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Philippe Kerlouan
Chroniqueur à BV, écrivain, professeur en retraite
Les enseignants seront-ils contraints, pour ne pas se mettre en danger, de céder au chantage ?
À l'entendre, depuis qu'il est Place Beauvau, tout s'accélère. Pas très gentil pour ses prédécesseurs, qui devaient être de gros paresseux.
Jean-Luc Mélenchon bée d'admiration !
Il faut condamner les propos et la politique d'Erdoğan, mais il faut aussi condamner l'électoralisme de Macron.
Rien ne permet de dire que les familles musulmanes qui confient leurs enfants à des structures externes, noyautées par des islamistes, ne continueraient pas de le faire même si l'offre publique s'élargissait.
Emmanuel Macron, en voulant supprimer l'école à la maison, suit cette pente liberticide, l'affublant d'oripeaux apparemment respectables, pour mettre davantage la mainmise sur l'éducation.
Parmi tous les prétendants à l'Élysée, le plus sage ne sera-t-il pas, non celui qui se croit irremplaçable, mais celui qui tend la main à ses concurrents pour contribuer à la victoire ?
Prendre en exemple de réussite de l'intégration Léon Gambetta, Marie Curie ou Félix Éboué n'a pas de sens.
L'appel du maire de Lampedusa, tout symbolique qu'il est, est un coup de semonce qu'il serait bon d'entendre.
Qui peut attendre de notre Président autre chose que des paroles ambiguës, où chacun pourra trouver du grain à moudre pour se donner bonne conscience ?
Au ministre le costume-cravate, le langage mesuré ; à l'avocat la tenue débraillée ou le propos transgressif.
Théoriquement marqué à droite, Christophe Kerrero est un esprit souple, qui ne s'embarrasse guère des clivages politiques, adepte du « en même temps » cher à Emmanuel Macron.
On peut se demander si Benjamin Stora est le mieux placé pour conduire cette mission de réconciliation.
Le vivier des ministrables est si pauvre, dans la majorité, qu'on est obligé d'aller chercher une personnalité qui a sans doute des qualités, mais qu'on n'imagine pas a priori comme le « premier flic de France ».
La victoire des écologistes est donc celle d'une bourgeoisie aisée qui trouve dans l'écologie et l'idéologie de gauche des motifs de se donner bonne conscience.
C'est bien connu, les personnalités hors du commun sont aptes à occuper deux emplois à plein temps !
Notre Président sera-t-il sensible aux avances de Manuel Valls ?
On en vient à se demander s'il ne vaut pas mieux, en France, se livrer à la violence, dans certains quartiers de banlieue, que de contester légitimement l'impéritie du pouvoir dans la crise sanitaire.
Un autre paramètre, qui pourrait avoir son importance ? Emmanuel Macron a tout intérêt à ce qu'Édouard Philippe, soit élu au Havre rapidement, pour s'en débarrasser en douceur…
Un spectacle insolite et un beau pied de nez au gouvernement, qui a interdit les cérémonies religieuses.
Pourquoi les fans de Souleymane Traoré ou les gens du voyage ont-ils droit à ce traitement d'exception ? Seraient-ils des privilégiés ?
On peut reprocher beaucoup de choses à Jean-Michel Blanquer, d'avoir perdu, en cours de route, une partie de ses bonnes intentions et de s'être macronisé. Mais pas d'avoir voulu faire un peu le ménage !
Si ça s'est mal passé, c'est, bien sûr, à cause des forces de l'ordre...
On se demande, cependant, pourquoi il leur a fallu trois ans pour ne plus supporter une servitude qui s'exerçait dès les origines.
Faute d'être grand par sa politique, Macron se fait grand par procuration.
Difficile de savoir qui est le plus responsable, de l'administration ou de nos gouvernants. Mais quelle est la légitimité de politiques qui ne savent ni anticiper les besoins ni vérifier ce que fait leur administration ?
Nicolas Hulot, à défaut de crédibilité, a au moins le mérite d'être constant.

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