Budget 2026 : Nicolas travaillera deux jours fériés… et financera l’immigration

Les économies sur l'immigration ? La politique de la ville ? L'UE ? Les folies vertes ? Pffuit, sous le tapis !
Capture d'écran © BFMTV
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À ceux qui en doutaient encore, François Bayrou a bien montré et démontré, cet après-midi du 15 juillet, qu’il appartenait au système. Un système à bout de souffle, collé au mur des déficits et des naufrages accumulés depuis quarante ans, patiemment, avec une application admirable, par la longue cohorte de ceux qui ont tenu le gouvernail du navire France. Durant tout le discours du Premier ministre, on a attendu un mot, un seul. Un mot pour les maux des Français, ceux qu’ils dénoncent en masse : le mot immigration. En vain, ce mot n’est pas venu.

Le navire France prend aujourd’hui l’eau de toutes parts et François Bayrou a le maigre mérite d’avoir constaté les voies d’eau, avec des trémolos dans la voix. On a entendu, dès l’ouverture, « ces moments dans l’histoire des peuples où ils ont rendez-vous avec eux-mêmes » : on était en droit d’attendre de grandes idées. On a eu l’inventaire complet des grattouillages de budgets dans la grande tradition des syndicats de faillite qui ont plombé la France de 3.300 milliards de dette. « Voilà cinquante ans que notre pays n’a pas présenté un budget à l’équilibre, a lancé Bayrou. On s’est habitués. ». Non, tous les Français ne se sont pas habitués. Ceux qui aiment leur pays ne s’habituent pas au spectacle de la gabegie qui les détruit. Le Premier ministre dresse le spectre de la faillite, évoque l’Espagne, le Canada, la Suède, la Grèce. « C’est exactement ce que nous ne voulons pas », assure-t-il. Vraiment ?

5 milliards d'économies sociales sur... 849 milliards

Il le constate, François Bayrou : nous sommes le pays au monde qui engage le plus de dépenses publiques. Si elles faisaient le bonheur, « nous serions le pays le plus prospère de la planète ». Nous sommes, au contraire, « le pays le plus pessimiste au monde ».

Pour en sortir, il propose un « retour à l’équilibre sur quatre ans », mais l’équilibre, c’est 2,8 % de déficit, contre… 5,8 % en 2024. Commence, alors, la longue liste des saupoudrages, des mesures de bon sens urgentissimes que la Macronie a été incapable de mettre en place en huit ans de pouvoir. Restez assis : l’État et ses 5,8 millions d’agents vont faire l’économie de… 3.000 postes en 2026 ! Et ne remplacera pas un fonctionnaire sur trois. Dans l’incroyable gabegie des agences d’État, où grenouillent et s’engraissent des milliers d’inutiles aux bras demi-longs, Bayrou veut gratter 1.000 emplois. On économisera 5 milliards sur les dépenses sociales (qui pèsent 849 milliards en 2023), car « nous consommons deux fois plus d’antibiotiques que les Allemands ». Bon… On apprend que les hôpitaux jettent leurs produits périmés au lieu de les refiler à un autre hôpital avant péremption. Chaque plan d’économie permet ainsi de découvrir l’ampleur de la gabegie : c'est leur principale utilité.

Les retraités subiront une année sans augmentation des retraites, bloquées comme les traitements des fonctionnaires. Le pouvoir d'achat de Nicolas prend un coup de canif. On va lutter contre la fraude fiscale et sociale… Les petits chéris des cités ne seront pas inquiétés, le gouffre de la politique de la ville n'est pas au programme. Les hauts revenus seront incités encore davantage à filer à l’étranger pour échapper au fisc le plus confiscatoire de l’OCDE, une drôle d’incitation à « produire plus ». On retrouve les objectifs éternellement répétés et jamais tenus : la simplification, par exemple. On peut compter sur le ministre Pannier-Runacher et ses normes omniprésentes et toujours renforcées ou renouvelées, présent au premier rang pour torpiller cette ambition. Bayrou plaide pour le nucléaire, saccagé consciencieusement par Macron avant qu’il ne réalise son erreur. Quant aux entreprises, le Béarnais s’attaque aux retards de paiement qui exaspèrent notamment les PME, mais il ne dit pas que l’État est... le plus mauvais payeur de France. Rien n'est dit ni prévu en ce sens. « Moins de subventions contre plus de liberté », dit Bayrou. Chiche ?

La veille du 14 Juillet, Macron parlait de patriotisme, on sentait bien que cela sonnait faux. Tellement faux que Bayrou n’a pas repris le terme. Le Premier ministre invite à « acheter européen » en proposant « l’introduction d’une véritable préférence européenne ». « La France s’est reprise chaque fois pour résister à la force brutale. » Mais quelle « force brutale » ? Celle de la réalité ?

L'immigration ? Absente. Ce n'est pas un sujet....

Il y a surtout, dans cette liste à la Prévert, quelques absents de marque. La patrie, la terre des pères, la nation, l’identité de la France, son prestige, sa survie : tout cela est aux abonnés absents. Absent, aussi, ce qui préoccupe le plus les Français - l’enjeu sécuritaire - et sa cause directe et indirecte - l’immigration explosive. Il y avait pourtant là de quoi gamberger. Bayrou cherche 44 milliards d’euros. Dans un entretien à Boulevard Voltaire, le patron de l’Observatoire de l’immigration Nicolas Pouvreau-Monti évalue le coût de l’immigration, sur la base du faible taux d’emploi de nos immigrés, à 100 milliards d’euros, sans compter les 47 milliards d’euros que la même immigration fait peser sur nos comptes sociaux… Pas un mot de Bayrou. Ce n’est apparemment pas un sujet. L'AME ? Les dizaines de milliards d'euros dispersés dans une politique de la ville, injuste pour le reste du territoire et parfaitement inutile sinon nocive ? Oups ! sous le tapis. Les 10 milliards versés par la France à l’Union européenne qui l'étouffe et la prive de sa souveraineté ? Silence. Le gouffre des énergies intermittentes ? Absent du débat. La folie pure des politiques vertes qui bloquent l’agriculture, l’industrie ou le marché immobilier ? Pffuit, disparue ! L’incroyable gabegie de l’administration et des hôpitaux ? Pas un mot. Le coût (4 milliards d’euros annuels) de l’audiovisuel public ? Pas vu, pas pris.

Le Premier ministre peut participer au championnat du monde de l’autruche la moins lucide à l’approche du danger. « Champion mon frère », comme dit le président de la République.

Avec de telles impasses, comment demander des efforts au peuple le plus taxé au monde ? Comment demander à Nicolas de se saigner encore davantage et d’apporter sur un plateau deux jours fériés, le lundi de Pâques, lié à une importante fête religieuse traditionnelle, et le 8 Mai, date de la victoire de 1945. Une victoire chèrement acquise par le sang de 567.000 morts pour la France, militaires et civils confondus. Il manque à ce plan Macron-compatible, mondialiste et européiste en diable, le souci de la France et des Français. Un plan qui sera soumis à l'Assemblée. Marine Le Pen a déjà prévenu : « Si François Bayrou ne revoit pas sa copie, nous le censurerons. »

Article modifié ce 16 juillet : Bayrou a bien mentionné la lutte contre la fraude sociale.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 17/07/2025 à 11:27.
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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

312 commentaires

  1. Excellente analyse. Tout est dit. Il ne fallait rien attendre de ce gvt macroniste mondialiste, c’est donc fait. La spoliation des francais continue. Les retraités continuent d’être une des vaches à lait des politiques. Dans l’esprit de la caste ,il s’agit des fameux inutiles qui coûtent à la société de production mais ne rapportent plus rien. Pire même ils peuvent être malades, ils possèdent un patrimoine supérieur à un jeune qui débutent dans la vie, quelle hérésie et quel scandale n’est ce pas. Un exemple parmi d’autres mais il y en a tant. Parceque effectivement on ne touche pas aux lignes rouges de la caste européiste: l’immigration qui a pour finalité de détruire l’économie et la société, les délires climatiques qui ont pour finalité d’enrichir la finance internationale apatride, la fausse menace russe qui a pour finalité d’enrichir le lobby militaro industriel, les milliards des associations qui ont pour objet de continuer à enrichir des parasites et des wokistes. Quel tri impératif dans ces derniers cas. J’en passe bien sur. C’est révoltant bien sur. La planche du salut est savonnée par beaucoup de respoNsables de tous bords. Corruption, idéologie, couardise, déni, malhonnêteté, bêtise, etc…

  2. Pressurer ceux qui travaillent ou ont travaillé toute leur vie parfois bien au delà de 40 années, on coupe sans distinction dans leur revenus ou leurs dépenses de santé mais on continue à assister à des dépenses incompréhensibles pour les étrangers : retraite sans avoir jamais travaillé pour certains, santé gratuite pour d’autres, logement offert pour des indésirables, tous frais payés pour les mineurs non accompagnés… et conservation de nos braves OQTF donc on comprend volontiers pourquoi leur pays d’origine n’en veut plus. La France est devenue une poubelle percée.

  3. On le savait que le « quoi qu’il en coûte » retomberait sur la couenne des Français actifs et retraités. Tant que l’on vivra sur un système à la « soviétique », on dépensera de l’argent qu’on n’a pas. Il y a tant de dépenses inutiles, de privilèges, etc…qu’on appauvrit tout le monde « en même temps », sans compter le nombre de personnes qui ne travaillent pas et reçoivent de l’argent sans contrepartie.

  4. Les responsables de notre décadence ? tous ceux qui ont gouverné depuis cinquante ans. DEHORS ces incapables ! Mais aux prochaines élections combien d’électeurs vont les réélire …deux sur trois!

  5. C’est un véritable scandale. Et quand je vois les français qui se disent prêts aux sacrifices, ne se rendent-ils pas compte qu’en fait on ne fera que financer un peu l’arrivée massive de migrants puisque nous allons récupérer ceux de l’Angleterre et les gens de la Palestine, sans compter les autres. Ces économies partiront en fumée plus vite qu’elles ne seront rentrées dans les caisses de l’état. On peut compter aussi sur les largesse de M. pour distribuer au monde entier quelques milliards. On aurait pu s’attaquer aux soins gratuits des gens du monde entier qui nous coûte plusieurs milliards de dépense par an, à l’AME etc.. il y en a des pistes à suivre sans mettre les français un peu plus sur la paille. Je ne parle pas d’eux qui ne sont pas prêts à faire la moindre économie sur leurs salaires, ils pourraient montrer le bon exemple.

  6. La principale solution pour remédier au déficit de type Titanic, c’est à dire suicidaire tout en osant espérer que l’on ne risque que la gloire en fonçant sur les rochers, est double : d’abord mettre fin à la concurrence mondialiste honteusement déloyale et remettre la France et les Français au travail en la ré-industrialisant en urgence absolue en contrôlant sérieusement les frontières. Et en même temps comme dit l’autre, gérer fermement l’immigration africaine qui n’est là principalement que pour se servir dans la caisse que les Français avaient su construire et remplir.

  7. Sans les économies drastiques indispensables il n’est pas possible d’envisager la moindre réforme. Que nos élus donnent l’exemple, la pleïade de valets à leur service les hôpitaux spéciaux dédiés à leur seul usage au Sénat comme au Parlement les chauffeurs voitures gardes du corps secrétaires mis à leur disposition dès leur retraite et toutes les les fabuleuses dépenses de l’Elysée les abus sont légion et méritent un ajustement. La république est généreuse et les abus sont partout dans les diverses associations soutenues par l’Etat comme avec les prestations aux nouveaux arrivants , modifier l’AME en Aide mutuelle d’Urgence s’impose car il est anormal de mieux soutenir un nouvel arrivant qu’un Français en difficultè.
    Il y a du boulot avant de supprimer deux jours fériés qui ne rapportent pas grand chose..

  8. On continue ouvertement à nous prendre encore et toujours pour des nigauds. STOP. Cà suffit! On en a marre de payer pour les autres.

    • Tassergal
      C’est bien ce que j’ai dit plus haut…
      Nicolas a voté deux fois pour Macron…
      Macron le remercie.
      Nicolas votera pour Macron en 2032..
      Macron le remerciera encore
      Alors , que Nicolas arrête de chouiner…
      Nicolas, mouche ton nez et dit merci à monsieur Macron.

  9. Nicolas doit bien se rendre compte que ce qui lui arrive est dû au fait qu’il a voté pour “faire barrage” et que c’est lui qui a laissé le pouvoir à ces guignols.
    Il faut censurer, censurer encore, jusqu’à ce que ce système absurde s’effondre enfin.

    • Ben, rien komdab. Ah si ! Il aura la paie de ministre, il aura la retraite de ministre, il aura tous les privilèges de ministre… mais il ne sera pas (vraiment) ministre puisqu’il fera ce « qu’on » lui dit de faire.

  10. Toute décision à l’envers de ce qu’il faut faire! plus on crée des impôts, et moins celà marche…on en fait l’expérience depuis plus de 50 ans, mais on s’entête…pourquoi?? (il doit y avoir un but non avoué derrière tout ça, avec une immigration non contrôlée « voulue » de plus en plus importante, les derniers: palestiniens devenant Français pour qui le souhaite avec sans aucun doute un bon pourcentage de terroristes ?.. avec des conséquences désastreuses à venir sans parler dun coût financier insupportable…) il faut « enfermer » tous ces politiques qui nous gouvernent de manière qu’ils ne nuisent plus au pays! et ne pas oublier le responsable « en chef »: E.Macron! Par 2 fois, « Nicolas » a voté Macron…j’espère qu’il s’en rappellera aux prochaines élections!

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