« La police tue » : cette association subventionnée qui justifie la violence anti-flics

L'association subventionnée "Banlieues Climat" justifie la violence anti-policière au nom d’une « réaction naturelle ».
Capture d'écran X.
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« Oui, la police tue, bien évidemment que la police tue. » Lancée par Féris Barkat sur le plateau de BFM TV, samedi 13 septembre, cette phrase a fait l’effet d’une gifle. Le cofondateur de l’association Banlieues Climat, largement financée par l’argent public, s’exprimait au sujet de la violente agression dont a été victime un policier à Tourcoing, deux jours plus tôt.

L’officier de la brigade anticriminalité, attiré dans un guet-apens pour un banal vol de trotinette, avait été roué de coups par une bande de jeunes âgés de 15 à 19 ans. Si Féris Barkat n’a pas directement applaudi l’agression, il a pris soin de la contextualiser en évoquant un « regain de violence » en « réaction à une violence policière perçue comme illégitime ». Sur les actes « anti-flics », qu’il qualifie de « cas isolés », il assure n’être « personne pour juger » de leur légitimité. Ce qui est sûr, pour lui, c’est que ce sont des « réactions naturelles ».

Des propos jugés odieux et irresponsables par de nombreux téléspectateurs, d’autant plus venant d’un représentant associatif agissant auprès des jeunes de banlieues et dont l’organisation prospère grâce aux collectivités publiques.

Une association dans les petits papiers du pouvoir

Car derrière l’image d’une asso de rue que Banlieues Climat voudrait se donner, ses actions ne se limitent pas à de petits ateliers de quartier. Son jeune co-dirigeant de 22 ans a ses entrées dans les hautes sphères de l’État. L’association a été reçue à Matignon en janvier 2023, lors des Rencontres jeunesse, et collabore avec le ministère de l’Enseignement supérieur. Ce dernier a validé les formations qu’elle dispense aux jeunes de quartiers. L’Éducation nationale, elle aussi, a ouvert ses classes aux militants de Féris Barkat qui sensibilisent, dès leur plus jeune âge, les écoliers à « l’écologie sociale ».

Le CNRS et l’Agence publique de la transition écologique (ADEME) figurent à leur tour parmi les partenaires de Banlieues Climat. Les mairies se montrent aussi généreuses, puisque la mairie de Paris a attribué une subvention de 4.000 euros en 2024 et prévoit de reconduire l’aide. La ville de Strasbourg a, quant à elle, signé un chèque de 105.000 euros pour trois ans afin que l’association dispense une « formation à cent jeunes des quartiers populaires » et forme aussi de nouveaux formateurs. Laval, Saint-Ouen et d’autres villes ont également passé contrat.

 

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L’écologie aux couleurs de la lutte sociale

Reconnue d’utilité publique depuis 2023, l’association a donc su montrer patte blanche auprès des institutions : il s’agit de « créer une écologie émancipatrice portée par et pour les habitant.e.s des quartiers populaires ».

Par là, il faut entendre les « chibanis », anciens travailleurs immigrés maghrébins, que Banlieues Climat présente comme les « premières cibles du changement climatique ». Considérant les populations des quartiers populaires comme issues des « anciennes générations immigrées » qui auraient été « dépossédées du savoir académique et scientifique », la convergence des luttes était presque inévitable.

Car pour l’association, l’écologie ne peut se dissocier du combat contre le racisme, contre « l’extrême droite » ou encore en faveur de Gaza. L’activisme de Féris Barkat illustre cette orientation : à la veille des législatives de 2024, il projetait sur la façade de l’Assemblée nationale une fresque illégale proclamant « Chez nous », pour rappeler, selon lui, que la France appartenait aussi aux descendants de l’immigration qui l’auraient « reconstruite ».

 

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De l’écologie à la légitimation de la violence

Invité régulier des médias du service public, Barkat tenait déjà en 2024, sur le plateau de C ce soir, un discours similaire à celui qu’il employait, ce samedi, sur BFM TV à propos de cette violence « comme seul moyen d'expression » : « Est-ce que vous êtes prêts à entendre dans cette violence une forme de revendication sociale ou bien à la décrédibiliser ? », interrogeait-il. Après ce qu’ils ont entendu, les Français, eux, risquent d’être prêts à ne plus payer, car comme l'a exprimé auprès de BV la sénatrice LR Valérie Boyer, qui interpellera le gouvernement sur les financements de l'association : « On cherche les économies, et on va finir par savoir où les faire. »

Vos commentaires

78 commentaires

  1. Subventionner des associations qui travaillent à la démolition de la France , on sait faire , voir dans le domaine de l’immigration .
    Notre nouveau Premier ministre qui cherche des économies à faire ferait bien de supprimer toutes ces subventions .

  2. Propagande islamo-écolo-gauchiste financée par nos impôts , notre nouveau Premier ministre cherche des économies , voilà une piste .
    On finance la corde qui finira par nous pendre .

  3. Là aussi, toutes ces associations qui perçoivent de l’argent publique et qui passent leur temps à dénigrer la police et autres, il faut stopper tout cela. SOUTIEN A TOUT CEUX QUI METTENT LEUR VIE EN DANGER POUR NOUS PROTEGER.

  4. Quand on se fait interpeller par les forces de l’ordre (peu importe la raison), on est poli et courtois pour que ça se passe le mieux possible. Ces jeunes veulent du respect et ne savent en donner aucun. Un problème d’éducation, une haine de la police inculquée très tôt par les dealers du quartier? Je pense un peu tout mais même une personne quand on lui parle mal dans la rue répond et là c’est les forces de l’ordre. Ce ne sont pas les politiques ils devraient blâmer mais leurs parents qui n’ont pas su faire leur travail.

  5. La bonne recette tient dans le nom. Banlieue et climat,les deux mots valise que déclenchent le jack-pot des subventions.

  6. « Tout ce que je sais, c’est que je ne sais rien » (Socrate). Voilà une pensée qui devrait accompagner chaque jour ce jeune homme. Mais la réflexion n’est pas donnée à tout le monde. L’ignorance est le sol sur lequel croît l’indigence culturelle. Mauvaise récolte auraient dit certains.

  7. Cet « activisme » a au moins le merite de nous désigner l’adversaire..bfmtv ce » jeune » ,et le service public audio visuel..vivement qu’on  » arrange »tout ca… déjà en coupant toute subvention a ces militants,supprimant le ministère  » de la ville »( traduire des caillera ») et privatisant l’audiovisuel visuel en totalité…

  8. En être réduit à recevoir des insultes de tous ces activistes, que sommes-nous devenus. En plus, nous les payons. Pas étonnant si nous comprenons les effets délétères des actes des deux frères siamois, Mélenchon et Macron. Ils n’ont pas les mêmes objectifs, mais emploient la même stratégie : détruire le pays.

  9. La « réaction naturelle » serait qu’ils s’en aillent puisqu’ils n’aiment pas la France. En travaillant dans leur pays cela nous éviterait de verser des subventions. Les écolos, même son de cloche. Ils n’aiment pas la France et font tout pour la détruire au lieu de la sublimer. Ce sont les frustrés de la république.

  10. Il porte un Lacoste financé avec mes impôts et distille une propagande d’extrême gauche, pauvre France, tu nourris en ton sein des traités.

    • Ce triste individu, pour ne pas dire plus, vous répondra d’un air ironique que son pays  » d’origine » c’est la France…

  11. J’ai arrêté à « largement subventionnée par l’argent public ». Je me suis dit que ça allait encore bien m’énerver ! Et puis, malheureusement, je n’ai pas pu m’empêcher de voir la fresque immonde et son commentaire. Et ça m’a vraiment, beaucoup, trop énervée ! Vivement les élections !

  12. « Féris Barkat est une figure majeure de l’activisme climatique et social en France » …
    Voilà … Voilà ! … TOUT est dit ! …
    Un énième écolo escrolo mondialiste …

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