Philippe Kerlouan
Chroniqueur à BV, écrivain, professeur en retraite
La crise du coronavirus pourrait être l'occasion de révolutionner l'enseignement : pour le meilleur ou pour le pire ?
Le résultat est là : en février 2020, plus de réserves !
Tout se passe comme si nos gouvernants cherchaient à culpabiliser les Français pour mieux dissimuler leurs propres erreurs.
C'est la faute de leurs prédécesseurs ! C'est la faute des Français indisciplinés ! C'est la faute des voleurs de masques !
Puisque nos dirigeants prétendent accorder tant d'importance à la culture, ne pourraient-ils pas demander aux chaînes de télévision de présenter aux téléspectateurs, dans la journée, des films ou des pièces de théâtre adaptés aux différents âges ?
Au train où vont les choses, nos enfants auront bientôt plus de chances d'être bien instruits à l'étranger
Il faut dire que chaque jour qui passe montre que, par imprévoyance, impéritie ou calcul machiavélique, ils semblent se complaire dans une improvisation permanente.
Les conditions dans lesquelles il a décidé de maintenir les élections municipales ne laissent pas d'intriguer aussi.
Chacun jugera si Jean-Michel Blanquer joue un jeu politicien ou s'il exprime tout haut ses convictions profondes.
Faut-il donc s'attendre, en France, à son extension à grande échelle ?
Personne n'est obligé d'aller voir les films de Woody Allen ni de lire ses mémoires, mais il est honteux de vouloir les interdire.
Le chef de l'État bouleverse son agenda pour « se consacrer sur la gestion de la crise » du coronavirus : il va, enfin, faire l'unanimité autour de sa personne !
Interrogé, à la fin de l'entretien, sur l'attribution du César du meilleur réalisateur à Roman Polanski, Jean-Michel Blanquer a osé prendre une position en rupture avec la bien-pensance et recadrer, au passage, Frank Riester.
Gardons-nous des titres accrocheurs, qui jouent sur l'émotion et déforment la réalité.
Édouard Philippe veut amadouer les syndicats « réformistes » – dont il n'est pas certain que les adhérents ou les sympathisants approuvent les positions prises par leurs dirigeants.
À vouloir courir plusieurs lièvres à la fois, notre ancien Premier ministre risque de rentrer bredouille et de se retrouver Gros-Jean comme devant !
Ainsi passe la gloire d'un vieil éléphant socialiste.
Sous prétexte de souligner l'innocence des enfants, on fait preuve d'une coupable indulgence à l'égard des fanatiques partis combattre au Proche-Orient.
Emmanuel Macron l'a décidé : il faut donc obtempérer.
Plutôt que de pérenniser des cours qui entretiennent les liens avec les pays d'origine, un dirigeant responsable, qui voudrait assimiler des populations issues de l'immigration, ne ferait-il pas mieux de mettre des moyens pour leur apprendre la langue française ?
Élargir l'enseignement de l'arabe, dans la conjoncture actuelle, apparaîtrait, à juste titre, comme un encouragement donné au communautarisme musulman.
Le « grand oral », malgré sa dénomination pompeuse, risque fort de ne pas être à la hauteur de ses ambitions et de tourner, sauf exception, à la récitation, plus ou moins habile, de lieux communs.
Refuser la sélection, c'est sanctionner les étudiants d'origine modeste qui n'ont que leur talent à faire valoir.
Elle ne vise pas le Coran mais la Bible, pas l'islamisme mais le christianisme.
Libération préfère inculquer aux enfants une image négative de la France et de notre civilisation.
Ce ne sont pas quelques radiations qui éteindront ce foyer de radicalisation.
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