[CHRONIQUE] Vacances politiques : le calme avant la tempête budgétaire
La France s’achemine vers la période de léthargie politique estivale. Emmanuel Macron a tenté un dernier coup d’éclat pour faire parler de lui avec la reconnaissance d’un État palestinien. Posture qui ne règle absolument rien sur le terrain des combats et est plutôt un encouragement aux terroristes du Hamas. Il eût été efficace s’il avait convaincu l’organisation terroriste de libérer tous les otages, ce qui aurait mis fin aux combats et au drame humain de Gaza. Mais ainsi va la politique-spectacle.
Peut-il sortir quelque chose de bon de la trêve estivale ?
Probablement rien car personne, dans la nomenklatura politique et administrative, ne semble avoir pris la mesure de l’impasse dans laquelle se trouve la France. Et pour cause, car cette prise de conscience reviendrait à reconnaître son écrasante responsabilité dans la situation présente. En effet, de la situation budgétaire à l’effondrement de l’État régalien en passant par le délire administratif et fiscal, tout n’est que le résultat de choix erronés et de lâchetés politiques depuis une cinquantaine d’années. Rien n’est le fruit du hasard mais celui de décisions politiques. Mieux vaut, dès lors, se réfugier dans le déni, conscient ou inconscient, et appeler à nouveau les Français à des efforts. Comprendre : de nouveaux impôts.
Poids des dépenses publiques : le projet Bayrou ne règle rien
Finalement, le gouvernement reste à la surface des choses et les mesures proposées ne sont que des mesurettes. Les économies budgétaires annoncées (43,8 milliards d’euros) ne représentent que 2,6 % de la dépense publique annuelle ! La suppression de 3.000 postes dans la fonction publique ne représente qu’à peine 0,5 % des effectifs dans un pays sur-administré. Selon une étude de l’iFRAP (juin 2025), fondée sur les chiffres disponibles de l’OCDE, en 2021, la France comptaient 5,65 millions d’emplois publics, contre 4,34 millions pour l’Allemagne, soit 30 % de plus, alors que la population administrée est 18,5 % plus faible (83,3 millions d’habitants pour l’Allemagne, 67,84 pour la France). Si la France était alignée sur l’Allemagne, elle aurait 1,79 million d’emplois publics en moins, et sur la moyenne de l’UE, 1,41. Or, cette intempérance n’est pas due qu’à l’État, les collectivités locales y contribuent de façon notable. De 1997 à 2023, la fonction publique de l’État a augmenté de 7 %, la fonction publique territoriale de 46 % et la fonction publique hospitalière de 39 %. Voilà qui met à mal les roucoulades du président du Sénat sur la bonne gestion des collectivités locales par rapport à la mauvaise gestion de l’État. Il faut bien flatter ses électeurs !
Nous nous trouvons face à un cycle infernal : le bureaucrate crée de la norme, depuis Bruxelles jusqu’à la communauté de communes, et la norme génère le bureaucrate pour la mettre en œuvre. Au début du siècle précédent, Léon Daudet posait la question : « Que cherche un élu ? À se faire réélire. » Certes, mais, pour cela, il croit nécessaire de créer de nouveaux « services » que personne ne demande, de distribuer de l’argent public pour se créer une clientèle et pour montrer qu’il fait quelque chose, de s’entourer de collaborateurs nombreux pour démontrer son importance. L’idée de simplement gérer au mieux et de privilégier l’investissement par rapport au fonctionnement ne semble plus l’effleurer. Saint-Just notait déjà : « Tout homme en place ne fait rien par lui-même et prend des agents secondaires. Le premier agent secondaire a les siens et la République est en proie à vingt mille sots qui la corrompent et la saignent. »
Cette attitude conduit à assommer les Français de normes et d’impôts, à décourager l’initiative et la création de richesses, à substituer les minimas sociaux au fruit du travail, à ruiner l’État régalien au profit de l’État bureaucratique. Cet état d’esprit et cette façon d’agir reposent sur une inversion des valeurs radicales qui consiste à croire que la nation est au service de l’État et le peuple au service de l’administration, alors que c’est précisément l’inverse.
Il faut un électrochoc politique
C’est donc à un renversement total des pratiques politiques et administratives qu’il faut appeler. Ce changement ne peut se faire que par un changement du personnel politique et du système qui le génère. Une nouvelle dissolution ne changerait sans doute rien à l’équilibre de forces politiques qui ne sont plus, pour nombre d’entre elles, en prise avec la nation. Seule une démission du président de la République pourrait peut-être créer le choc nécessaire. Devant le blocage politique actuel, elle serait dans la logique des institutions. Encore faudrait-il que le chef de l’État ait conscience de l’intérêt supérieur de la France.
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43 commentaires
Tout ce qu’il se passe, tout ce qui arrive et qui arrivera encore, au moins à court terme, est logique car nous vivons depuis une quarante d’années sous l’emprise d’un régime socialo-communiste. Observez par exemple l’épure du prochain budget de la Sécurité sociale, mais cela est vrai également du budget général, ne s’agit il pas encore une fois d’un emplâtre sur une jambe de bois ? Il faut un esprit dénué de bon sens, ou pour le dire autrement imprégné de facilité imbécile pour sanctionner encore les entreprises par le biais des jours de carence, ou le particulier par l’entremise des boites de médicaments, alors même que l’AME est sanctuarisée. Je ne crois pas à l’hypothèse d’un électrochoc politique, et à supposer qu’un nouveau pouvoir, prenne à corps les problèmes du pays, je doute du résultat tant son action sera entravée par les mêmes qui aujourd’hui se complaisent dans la chienlit. L’argent est le nerf de la guerre et quoi qu’on en dise, le défaut de paiement nous guette. Un destin à la Grecque également.
Le comble, c’est que le contribuable entretient à vie, ceux qui s’acharnent à détruire notre France pour préserver leurs intérêts personnels. Comme c’est le cas des nababs dans certains pays d’Afrique, ou le peuple crève de faim et où la France envoie des milliards d’aide, aide qui contribuera à un peu plus de confort au bénéfice des nababs.
« Encore faudrait-il que le chef de l’État ait conscience de l’intérêt supérieur de la France. »
Un rien naïve, la conclusion. Le gandin a pourtant bien prouvé dans ses actes que de la France, il n’a rien à faire (ou à péter, pour être d’actualité…). Ce liquidateur aux ordres de Davos aurait plus sa place devant une Cour de Haute Justice qu’à celle de gloseur sur le troisième mandat!
Tout à fait d’accord avec vous , Jean-Marie .
Arrêter de rêver ! On le connaît, il ne démissionnera pas, il s’accroche comme une sangsue..il ne faut rien attendre de ce fou.
C’est aux français d’exiger sa destitution et qu’il soit jugé pour tout le mal qu’il a fait à la France . Ici c’est le peuple qui gouverne , si on applique la Constitution .
Toutes les conditions sont remplies pour son éviction !
Sauf que, s’ils sont tous d’accord pour qu’il parte, les LFI refusent de voter avec le RN, le RN ne veut pas mêler ses voix à celle des LR, les Socialistes ne veulent pas qu’on les confondent avec les Melenchonistes, les Communiste n’aiment plus les écolos, les Macronistes ne savent plus coment ils s’appelent… et le president continue à rigoler.
Presque l’article parfait. Presque l’identification de l’un , des deux grand principaux problèmes de La France, et la plus grande inégalité entre citoyens de la France. L’écrasante fonction publique, et sa folle puissance. Jusque là c’est parfait,dommage que vous oubliez de préciser qu’au sein de cette énormité, que dis-je de cette obésité administratrice, 200 personnes s’en dégagent, et décident de tout. Vraiment dommage. Le second problème majeur je n’en parle pas. Mais pour ce qui est du 1er, la solution préconisée… Monsieur Buffettaux par les élections , et le système mis en place actuellement, 80% des élus sont des fonctionnaires, toutes élections confondues. Régler le problème avec les gens qui sont le problème me paraît quelque peu impossible. Ce n’est absolument pas une histoire de droite ou de gauche. C’est le Peuple contre l’Etat. Ou plutôt l’Etat contre le Peuple. Ce n’est pas de l’anarchie, c’est simplement du bon sens. Mais malheureusement le bons sens ne s’apprend pas à l’école.
Une façon originale de voir les choses et qui ne manque pas d’intérêt !
Mais, monsieur, les gens qui sont en place, qui les y a mis ? : Des électeurs.
Le premier mandat de Macron : les Gilets Jaunes, le COVID, la pantalonade de l’affaire Benalla, l’affaire Mc Kinsey et le reste, ça ne leur a pas suffit, ils l’ont réélu. Il y a eu des gens pour élire un Melenchon, une Rousseau, un Delogu, une Soudais ou un Arnault fiché S… Alors, des élections pour régler le problème…
Monsieur le Président: Ayez de l’honneur et du panache : DEMISSIONNEZ..
Quel humour en parlant de l’honneur présidentiel, quant au panache il y a longtemps qu’il la étalé sur le sol pour que les Algériens et le Hamas s’essuient les babouches dessus…
Pour moi cet individu ne représente plus la France depuis sa première action d’allégeance à l’Algérie que les français authentique ignorent voir haïssent !
Ce sont des mots qu’il ne connait pas , ça se saurait à force
Seule sa démission serait salutaire et nécessaire à notre pays autant dégradé…
3000 fonctionnaire sur 6 million représente 0.05% et non pas 0.5%
Dans la droite ligne de son « illustre » prédécesseur, Mitterand, EM sait parfaitement ce qu’il fait.
1 – la dissolution lui a permis d’éliminer le peuple par l’intermédiaire de l’AN qu’il a voulu ingouvernable : de fait c’est le CC (donc ses affidés) qui défait les lois !
2 – la reconnaissance d’un état palestinien prépare le terrain pour qu’une majorité d’électeurs fasse barrage à la droite : LR, RN et consorts. Mélanchon aura un boulevard en 2027 : il lui est, d’ailleurs, redevable de ses deux élections à la Présidence.
3 – Machiavel n’est pas mort ! Par contre la France risque de l’être.
Après 44 ans d’idéologie gauchiste la facture va être présentée aux français. La gauche doit vite se trouver un coupable.
Votre article Monsieur, est impeccable, et tout aussi impeccable votre analyse de la situation du pays telle que l’y plonge un Macron, vissé à son siège, indifférent à ce qui l’entoure
Mais Macron n’a que faire de l’intérêt supérieur de la France. Seul l’intéresse son agenda personnel, européen.
Saint-Just notait déjà : « Tout homme en place ne fait rien par lui-même et prend des agents secondaires. Le premier agent secondaire a les siens et la République est en proie à vingt mille sots qui la corrompent et la saignent. »
Tant que nous ignorerons la démocratie il en sera ainsi. Et nous ne sommes pas prêts à reconnaitre son efficacité qui éviterait d’innombrables et inutiles palabres à l’assemblée nationale comme au sénat et autres officines.
Rien qu’appeler les Français à « des efforts » alors qu’ils en font depuis des décennies au point d’être les plus imposés du monde cependant que leur argent semble s’évaporer, est en soi scandaleux. Mais ils ne semblent même pas gênés par le terme.
le président a reçu l’ex n°2 d’alqaida autoproclamé président de la Syrie, maintenant il va reconnaitre le hamas comme état, étant donné que bayrou vit ces derniers instants à matignon, on peut penser que le leader du hamas sera nommé 1er ministre avec les appalaudissements de LFI, et que le drapeau palestinien cotoiera le drapeau frnaçais et le drapeau européen à l’Elysées, ce président se moque de l’avenir de la France, il ne connait pas la France, si quand elle le loge, le nourrit et le paie en argent de poche, le reste ne l’intéresse pas.
Pitié, ne lui soufflez pas les idées pour détruire ce qui reste de France, il suffit à la tâche!