[VOTRE AVIS] Faut-il interdire les intervenants politiques dans les grandes écoles et universités ?

La question se pose après que Quentin a été tabassé à mort par des antifas en marge d'une conférence de R. Hassan.
Capture d'écran
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« Pourquoi la direction de Sciences Po Lyon a-t-elle autorisé cette intervention de la sulfureuse Rima Hassan quand tant d’universités refusent telle ou telle personne de droite au prétexte de "trouble à l’ordre public" ? », demandait Gabrielle Cluzel, dans son édito du 13 février. C'est la question que l'on peut effectivement se poser après que le jeune Quentin a été tabassé à mort dans la rue par une bande d'antifas, en marge de l’intervention de l'eurodéputée LFI Rima Hassan dans les locaux Science Po Lyon.

En 2024, Sciences Po Paris avait décidé d'interdire dans ses locaux la tenue d'une conférence de l'élue LFI. Cette décision avait été contestée devant le tribunal administratif qui avait ordonné à Science Po de laisser se tenir cette conférence. Saisi en appel par l'établissement, le Conseil d'État avait confirmé l'interdiction du fait d'un risque de trouble à l'ordre public. L'avocat de Rima Hassan avait alors déclaré : « C'est une décision extrêmement préoccupante. » Il avait ajouté : « Si le juge prend en considération un contexte propre à Sciences Po tenant à l'existence de troubles, Rima Hassan n'en est absolument pas l'élément déclencheur. » Alors...

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Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 21/02/2026 à 12:28.

Vos commentaires

154 commentaires

  1. J’ajouterai à mon commentaire sur le fait que la question est trop fermée , trop binaire pour y répondre, que non seulement la 3éme option offerte aux futurs signataires à savoir  » ne sait pas ‘ est totalement impropre, car signer ou pas peut s’avérer un choix mûrement réfléchi .
    Par ailleurs , c’est justement parce que les gens  » dits  » de droite , contrairement aux censeurs de gauche, ne sont ni obtus, ni sectaires, mais acceptent , à l’instar de la phrase bien connue de Voltaire, que tout le monde puisse s’exprimer, et ne refusent jamais aucun débat contradictoire …

  2. Clairement toute personne identifiée comme personne politique quelque soit son origine ne doit pas intervenir dans un cadre scolaire, c’est à dire tout les lieux de l’Education Nationale du primaire à l’université.

  3. Les universités ont toujours été des lieux de débats politiques, dont 90 % étaient et restent de gauche. Mais les interventions de politiciens controversés et clivants alimentent les fantasmes et les certitudes des étudiants. Il est impératif de dépolitiser les universités pour que la liberté d’expression et la diversité d’opinions puissent y faire leur retour, remplaçant ainsi le contrôle de la pensée et la culpabilisation par association que nous observons actuellement. Un signe encourageant nous vient des États-Unis, où Trump retire d’importants financements à l’université Harvard, devenue un vivier de gauche d’où les démocrates recrutaient leurs élites.

  4. Les recteurs d’universités portent une responsabilité en invitant des intervenants traiter des problèmes politiques. Il y a suffisamment des salles de congrès ou de lieux mis à la disposition pour des conférences dans les villes d’importance pour cela. L’Université doit rester neutre, son rôle est d’enseigner les sciences ou les lettres, non de politiser les étudiants. Honte à tous ces recterus qui accueillent ces polititiens de tous bords.

  5. Seule une véritable vie sociale et professionnelle peut apprendre à un potentiel futur électeur , a faire son choix politique . Nos universités sont devenues des incubateurs pour programmer des militants voire des guerriers politisés a rejoindre les troupes des partis de la mouvance gauchiste . Beaucoup d’étudiants connaissent mieux Antonio Gramsci que Balzac ou Chateaubriand !

    • Le bon sens ne consiste pas à restreindre la liberté d’expression dans les universités qui doivent rester des lieux de débat entre adultes. Le bon sens consisterait plutôt à permettre à des personnes comme Zemmour, par exemple, de s’exprimer à la Sorbonne en toute sécurité, comme c’est le cas pour Mélenchon.

      • Oui,je suis d’accord.
        Mais ce fameux bon sens DOIT RESTREINDRE non pas la liberté d’expression mais surtout la façon dont certains l’utilisent et c’est là que le bât blesse voyez-vous?
        Donc,je ne vois pas en quoi nous opposons nos points de vue.Je dois cependant préciser que la Sorbonne n’est pas l’expression de la science infuse en raison de son prestige(qui en prend,de toute façon,un vieux coup ces derniers temps.)
        Le plus misérable des français,n’importe quel gueux a le droit et même le devoir de donner son opinion, quelle qu’elle soit,tant qu’elle reste dans le domaine de la raison humaine qui donne toute sa base et sa sagesse morale à la démocratie.

  6. L’idée d’interdire tout intervenant politique est trop forte. Il faudrait que les universités sachent refuser ceux qui sont, comme vous dites, sulfureux.

    • et qui considère que c’est « sulfureux » ?
      interdire certain et pas d’autres, c’est re-provoquer le bazar, d’une autre façon
      la seule solution en tout cas pour l’instant c’est d’interdire toyute conférence par des extérieurs – les cours, les TD et c’est tout
      et toute manifestatyion contre ou pour je ne sais quoi : idem : les fauteurs de troubles dehors de la fac et au bout de 5 fois c’est la porte définitivement

      • Vous confondez les causes et les conséquences, le débat d’idées peut avoir lieu, même avec des ultras, à condition que tout cela se déroule dans le calme.

  7. A la fac on se forme, à la fac on apprend et ce n’ est pas la place pour l’endoctrinement! En allant plus loin, comment peut on voter ou avoir un avis politique sans pouvoir prendre en compte les paramètres les plus basiques de la vie de n’importe quel parent? Les paramètres sont les enfants, le travail, des crédits, des choix financiers, les sacrifices, un problème de santé pour nourrir nos enfants…un étudiant qui parle politique c’est comme un politique qui n’a jamais travaillé de sa vie et qui parle des difficultés des français. Je trouve ça malhonnête et déplacé! Rappelons aussi qu’un étudiant étranger coûte 15000€ par an et par élève au contribuable (je vous laisse imaginer la facture après un master 2), donc endoctriner des débiteurs n’est pas moral.

  8. OUI ……et les directeurs de sciences po sont aussi coupables puisqu’ils l’autorisent la venue de ces personnes sulfureux et haineux comme la hassan, le boyard qui vient inciter les jeunes à mettre la pagaille, lui qui n’a pas été fichu de terminer ses études, pas vraiment courageux et je suis gentille…quand on sait comment il les finançait ses études ….

  9. La question est mal posée , trop fermée, trop binaire.
    Interdire aux politiques de venir faire des conférences dans des écoles qui forment des jeunes justement dans ce domaine serait totalement absurde .
    En revanche , encore faudrait-il que toutes les tendances puissent s’exprimer afin de permettre aux futures élites de ne pas être formatées , d’ouvrir leurs capacités d’analyse, mais aussi et surtout d’interdire ceux qui comme Mme Hassan haïssent la France et n’ont qu’un seul but , revendiqué , à savoir sa destruction

    • On est d’accord, la question est biaisée, presque puérile. Par contre personne n’interdit à un étudiant de dire à Me Hassan qu’elle représente la haine anti France.

  10. Les conférence dans les universités sont une grosse astuce financière pour ne pas avoir a payer une salle.
    Dans ces cas, les inviteurs devraient verser une contribution à cet établissement public.

  11. Ce n’est pas la venue d’ intervenants politiques dans les grandes écoles et universités qu’il faut interdire, notamment dans des écoles dont le but est de former aux sciences politiques, mais la tenue de discours haineux ou contraires aux intérêts nationaux. Ces écoles se doivent d’encourager le débat d’idées et ce quelle que soit le bord représenté. Ce qui est scandaleux dans l’affaire en cours c’est qu’une personne se permette de délivrer un message orienté sans qu’aucun contradicteur n’ait droit de participer.

  12. Il faut surtout condamner les personnalités LFI appelant à la violence et au terrorisme, leur retirer et interdire tout mandat, dénaturaliser Rima Hassan, dissoudre la jeune garde et la classer comme organisation terroriste…
    Et si la voie légale ne fonctionne pas…

  13. La propagande politique n’a rien à faire dans nos institutions scolaires. Nos enfants vont à l’école pour apprendre et non pour du lavage de cerveau.

      • Avez vous entendu parler des violences, des passages à tabac, des campagnes calomnieuses, des actes antisémites, des séquestrations, des blocages, des intimidations, des dégradations matérielles empêchant le déroulement des enseignements ? Car la politique à l’université ce ne sont pas que des discours ou même des hurlements, ça revêt des formes « très diverses ».

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