influenceur ! Profondément altruiste, une autre créatrice de contenu, Stephanie Yeboah, explique que - cerise sur le gâteau - « une part [d’elle] se sentirait coupable d'exhiber [s]on couple, surtout quand on sait à quel point le monde des rencontres est catastrophique, en ce moment. [elle] n'aimerai[t] pas paraître arrogante. » Quel boulet, ce copain, insortable, inavouable, « plaisir coupable », même ! On imagine sans mal les cris d’orfraie que Elle et Quotidien auraient poussés si la situation avait été inversée. France Inter va même plus loin, affirmant que « c’est aussi une manière de répondre aux tendances conservatrices comme celle des trad wives, par exemple, où le but de ces femmes est d’être des mères au foyer à la botte de leurs maris ». En gros, si tu es une femme en couple hétéro et que tu le montres, tu es de droite ; si tu revendiques fièrement ton célibat, tu es de gauche, que ce soit vrai ou pas d’ailleurs !
« Encore un clou dans le cercueil du vieux conte hétérosexuel »
Entre lutte féministe et exaltation du célibat, Vogue UK montre ainsi que c’est par idéologie que ces femmes planquent leur copain, quitte à être hypocrites : « Dans le podcast The Delusional Diaries, deux influenceuses new-yorkaises, Halley et Jaz, se demandent si "avoir un copain" n'est pas devenu un peu "has been". "Pourquoi avoir un copain donne-t-il l'impression d'être de droite ?", lit-on dans un commentaire liké plus de 12.000 fois. […] Le plus ironique, c'est que les deux animatrices ont chacune un copain. Un paradoxe qu'on retrouve souvent en ligne : même les femmes se moquent des hommes et de l'hétérosexualité, à la fois par solidarité féminine et parce qu'il est désormais anti-cool d'être une "meuf à mec". » Du marketing woke, en définitive. Après avoir conspué le prétendu effacement des femmes, voilà que les féministes se vengent en effaçant les hommes avec un ultime coup de massue sur le couple, cellule souche de la famille. Chante Joseph, en tout cas, n’a pas peur de le dire : « Là où la solitude féminine était jadis un avertissement ("tu finiras vieille fille avec des chats"), elle devient aujourd'hui un état désirable, envié. Encore un clou dans le cercueil du vieux conte hétérosexuel qui, au fond, n'a jamais vraiment servi les femmes. » Son article se termine sur cette sentence qu’elle se garde bien de justifier, peut-être en mal d’arguments. Pourtant, ce n'est pas faute de battage idéologique ! Le service public nous en offre encore un bel exemple, avec cette recension de « Elles vont finir seules avec leurs chats », une plaidoirie pour les femmes qui ne veulent pas d'enfant écrite par Charlotte Debest et publié aux Éditions La Meute, collection Permis de déconstruire. On y apprend donc que « toute la société s'organise autour du modèle femme/mari, c'est un monde binaire avec un modèle patriarcal avec la femme représentée comme plus faible, plus fragile » et qu'il faut détruire cet « imaginaire collectif et sexiste ». Ainsi, les femmes célibataires et sans enfant sont pleinement épanouies puisqu'elles, au moins, « veulent être propriétaires d'elles-mêmes dans leur chair, dans leurs désirs, dans leurs ambitions et même dans leur nom, et même dans leurs biens matériels » : « elles prennent en main leur destin », ce que ne font évidemment pas les autres soumises aux diktats patriarcaux, sans doute !
Alors, « est-ce que ce n'est pas devenu gênant d'avoir un petit copain en 2025 ? » Manifestement, oui, si l’on en croit la doxa « féministowoke », mais si et seulement si vous êtes une femme cisgenre et hétérosexuelle : « l'hétérofatalisme » a encore de beaux jours devant lui puisque, manifestement, « finir seule avec son chat » est devenu le nouvel eldorado.
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59 commentaires
1 million 500 mille oiseaux (utiles pour la pollinisation) sont tués par les chats en France, chaque année…bon, beaucoup moins que les éoliennes, c’est évident et sans commune mesure, et il est plus facile d’avoir un chat qu’une éolienne dans son salon, mais pour les amoureux de la cause animale, ca ne pose pas un p’tit problème….mais, on ne voit les choses qu’à partir de son aune, en se disant qu’on aime les animaux, mais avec une hiérarchie, quand cela arrange !….adoptez plutôt un lapin !
Une explication : les gens de gauche sont incapables de dialogue, ils ne supportent que les gens qui pensent comme eux. À quoi bon partager sa vie avec quelqu’un qui est votre double ? Aucun intérêt, puisqu’il n’y a plus d’échange.
Ce n’ est pas nouveau , seules , et toujours prêtes à attirer le mâle qui passe pour réparer l’interrupteur , installer la tringle à rideau . Basta , j’en ai une , ça me suffit, pas besoin de m’occuper des rombières sur le retour.
Un des spectacles qui m’émeut le plus, c’est voir un couple d’octogénaires (voire plus âgés) marcher dans la rue main dans la main…
Marine serait-elle sur le bon chemin?
Finir seule peut-être mais sûrement pas avec un chat car je suis ailurophobe!
» le but de ces femmes est d’être des mères au foyer à la botte de leurs maris ». Il faudra m’expliquer le rapport entre le fait d’être une femme au foyer (cz que sont grosso modo toutes les épouses, par ailleurs retraitées) et la botte du mari. Dans de nombreux couples de boomers, la réaction des fils au machisme du père a été, est toujours, de mettre largement la main à la pâte. « Hortense, mon tabac » (allusion Aux gens de Mogador) n’est plus de mise depuis une cinquantaine d’années.
Sandrine Rousseau garde au moins son mari après l’avoir déconstruit.
« La femme est l’avenir de l’homme » (Aragon / Ferrat) : plus maintenant.
Plutôt « Femmes des années 80 » (Sardou)
A la télé dans les émissions tous les jours des femmes demandent le mariage, des bébés avec les fofolles, les vénales, le
service social, j’ai rencontré je connais et
moi je répond ,il faut me meriter et savoir
me garder ses différentes vies mon enrichient de connaissances et intellectuellement, j ai 79 ans et 32 ans de liberté.