« J’ai beaucoup ri » : une féministe se moque de Claire Géronimi

« Je lui ai demandé de s’excuser mais elle ne l’a pas fait », regrette Claire, auprès de BV.
© Capture écran Eclats de femme
© Capture écran Eclats de femme

En début de semaine, Bettina Zourli, une trentenaire qui se présente comme engagée pour le « féminisme, la politique et l’écologie », a publié une vidéo sur son compte Instagram dans laquelle elle dénigre une interview donnée par Claire Géronimi à BFM TV. Au cours de cet entretien réalisé quelques jours après la condamnation de son violeur, la jeune femme revenait notamment sur le lourd casier judiciaire de son agresseur, s’étonnait que celui-ci soit toujours présent en France malgré l’OQTF prononcée à son encontre et regrettait à nouveau le silence et l’absence de soutien d’une grande partie des féministes sur cette affaire. Un entretien sérieux et lourd, donc, que Bettina Zourli, notamment connue dans les médias pour son refus d’avoir des enfants, s’autorise pourtant à tourner en dérision.

La sororité sélective des féministes

« J’ai beaucoup ri. » Pour introduire son propos sur la récupération du féminisme par « l’extrême droite », Bettina Zourli assume, face caméra, « rire » de l’interview donnée par Claire Géronimi à BFM TV. Après ce petit laïus d’introduction méprisant, la militante embraye. « Notre rôle, c’est de dénoncer les violences sexuelles quelle que soit l’origine de l’agresseur, explique-t-elle. Ce qu’on refuse, c’est d’alimenter des discours racistes. » « Le féminisme n’a pas vocation à être une arme identitaire », ajoute-t-elle.

On pourrait donc croire que Bettina Zourli apporterait donc son soutien à Claire, mais non. Assez vite, on comprend, en réalité, que Claire Géronimi n’est malheureusement pas « la bonne victime ». Bettina Zourli lui reproche en effet d’être vice-présidente de l’Union des droites pour la République (UDR), un parti qu’elle qualifie de « raciste ». Par ailleurs, son agresseur, un homme d’origine africaine et visé par une OQTF, n’est sûrement pas le bon non plus… Bettina Zourli se retient donc de compatir avec Claire. Pourtant, la militante se montre bien plus loquace quand il s’agit de soutenir les « luttes décoloniales », « les luttes écolos », d’attaquer Bruno Retailleau ou encore de dénigrer le dernier livre de la journaliste du JDD Aziliz Le Corre sur la maternité.

Bettina Zourli n’est pas la première « féministe » à accuser Claire Géronimi de faire le jeu de l’extrême droite. Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, accusait ainsi, fin septembre, « l’extrême droite [de faire] de la propagande sur nos dos, sur nos viols, sur les crimes commis à notre encontre [afin] de mettre au centre du débat un agenda raciste et xénophobe ». La sororité des ces militantes semble donc bien sélective…

Un dialogue devenu impossible

« Vous riez d’un viol qui a quand même été puni de 18 ans de prison » : Claire Géronimi n’a pas manqué de dénoncer le « manque d’empathie » de Bettina Zourli. Sur ses réseaux sociaux, elle lui rétorque : « Il est délicat de vous décrire comme féministe quand vous utilisez mon viol avec ironie pour illustrer votre propos. » Puis elle rappelle qu’avec son association Éclats de femme, elle soutient « toutes les victimes d’agressons sexuelles ». « Nous ne faisons aucun tri », rappelle-t-elle. Auprès de BV, Claire Géronimi raconte qu’elle « a demandé [à la militante] de s’excuser mais elle ne l’a pas fait ». « J’ai l’impression que c’est très difficile de discuter avec ces néo-féministes de gauche, poursuit la vice-présidente de l’UDR. Il n’y a plus de discussion possible… »

Par ailleurs, les militantes féministes semblent bien bavardes sur cette affaire, maintenant que le procès est passé et que l’agresseur de Claire Géronimi a été condamné à 18 ans de réclusion criminelle. Mais où étaient-elles, après l’agression subie par la jeune femme dans son hall d’immeuble, en novembre 2023 ? À l’époque, Claire confiait qu’« aucune féministe de gauche » n’était venue la soutenir. « Les collectifs et associations féministes n’ont jamais répondu à ses appels ni envoyé de message de soutien. On parle de sororité, mais pas pour tout le monde, visiblement », s’étonnait la jeune femme.

Picture of Clémence de Longraye
Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

44 commentaires

  1. Bettina Zourli, un nom « bien français » reflétant pourtant une toute autre philosophie et mode de vie

  2. La dame Zourli pourrait reprendre à son compte la citation attribuée à Talleyrand, à une nuance près « quand je me contemple je me désole, quand je me compare je me désole encore plus ».

  3. Les femmes Françaises doivent savoir qu’on ne touche pas aux immigrés quels que soient leurs crimes !
    La gauche, hommes et femmes confondus, seront toujours là pour le leur rappeler

  4. Pauvre Bettina, ricaner est sans doute la seule chose qu’elle sait faire. Un nouveau visage dans la galerie de la honte.

  5. Les féministe, comme Manon Aubry, qui oublient Claire… parce qu’elle n’est pas la bonne victime : son agresseur est un migrant sous OQTF, avec un casier judiciaire chargé. Ah, si il avait été un Français, blanc et adhérent du RN, quel bonheur… Manon Aubry qui s’offusque qu’on puisse être choqué de voir des gamines obligées de porter le voile pour échapper à la concupiscence de soi disant mâles incapables de réfréner les pulsions que pourraient leur inspirer leur corps de petites filles ». Ils sont beaux, les principes de la « religion de paix et d’amour ».

  6. Toutes ces féministes n’ont jamais connu d’autre malheur que de se casser un ongle et elles se permettent de se moquer d’une Claire qui a subi le pire. De quoi avoir honte d’être femme.

  7. Je suppose qu’aux yeux de cette bonne femme,Claire Géronimi l’a bien cherché. Trop blanche,trop blonde. Elle a attiré son contraire,l’a tenté. Aurait elle tenu les mêmes propos si le violeur avait été blond aux yeux bleus agresseur d’une africaine ou arabe?

  8. Les vraies féministes sont celles qui ne s’en vantent pas et agissent. Elles sont a droite. Celles qui crient sur tous les toits qu’elles sont féministes ne sont que des vulgaires gauchistes immigrationnistes, wokistes, hypocrites et menteuses ! D’ailleurs qui ont elles jamais défendu ?

  9. Le féminisme n’avait de sens qu’à une époque ou les femmes n’avaient pas en France les mêmes droits que les hommes. Pas de droit de vote, pas de chéquier et autres humiliations mesquines. On peut d’ailleurs noter pour mémoire que c’est la gauche qui s’est opposé vigoureusement au vote des femmes sous la 3ème République. La gauche craignait que les femmes se laissent embobiner par les curés lors de la messe du dimanche. Qu’est-ce qu’ils sont intelligents à gauche…
    Aujourd’hui, les femmes ont strictement les mêmes droits que les hommes. Et c’est très bien ainsi. Mais celles qui depuis Mai 68 ont fait carrière dans des assoces subventionnées ont tout intérêt à ce que le « combat » continue contre le « patriarcat-blanc-réactionnaire-fasciste-ouf !  » Par contre mobiliser l’opinion Occidentale contre le Qatar, l’Arabie Saoudite, l’Iran et les 50 pays musulmans, là, il n’y a plus personne.

    • Vous parlez juste. Quant à « mobiliser l’opinion occidentale » quand le président Sarkozy a cajolé l’émirat du Qatar en lui permettant à ce soutien principal des Frères Musulmans et du Hamas d’acheter la moitié de Paris, le PSG, en l’exonérant de TOUT impôt sur les propriétés et bénéfices de ses sociétés, en prosternant le pays devant MBS héraut du wahabisme rigoriste, en cédant aux multiples prises d’otages innocents par l’Iran qui nous infligea la première campagne terroriste sanglante en 85/87, en allant faire pénitence en Algérie devant les symboles du diktat FLN terroriste ?
      Dans l’islam, la femme ne possède même pas le statut légal d’un être humain, mais juste celui d’un ventre et d’un objet sexuel, qu’on dissimule sous d’épais voilages qu’on prête cyniquement à une volonté divine…

  10. Ces féministes-là doivent ne s’écrire qu’entre guillemets. Elles changeraient certainement de discours si elles-mêmes étaient victimes de viol.

  11. Je n’ai jamais ressenti le besoin d’être « féministe » (whatever that means) je suis femme, et c’est bien suffisant. S’il y a quoi que ce soit concernant n’importe quel viol capable de provoquer l’hilarité de quiconque, y compris de la « féministe » Bettina Zourli, c’est que la ricaneuse est sérieusement pervertie – et parfaitement méprisable. Déjà, un seul coup d’œil sur la photo du violeur (impossible à trouver sur le web en Français) vous retire toute envie de plaisanter ; mais ses propos lors du procès vous font souhaiter ardemment qu’il ne se retrouve plus jamais en présence d’une femme.
    Mlle Zourli ne veut pas d’enfants ? Elle a bien raison, ils risqueraient de lui ressembler.

  12. Le violeur a été condamné à 18 ans …
    Je propose à celle qui « a beaucoup ri » de se porter candidate à la « réinsertion » de ce criminel en allant de toute urgence le « visiter », lui proposer de l’accueillir à sa sortie car il va lui aussi ressortir dans moins de 10 ans ! …

    J’ai honte de ces « féministes » qui sont moins utiles qu’une valise ! …

  13. Ces « féministes » sont en réalité des mantes religieuses, ces libellules qui dévorent les mâles! Certes, les harpies du fémino gauchisme ne « dévorent » pas les hommes, mais elles les combattent pour ce qu’ils sont: de sexe masculin! de plus, les fémino-gauchistes, pour ne pas avoir à admettre, que si les violeurs sont des hommes, certains hommes sont plus enclins à s’en prendre aux femmes que d’autres! Ces fémino-gauchistes sont non seulement dans le déni, mais, comme tous les gauchistes, d’une mauvaise foi crasse! Cette Bettina Zourli coche toutes les cases de la harpie féministe à l’indignation à géométrie variable.

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