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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV
À peine sortis dans les rues de Santorin sans leur chaperon, ils ont littéralement massacré, à coups de poing, puis de pied, un touriste espagnol.
Tout est symbolique de notre société déliquescente dans cette pitoyable histoire.
Et si, dans le cœur assez abject des activistes en peau de lapin, ne brûlait que rien d'autre que la haine de ce qui, sans être forcément bourgeois, est élégant ?
Qui a entendu parler de cette dégradation? Si on avait trouvé une tranche de jambon devant une mosquée, BFM TV aurait fait une édition spéciale. Là, rien, à part un entrefilet dans la presse régionale.
Et si la leçon de Mgr Saliège n'était pas tant celle de la défense de l'humanité que celle de la nécessité de se mobiliser face à la trahison des élites ?
Aurelio de Laurentiis, dirigeant du Napoli (situé à Naples, on s'en doute), vient-il de déclarer que, pour cette raison, il n'embaucherait plus de joueurs africains, à moins que ceux-ci ne renoncent à jouer la CAN en parallèle de leur contrat.
Selon Amnesty, l'Ukraine met en danger sa propre population civile en installant des emprises militaires au sein des zones habitées. Ça alors !
Comme dans le sketch du canard, plus les moyens sont élaborés ou disproportionnés, moins ça marche.
On rirait de cette offensive ringarde de la gauche des campagnes rouges, qui rappelle un peu l'affaire de Lagrasse, si ce n'était pas la énième manifestation du cadavre des boomers dépassés par les événements
La gauche, par essence, est le parti du contraire, du renversement : incapable d'inventer un contre-modèle, elle crée des anti-modèles.
Tibo InShape aime le sport et son pays, et c'est déjà un motif d'exécution capitale pour ceux du camp d'en face.
Macron aura eu tort, depuis 2017, sur à peu près tout, de l'OTAN aux banlieues en passant par la repentance coloniale ou le mépris de classe. Le Mali n'échappe pas à la règle. 
Condamné en octobre 2021 à 8 mois de prison et 5 ans d'interdiction du territoire français, il est, vous vous en doutez, toujours là.
Pourquoi est-ce normal de vouloir protéger sa terre, la terre de ses ancêtres, et de s'attacher à la transmission quand on est un Africain en Afrique ? Pourquoi est-ce soudain fasciste, nauséabond et rétrograde quand on est un Français en France ?
Peut-être, également, est-il facile (et très légèrement méprisable) de souhaiter la mort des enfants des autres, pour une cause qui n'est pas liée aux intérêts vitaux de la France, quand on n'en a pas soi-même et qu'un océan vous sépare du continent européen ?
L'ultra-droite est un tel danger qu'on est obligé de lui consacrer un reportage par trimestre sur le service public, sans quoi on l'oublie. L'islamisme, lui, n'a pas besoin de reportage.
Tremble, Daech ! Nous vaincrons ta haine avec nos cérémonies neuneus façon IIIe République ; nous repousserons ton intolérance avec nos kirs, nos gobelets en plastique et nos bols de Monster Munch !
La Cour des comptes décidément bien tristounets face à cette belle manifestation festive et solidaire dont le retentissement sera mondial pointe quelques faiblesses.
Le vrai respect du peuple, c'est de s'habiller correctement pour parler en son nom.
L'en même temps, c'est le rien. C'est l'ambiguïté insaisissable. Oui et non. Couci-couça.
Il est huit heures du matin. Le conducteur invite les voyageurs à débarquer en sautant sur les voies. A la queue leu leu, dans le noir absolu, les passagers sautent, valise à la main, puis courent comme dans un film catastrophe, par peur d'être percutés.
Entre un McDo et un magasin de bricolage, sur un rond-point décoré d'une sculpture laide, on peut perdre la vie pour un regard, une cigarette, une voiture...
À quoi Macron a-t-il servi, une fois de plus ? En quoi s'est-il attaché à corriger les discours réducteurs, en quoi a-t-il été particulièrement « offensif » sur la question de l'antisémitisme ?
Il n'a pu contenir un laid rictus d'autosatisfaction : ça y est, on en parle. Et puis, tout de suite, évidemment, une fausse humilité, tellement surfaite, surjouée, pénible.
Après avoir moqué les troupes à pied dans un style gaucho-ringard qui tient de l'antimilitarisme neuneu des années 70, le journaliste part en vrille.
Il y a onze ans, cinq familles comprenaient, mieux que personne, la terrible force du lien qui nous relie aux armées.

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Gabrielle Cluzel

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