[ÉDITO] Un socialiste à Matignon ? Jusqu’où ne descendrons-nous pas ?
Hier, Boulevard Voltaire vous posait cette question : « Emmanuel Macron doit-il dissoudre l’Assemblée, le 9 septembre ? », une fois François Bayrou renvoyé dans ses terres paloises afin d'y écrire ses mémoires. À cette heure, vous êtes 1.423 lecteurs à avoir répondu à cette question (pour ceux qui ne l’ont pas encore fait, le « scrutin » est ouvert jusqu’à samedi après-midi !). 1.259 lecteurs (soit plus de 88 %) ont répondu « Oui ». Oui, Emmanuel Macron doit dissoudre l’Assemblée nationale. Cela semble tellement évident, pour essayer de sortir du bourbier. Essayer, car ce n'est pas gagné...
Le grand écart des LR
Gérard Larcher, spécialiste de la marche en crabe, ne voit pas du tout la chose comme ça. En tout cas, il n’est pas favorable, « a priori », à une dissolution. Et a posteriori ? L’instinct de survie de ce syndicat d’élus qu’est devenu le parti LR, lointain, très lointain héritier du vieux parti gaulliste, n’y est sans doute pas pour rien. Des élections législatives anticipées ? C’est en effet le risque que LR subisse le destin de la peau de chagrin, et à quelques mois des élections municipales, cela ne serait pas bon du tout. Du reste, comment ne pas évoquer la réaction de Gilles Platret, maire très droitier de Chalon-sur-Saône, qui vient de décider de quitter la présidence du groupe d’opposition de la droite, du centre et des écologistes indépendants au conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, dans lequel siègent les élus LR, en dénonçant ce qu’il appelle la « dérive » d’une partie de ses collègues vers une « compromission » avec le macronisme. Même si Gilles Platret n’est plus membre du parti LR, cela en dit beaucoup sur les difficultés de ce parti à faire en permanence le grand écart sans que les adducteurs ne finissent par en prendre un sacré coup.
Nouveau joker : les socialistes !
Nicolas Sarkozy, qui s’y connaît un peu en politique, estime, de son côté, qu’Emmanuel Macron n’aura « pas d’autre solution que la dissolution ». Mais Emmanuel Macron, apparemment, s’obstine et a sorti un nouveau joker : les socialistes ! Mardi, le chef de l’État a demandé aux chefs de la coalition gouvernementale (dont les LR) de « travailler avec les socialistes » (travailler avec tout le monde, sauf avec le RN et LFI, évidemment) pour préparer ce qui est devenu inéluctable, c’est-à-dire l’après-Bayrou, destiné à rejoindre les encombrants d’une Macronie à bout de souffle et de ressources humaines ! Pas question, ce sera sans nous, a rétorqué Bruno Retailleau. Sans nous, c'est une chose. Est-ce à dire que ce sera contre vous ? À suivre...
Mais, du coup, l’occasion est trop belle pour que les socialistes se poussent du col. Le désormais barbu Olivier Faure répond en quelque sorte « Banco ! » et offre gentiment ses services pour Matignon. Raphaël Glucksmann, le leader de Place publique, qui exclut catégoriquement toute entente avec LFI, estime même, dans une tribune publiée ce 4 septembre dans Libé, que « la gauche est légitime à gouverner ». Ben voyons ! D’abord, c’est quoi, la gauche ? Plus précisément, la gauche sans LFI, c’est quoi, c’est combien, surtout ? Pas lourd, pas beaucoup. Et avec ça, la gauche serait légitime à gouverner. On se pince.
Tout cela, en fait, est pitoyable
Tout comme est pitoyable la proposition in articulo mortis du maquignon Bayrou de lâcher un peu sur l’AME, histoire de tenter de sauver sa misérable peau. Marc Baudriller l'a bien souligné : « Trop peu, trop tard », coco ! Tout cela, au fond, est pitoyable et ressemble fort aux soubresauts d’un régime en fin de vie : il sait qu’il va mourir mais ne veut pas le croire ou, tout du moins, fait semblant de ne pas le croire. Imaginer qu’un parti dont le représentant a fait 1,75 % des voix au premier tour de la dernière élection présidentielle et qui ne compte plus qu’une soixantaine de députés à l’Assemblée (combien en aurait-il, en cas de dissolution sans accord avec LFI ?), puisse gouverner la France relèverait presque de la psychiatrie, dans un monde en ordre. Pour prendre le contre-pied de la devise du surintendant Fouquet : Quo non descendet ? Jusqu’où ce régime ne descendra-t-il pas ? Le pire n’est jamais certain. Mais la Macronie acculée fait de son mieux pour démontrer chaque jour le contraire.
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163 commentaires
O.F un Mitterrand de poche?
C’est curieux, dès qu’il s’agit de candidature, il n’est plus question d’union de la Gauche, comme pour les Législatives, où le conglomérat-escroc de la NUPES a formé la majorité, alors que tous les partis de Gauche étaient, et sont minoritaires!
Mais actifs pour s’unir et faire battre les candidats députés qui les dérangent – suivez mon regard…
Les gouvernements socialistes on a vu le résultat alors que la France se portait très bien. Imaginez aujourd’hui ce serait pire que la Berezina. Le PS mourant aux commandes d’un régime agonisant. La chienlit gouvernementale à l’état pur. Décidément Macron aura été le pourfendeur de la 5eme république. Le paquebot France va sombrer comme le Titanic à la différence que ce sera un sabordage et non un Iceberg. Le peuple aujourd’hui a son destin en mains. La France est véritablement borderline à tous les niveaux. Le 8 septembre les jeux seront fait rien n’ira plus.
Macron veut absolument casser le jouer France. Colère d’adolescent qui ne veut pas avoir tort et préfère jeter les meubles par la fenêtre avant de s’enfuir !
Depuis Macron ce sont les minoritaires qui sont aux commandes, une preuve que les élections ne sont qu’un leurre ….
peut-être …mais surtout que la démocratie n’existe plus
Les socialistes avec 1,75 % et la CGT depuis 1945 dirige bien la France : DeGaulle, Chirac de bons communistes et tout les autres qui sont de combinent en ne les contrats pas. Qui contre et conteste la taxe sur la facture de l électricité pour payer le comité d entreprise, avec la bénédiction de DeGaulle en 1945 ?
Dans la continuité de l’exercice sans fin de sa perversité, le Mozart de la démagogie laisse entendre qu’il pourrait nommer un socialiste comme premier ministre dès qu’il a su que les français en souhaitaient un de droite !
Un socialiste à Matignon ? Pourquoi pas, nous avons déjà eu la Borne aux commandes et on a vu le niveau et le résultat… Pourquoi changer une équipe qui perd ?
Un socialiste à Matignon ? Pourquoi pas nous avons déjà eu la Borne aux commandes on a vu le résultat…. Pourquoi changer une équipe qui perd ?
La gauche de Faure ose mon dieu jusqu ou vont ils nous faire descendre ..Ils sont pathétiques ..Je pleure sur ma France .. merci Macron..
Fouquet avait mis ses noisettes trop haut au cocotier. Un surintendant ne devrait pas faire ça, à un jeune roi sourcilleux à peine sorti de la Fronde et qui voulait tout le soleil pour lui. C’était hier. Aujourd’hui, on se demande jusqu’où Macron ne descendrait-il pas, entraînant ce qui reste de socialistes dans sa chute. Olivier Faure s’est préparé. Le matin, comme il ne se rase plus, il y pense. Lumière parmi les lumières ténébreuses de ce ventre mou hollandiste (là où Macron s’est matricé une niche) il se dit prêt pour Matignon. Ben voyons. Et au fond, pourquoi pas. A ce jeu du pouvoir, n’importe qui peut tenter sa roulette. Chacun pour soi. Vite, profitons que le peuple se soit assoupi depuis quarante ans. Ah, oui, mais Mélenchon le réveille ? Tu veux dire qu’à peine les yeux ouverts, le cauchemar ne s’empire ? Pauvre pays qui a laissé sa peau dans la submersion, asservi par l’accoutumance islamiste criminelle, apeuré au point de craindre que les caricatures qui en faisaient son sel ne déplaisent à ses hôtes indésirables qu’il subit. jusqu’où descendrons-nous pour que, réveillés, la peur soit dans l’autre camp ?
Depuis François Mitterrand, et une dizaine de premiers ministres socialistes plus tard, voilà où nous en sommes. Tant qu’à vouloir achever le boulot autant prendre Anne Hidalgo.
Wauquiez, politicard magouilleur, est donc prêt à devenir ministre d’un un gouvernement dirigé par le socialiste Faure ! Heureusement que Retailleau l’a recadré en excluant toute participation des LR à un gouvernement socialiste.
Pour avancer et sortir de ce bourbier où est la France il faut faire une juste analyse :
1. Macron est issu du PS.
2. Les LR sont dans l’UMPS si bien dénoncée par Marine Le Pen
3. Tous les partis de gauche à droite sont pour la redistribution, ce qui est un principe de Gauche.
4. La France est un pays viscéralement de gauche
5. La Droite n’existe pas en France. La trilogie Famille, Travail, Patrie vous vaut les étiquettes de Fachos, Nazis etc…
En conclusion la France est un pays où le travail est de l’exploitation, la Famille rappelle les « zeursombredenotrhistoire », la Patrie est une France sans frontières qui respecte celle des autres pays.
Monsieur Michel : partez du postulat que la Droite est inexistante en France sauf sur votre site.
Ou Macron n’a pas compris qu’il entraîne le pays dans le gouffre ou c’est parfaitement ce qu’il cherche pour préparer son futur en léguant à des successeurs un pot de pue pour mieux rebondir en 2032 ou en Europe.