[ÉDITO] L’Arcom crosse CNews pour ses analyses sur Crépol : la tentation chinoise
L’Arcom a donc encore sévi contre CNews, mais cette fois, le bâton va frapper un peu plus loin. La décision de l’Arcom n° 2026-91 du 25 février 2026, publiée au Journal officiel ce 4 mars 2026, « met en demeure » la chaîne. Une sanction grave dans l’échelle des peines du gendarme de l'audiovisuel.
L’Arcom revient sur le traitement du drame de Crépol : le 19 novembre 2023, un adolescent, Thomas Perotto, est tué à coups de couteau dans un bal de ce village de la Drôme. Sur le plateau de CNews, on fait état d’une expédition punitive dans le but de « tuer du Blanc ». Les invités évoquent les nombreux témoignages des personnes présentes sur place qui vont dans ce sens. Fureur de l’Arcom. « Il ressort de ces éléments que l'ensemble des émissions mentionnées ci-dessus ont très majoritairement relayé une seule interprétation des faits en cause, centrée sur la thèse d'un crime raciste », écrit l’instance, dans les motivations de sa décision.
L’Arcom évoque des propos « tenus à de nombreuses reprises au cours de l'ensemble de ces émissions, de manière catégorique et univoque, sans précaution suffisante dans la présentation des faits en cause, alors même qu'au moment de la diffusion des séquences litigieuses, l'information judiciaire était toujours en cours et que les faits n'étaient ainsi pas établis ». Enfin, « les propos litigieux tenus au cours des quinze émissions visées ci-dessus n'ont pas été tempérés ou modérés par les personnes présentes en plateau », conclut l’Arcom.
Informer, un métier interdit ?
De fait, la décision fait mention de l'article 3 de la délibération du 18 avril 2018 : « […] Lorsqu'une procédure judiciaire en cours est évoquée à l'antenne, l'éditeur doit veiller à ce que l'affaire soit traitée avec mesure, rigueur et honnêteté ; […] la présentation des différentes thèses en présence soit assurée, en veillant notamment à ce que les parties en cause ou les représentants soient mis en mesure de faire connaître leur point de vue. »
À ce sujet — Médias : le président de l’Arcom met gravement en garde contre « une forme d’esprit de censure »
Plusieurs réflexions s’imposent à ce stade. D’abord, l’article suscité interdit en pratique de commenter tout meurtre, tout viol, tout drame au moment où il survient. Comment parler d’un attentat, par exemple, avec « mesure, rigueur et honnêteté », en veillant que la présence des « différentes thèses en présence soit assurée » et que « les parties en cause ou les représentants soient mis en mesure de faire connaître leur point de vue » ? Comment évoquer un meurtre, un passage à tabac, un viol, une émeute, dans ces conditions ? Si elle est suivie à la lettre, cette recommandation interdit de fait l’exercice du métier d’informer qui impose, au-delà de la mention des faits, de parler du contexte, de rechercher les causes lointaines et immédiates, d’évoquer des hypothèses, de rapprocher des faits semblables. Rien de tout cela n’est donc possible : l’information judiciaire est en cours, les faits ne sont pas établis, nous dit l’Arcom, on s’en tient à la lecture des communiqués du parquet. Et tant pis si le retentissement d'un drame exige un peu plus d’attention et de soins.
Le journaliste a donc désormais mission d’attendre, avant d’analyser une information, la fin de l'information judiciaire et l’établissement définitif des faits par l’autorité judiciaire. Il faut ainsi le dire clairement : 1) le juge a le monopole définitif de la vérité, 2) le journalisme d’opinion n’existe plus, il est interdit de commenter ce qu’on voit, de tenter de donner un sens aux événements, 3) toute enquête parallèle à celle de la Justice est interdite. Sur ce principe, l’affaire Dreyfus se serait soldée par un simple communiqué du tribunal.
« Esprit de censure »
On entre dès lors dans une spirale liberticide folle. Car comment concilier ce nouveau couvercle judiciaire avec la liberté d’opinion dont se gargarise la France ? Que faire de la déclaration de Munich de 1971, véritable code déontologique de la profession, qui revendique « le libre accès aux sources d’information et le droit d’enquêter librement sur des aspects de la vie publique ».
Le grignotage sans fin des libertés fondamentales a-t-il une limite ? Le 24 février 2023, face aux étudiants de Sciences Po Paris, un homme qu’on ne peut soupçonner de dérives partisanes ultra s’en était inquiété ouvertement. Le président de l’Arcom Roch-Olivier Maistre, nommé en 2019 par Emmanuel Macron, ne parlait pas des tribunaux mais de l’esprit du temps. Avant de quitter ses fonctions, ce haut fonctionnaire avait prévenu les étudiants avec des mots graves. La « polarisation » favorisée par l’usage des réseaux sociaux, expliquait-il, « conduit à des expressions d’intolérance beaucoup plus grandes et plus fortes et, du coup, à une forme d’esprit de censure ». Il insistait : « La liberté d’expression, c’est ce qui heurte, ce qui choque. Si la liberté d’expression, c’est d’être uniquement dans le politiquement correct et de déverser tous le même robinet d’eau tiède, ça ne va pas. » Il mettait enfin en garde contre ce qu’il appelait « la tentation chinoise, forte sur les réseaux sociaux ». « Je ne connais aucune démocratie où l’autorité administrative contrôle le temps de parole des journalistes et des éditorialistes », concluait Roch-Olivier Maistre. On y vient... en France !
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94 commentaires
Marre de l’Arcom, il serait peut-être temps d’entrer en résistance !
Ils sont combien à ne travailler que sur CNews à l’Arcom ? Serait-ce une mission d’Etat qui ne dit pas son nom en vue de la Présidentielle ?
C’est un acharnement évident contre Cnews chaîne privée, indépendante qui relate la vraie information. L’arcom est aux ordres et c’est flagrant. Sommes nous encore en démocratie ou en macronie? Les journalistes de Cnews sont obligés de peser leurs mots et d’en retirer lorsque quelqu’un parle ouvertement. Nous en sommes à l’heure du » excusez nous de demander pardon et d’exister » . Vive la liberté d’expression, stop au baillonage.
Arrêtons l’imposture de l’ARCOM qui ne fait que cibler harceler Cnews!
Il faut dissoudre ce «ministère de la vérité » cet organisme de Censure de moins en moins déguisé qui frappe toujours dans le même sens.
Ne vous trompez pas, ils vont devenir de plus en plus violent, de plus en plus agressif, à mesure qu’on approche de 2027!
Ligoter la liberté d’expression et de la presse , voila où est le fascisme .
Affaire Crépon. Si CNexs doit être mis en demeure, alors Patrick Cohen ( C’est dans l’air aussi) car de la même manière, il a parlé de Crépon sans attendre le jugement. Et idem pour l’affaire Nahel.. mais la il faut regarder plutôt vers l’elysee , l’assemblée ( minute de silence) ou MBappé
Non Cnews abuse. Il faut vraiment envisager toutes les possibilités, ainsi n’est t’il pas interdit de penser que ce pauvre garçon a malencontreusement glissé sur le couteau que l’assassin tenait dans sa main. En fait il s’agit peut être d’un harakiri réalisé alors qu’un groupe de jeune de cités était de passage, nul ne peut vraiment savoir…
Donc être factuel devient suspect si les faits ne correspondent pas à la doxa arcomienne.
Il faut vraiment en finir avec ces gauchistes, un gros raz de marée, et rétablir la liberté en France. Supprimer l’arcom devient une priorité.
vous découvrez l’eau tiède, ou vous venez de lire « 1984 » ? noter que sur les installations d’eau chaude, depuis quelques temps, un mitigeur limite la température de l’eau, des fois qu’un couillon voudrait s’échauder, sait-on jamais …avec les jeunes actuels sans cervelle : des limitations, des barrières partout, les vaches seront bien gardées
Aucun problème, l’Arcom a de beaux jours devant elle.
Les veaux et les castors s’apprêtent à voter massivement à gauche aux prochaines municipales et Edouard Philippe, le socialiste est le chouchou dit « de droite » du Figaro pour la présidentielle. Le Figaro classe même à droite, le LFiste De Villepin.
Et nous ne sommes toujours que 2 dans la rue avec un drapeau français à la fenêtre. Les voisins ont la trouille ou désapprouvent.
Visiblement l’arcom ne « travaille « que sur cnews h24..pas le moindre » avertissement ,mise en garde ou amende pour une autre chaîne.. pourtant tmc avec » quotidien » et France tv avec « complément d’enquete » et les émissions avec P.cohen..devraient etre » sanctionnées depuis longtemps…les privilèges rouges et macronistes…
Il y a un organe de presse qui a tout les droits et pour cela est devenu une réference ,c’est Médiapart.
C’est l’accusateur en chef chargé de fournir du travail aux juges , y compris en prenant des libertés avec la réalité pour cela.
la maire de Roman sur Isère et le PV enterré et retrouvé qui parlait d’expédition punitive
Mais comment l’Arcom qui n’était pas à Crepol peut affirmer que l’on n’a pas le droit de rapporter des paroles qui ont été entendues par plusieurs personnes ? Et l’autorité judiciaire, elle y était aussi ?
Ah ils ont oublié de dire le mot présumé à chaque début de phrase. D’accord cher Arcom on saura pour la prochaine fois. La bise à Patrick Cohen !
ARCOM, cour des comptes, conseil d’état ou conseil constitutionnel… point commun ??? LA GAUCHE….
Les socialistes toujours dans les bons coups même à 5 pour cents dans mes sondages .
Au prochain gouvernement, tous ces petits potentats devront être révoqués
Une officine gauchiste créé par la gauche sous Mitterrand.
Rappelons qu’il existe une pétition officielle pour demander sa suppression sur le site de l’assemblée nationale. Sur le même principe du référendum de la loi Duplomb. Prétexte invoqué coûte excessif de l’arcom 50 millions d’euros par an .
L’ARCOM une officine gauchiste créé par la gauche sous Mitterrand ! ….. dites-vous ? cela lui ressemble tellement, et d’ailleurs le Général De gaulle disait de lui …. c’est une fripouille !
L’euthanasie de l’Arcom devient une nécessité aussi évidente qu’urgente !
En effet, de nécessité publique !
Tout à fait, et rapidement !