Allier : encore un coûteux exemple d’accueil de mineurs (et majeurs) non accompagnés
Dans l’Allier, le conseil départemental s’apprête à confier à un opérateur privé la gestion de 30 places d’hébergement pour des mineurs et jeunes majeurs non accompagnés (MNA et JMNA) âgés de 16 à 21 ans, dans le bassin de Montluçon. Un marché public relancé en janvier 2026, après une première procédure déclarée « sans suite pour motif d’intérêt général ».
Des millions d'euros
L’appel d’offres fait suite à une première démarche, en juin 2025, du département qui avait décidé la création de 120 places d’hébergement, divisées en quatre lots, pour répartir les MNA et JMNA sur le territoire de l’Allier. En tout, 9.600.000 euros devaient être alloués à la création d’hébergements pour 30 garçons de 13 à 16 ans en structure collective, 30 jeunes de 16 à 21 ans sur le bassin de Moulins, 30 autres sur le bassin de Vichy et 30 autres, encore, à Montluçon. Le marché intitulé « services d’action sociale avec hébergement » comprend l’hébergement en « diffus » - des logements répartis sur le territoire – mais aussi l’accompagnement éducatif, social et administratif assuré par le prestataire retenu.
Pour ce seul lot montluçonnais, la valeur estimée du marché atteint 2,13 millions d’euros hors taxes, pour une durée initiale courant jusqu’au 31 décembre 2026, avec deux reconductions possibles d’un an. À terme, le dispositif pourrait donc s’étendre sur près de trois ans.
L’obligation légale des départements vis-à-vis de l’ASE
Si le financement est issu du seul budget du département, ce dernier n’est pourtant pas tout à fait décisionnaire sur la question. En matière de protection de l’enfance, la loi confie aux départements une compétence obligatoire : dès lors qu’un jeune est reconnu mineur et privé de représentant légal, l’aide sociale à l’enfance doit assurer sa mise à l’abri, son hébergement et son accompagnement. Cette obligation s’impose aux collectivités, y compris lorsque les jeunes ont été évalués ou orientés depuis d’autres territoires, dans le cadre des mécanismes de répartition pilotés par l’État. Autrement dit, le département finance mais ne peut légalement se soustraire à la prise en charge.
Une obligation qui ne s’arrête pas aux mineurs
Non seulement le contribuable finance intégralement l’accueil de ces jeunes migrants, mais il découvre encore que cette obligation ne s’arrête pas aux mineurs : l’aide sociale à l’enfance maintient également dans son giron les jeunes jusqu’à 21 ans, au nom de la continuité de la prise en charge. Un mécanisme parfaitement légal, mais qui allonge considérablement la durée de l’accompagnement. Et c’est là que le système, déjà contestable, le devient encore davantage : un adolescent pris en charge à 16 ou 17 ans, et même avant, peut bénéficier, sans la moindre interruption, d’un hébergement, d’un suivi éducatif et de prestations sociales jusqu’à sa majorité avancée.
Reste la question de l’âge réel de ces personnes prétendument mineures. La loi part du principe que tout jeune se déclarant comme tel bénéficie de la présomption de minorité : tant que son âge n’est pas formellement contesté, il est pris en charge comme adolescent. Or, il n’est plus à prouver que nombre de ces jeunes se font passer pour mineurs alors qu’ils ont largement dépassé 18 ans. Les associations pro-migrants interviennent ici pour accompagner ces dossiers en complexifiant encore les procédures d’évaluation, tandis que la Justice, elle, se montre généralement prudente, voire laxiste, face à la difficulté de vérifier l’âge réel. Le résultat se trouve dans les comptes des collectivités obligées de financer pendant plusieurs années des prises en charge intégrales, pour des jeunes qui n’ont jamais été mineurs sur le sol français, avec un coût global qui échappe encore à tout chiffrage précis.
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44 commentaires
La dictature de Bruxelles qui l’impose aux présidents et aux lois, qui eux mêmes l’imposent aux départements et aux maires. Nous sommes que des jouets dans les mains de quelqu’uns et gare à ceux qui oseraient se plaindre. Ne compté pas sur « nos élites » pour nous défendre, ils ne sont que de passage et veulent juste brasser un maximum d’argent en passant, donc niveau implication c’est zéro.
Ce qui se passe dans l’Allier est épouvantable. Les contribuables sont maintenus dans l’ignorance. Annie Corne vice présidente du conseil donne des interviews dans lesquelles elle explique être le fer de lance de la lutte contre le gaspillage d’argent public et (je cite) les combines. Le problème c’est que les contribuables ne savent pas où sont réorientés les fonds. Donc des familles paient le prix fort deux fois. Ils aident un des leurs qu’elle a dépouillé (et chois pour ne pas se rebeller) et ils paient aussi pour les nouveaux entrants. On peut me donner la définition d’une escroquerie ? Pas étonnant que CNews soit dans le collimateur du pouvoir…
donc chaque jeune nous coûte environ 5500€ par mois, j’aimerais bien gagner autant
Merci a CNews pour cette info diffusée ce soir. Ou sont les fanfaronnades et ronds de godasses de la Vice Presidente du Conseil ? Mme Annie Corne si hystérique lorsqu’il s’agit des fonds publics ? Qu’elle gere férocement dans l’intérêt général un rôle si valorisant ! Il ne lui reste que ça et peu de temps. Les pauvres de France ces gens là comme elle aime a le perorer, a eux, on peut tout retirer. Et là vous verrez qu’elle raser les murs.
C’est tellement simple et hypocrite de confier une dépense à un autre quand on veut réduire un déficit. Attendons que l’Etat condamne les départements régions et communes pour leur gestion désastreuse . C’est fou de comprendre combien mentir fait partie des obligations de nos ministres et followers qui s’y croient .
Le » systême » de prise en compte des mineurs isolés étrangers, que l’on nous oblige à respecter, devrait être supprimé; il a été totalement dévoyé au détriment des mineurs isolés français. Chacun sait que la plupart ne sont pas mineurs, et ceux qui le sont, ne sont pas isolés, ils ont une famille qui les a envoyés en Europe. C’est un véritable traquenard illégal qu’il est temps de faire cesser, la France est ruinée et nous continuons a être irresponsablement généreux avec ceux que nous n’avons pas invités à venir.
A l’image de CENDRILLON, des étrangers prennent possession de ta maison la France, et les français sont condamnés à les entretenir avec leurs impôts exorbitants.