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Georges Michel
Journaliste, éditorialiste à BV, colonel (ER)
Nous avions le très surréaliste « Ceci n’est pas une pipe », de René Magritte, le post-réaliste « Je ne suis pas un homme, monsieur » d’Arnaud Gauthier-Fawas. Nous avons désormais le « Ce n’est pas un raté », d’Olivier Véran.
Et puis, elle a la science pour elle, Anne Hidalgo. Autre chose que le café du commerce, fermé jusqu’à nouvel ordre.
Plus c’est gros, plus ça passe. Pour longtemps encore ?
Soit les gens sont trop bêtes pour comprendre le message. Soit on n'est pas capable de faire passer le message. Le débat est ouvert.
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Toute la question, maintenant, est de savoir quand commence la fin du mois de mai ?
Au final, vous verrez, ce sera ni la faute à Rousseau ni celle à Voltaire, encore moins celle du gouvernement, s’il faut reconfiner.
Quoi de mieux qu’une école primaire pour faire de la pédagogie ?
Ainsi, jamais, depuis 1961, lorsque le général de Gaulle mit en application l’article 16 de la Constitution, après le putsch des généraux, notre pays n’a connu de telles restrictions de libertés...
Une racaille crache sur Zemmour dans la rue.
Rien n’interdit une tournée des grands ducs de 500 kilomètres, dans la limite des 100 kilomètres de chez soi...
Dans ce cher et vieux pays, le curé et le bistroquet feront sans doute partie de la dernière charrette à bénéficier de la levée d’écrou post-confinement.
C'est officiel : on sait, désormais, qu’en France, ou tout du moins en Normandie, le pays des hommes du Nord, il existe des « quartiers à forte concentration de population suivant le ramadan ».
On a bien dit qu’il n’y avait rien au-dessus des lois de la République, il est donc logique que la pratique religieuse soit considérée, au mieux, comme une activité sociale secondaire...
D’ailleurs, l’ordre règne. La preuve ? Il y a deux semaines, on avait franchi le demi-million de procès-verbaux pour non-respect du confinement.
Faut-il donc que la France s'habitue à vivre en préparant la guerre d'avant ?
Et le 21 avril, à 9 heures du matin, Marie-Antoinette quittait Vienne. Elle ne reverra jamais sa mère et sa patrie.
Figer la France, du jour au lendemain, dans une vaste assignation à résidence était à la portée de n’importe quel État disposant d’un Code pénal et de forces de police à tous - ou presque… - les coins de rue.
On l’aura compris, la gestion de l’après-crise, c’est aussi déblayer le terrain pour qu’Emmanuel Macron en sorte sans séquelles, avec ou sans masque.
Et maintenant, voici que le ministre de la Culture, confiné jusqu’alors dans un silence de bon aloi, entre en scène.
Alors, paraît-il, en ces temps de confinement, ça balance pas mal, comme chantait la regrettée France Gall.
Une longue demi-heure de discours et pas un mot, pas une seconde sur les élections municipales, grand fiasco démocratique de ce quinquennat, il faut bien l’avouer.
Nous ne sommes peut-être pas à la moitié du tunnel que, déjà, on promet, non pas des lendemains qui chantent, mais du sang et des larmes.
Entre-temps, les plus vieux seront morts d’isolement. Avec l’Union européenne, on meurt guéri.
C’est vrai que, dans son rôle de croque-mort en chef, il serait parfait, le bon docteur Salomon.
Mais au fond, courir la nuit, c’est une riche idée, quand on y réfléchit un peu. Paraît-il, la délinquance a baissé depuis le début du confinement.
Au-delà de la com’, évidemment, les Français attendent des résultats. Vite.
M. Lannelongue parle de « licenciement politique ». Mais tout est politique, mon bon monsieur !

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