L’UNESCO ne veut pas des fêtes de la Rosière : pas assez « inclusives »
En janvier 2023, après une année d’enquête approfondie, l’ethnologue en patrimoine Zoé Oliver proposait l’inscription de la fête de la Rosière à l’inventaire national du patrimoine culturel immatériel (PCI). Le département de la Recherche, de la Valorisation et du Patrimoine culturel immatériel (DRVPCI) au ministère de la Culture donnait alors un avis favorable à la valorisation de cette fête, événement folklorique encore vivace puisque, en cette année 2023, on recensait pas moins de 46 villes Rosières, en France, attachées à leur tradition.
Un héritage culturel qui ne plaît pas
Certes, la millénaire Fête de la Rosière est d’inspiration religieuse, comme toutes les fêtes (ou presque) dans ce pays de culture chrétienne. Que cela plaise ou non, c’est une vérité historique : de la naissance à la tombe, la vie de nos ancêtres s’est pendant des siècles articulée autour des fêtes religieuses. Carnaval, Carême et Pâques, mois de Marie, Saint-Jean, cérémonies agricoles de l’été, fêtes des moissons, vendanges sous le patronage de saint Vincent, fête de Noël, Épiphanie, communion, fiançailles, mariage, relevailles… et, au milieu, les fêtes paroissiales, les pardons, les ostensions et les pèlerinages propitiatoires. Oui, jusqu’au milieu du siècle dernier, la vie de nos aïeux s’est construite sur cette trame. C’est notre Histoire, c’est notre culture.
Les temps changent, les fêtes aussi, qui évoluent du côté du folklore, et l’ethnologue l’a souligné en présentant son dossier : « Longtemps religieuse, et aujourd’hui républicaine, populaire et festive, la tradition de la Rosière s’inscrit dans l’évolution de la société française et doit faire face, aujourd’hui, à de nouveaux enjeux : renouvellement de la population, nouvelles aspirations et modes de vie des jeunes, évolution de l’image de la femme, etc. » Toutefois, l’essentiel est que « les habitants des villes Rosière sont également soucieux de conserver cet événement auquel ils sont attachés et qui assure la transmission de l’héritage culturel et l’identité de leur commune ».
« L’identité », voilà le mot qui coince
Traditionnellement, la fête de la Rosière honorait une « jeune fille sage et vertueuse », à savoir celle dont la conduite irréprochable, la vertu, la piété et la modestie faisaient l’honneur d’un village. Vêtue d’une longue robe blanche et couronnée de roses, elle était escortée jusqu’à l’église. On comprend bien que, dans une France où les néo-féministes voient aujourd’hui dans le port du voile islamique un gage de liberté, on comprend bien, donc, que valoriser les vertus chrétiennes soit une offense aux bonnes mœurs. C’est bien pourquoi, d’ailleurs, les communes qui pratiquent encore cette fête millénaire en ont fait évoluer le contenu.
Pas suffisamment, toutefois, pour plaire à l’UNESCO qui, aujourd’hui, retoque son classement au PCI. La Commission a en effet estimé tout cela « trop éloigné de la vision contemporaine de la femme ». L’ethnologue qui avait présenté le dossier confirme : « Le comité a estimé qu’il fallait davantage s’aligner sur les valeurs d’égalité de genres et de représentation d’aujourd’hui. »
On a compris. Le comité voudrait une Rosière drapée d’arc-en-ciel ou, si vêtue d’une longue robe blanche, du moins portant la barbe. Et pas d’église, surtout. Peut-être le comité en question rêve-t-il, aussi, d’instituer de nouvelles fêtes de village, au bas des barres HLM, là où les grands frères veillent farouchement sur la virginité de leurs sœurs ?
On fera remarquer que, chasteté pour chasteté, on ne brûlait pas, dans la France d’hier, les jeunes filles qui s’étaient couchées dans le foin. Le 4 octobre 2002, Sohane Benziane, 17 ans, était, elle, brûlée vive dans une cave de Vitry-sur-Seine.
Les fêtes de Jeanne d’Arc, pour combien de temps encore ?
Ce qu’on vise, en refusant d’inscrire les fêtes de la Rosière au patrimoine immatériel du pays, c’est, on l’a compris, l’éradication de l’identité chrétienne de la France. En 2009, les laïcards saisissaient le tribunal administratif de Limoges afin d’interdire les ostensions limousines. Cette tradition religieuse et populaire qui remonte à la fin du Xe siècle bénéficiait d’une subvention de 63.000 euros par la région. Les treize militants politiques (Europe Écologie, Front de gauche, NPA, libre-pensée) qui avaient saisi le tribunal invoquaient une atteinte à la loi de séparation des Églises et de l’État. Qu’importe « l'intérêt historique, culturel, touristique et économique non négligeable » des manifestations qui se déroulent tous les sept ans dans vingt communes, il a fallu rembourser les fonds. Mais les confréries sont toujours là, bien vivantes, et les ostensions (les prochaines auront lieu en 2030) sont bien inscrites au patrimoine immatériel.
Alors, on pense à Orléans et aux fêtes Johanniques qui, elles aussi, récompensent une jeune fille qui doit « être née ou habiter depuis dix ans au moins dans l'agglomération d'Orléans, être baptisée, catholique pratiquante et donner bénévolement de son temps au service d'autrui ». Pas très « inclusif », tout ça… Dieu merci, les festivités qui commémorent la délivrance de la ville le 8 mai 1429 sont inscrites depuis 2018 au Patrimoine culturel immatériel de la France. Les fêtes de la Rosière n’auront hélas pas cette chance, il leur sera dès lors bien difficile de perdurer.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour



























46 commentaires
Hahaha l’UNESCO sont des fous bons pour l’asile! L’unesco c’est la préservation des patrimoines. A quel moment une fête ancestrale n’est pas un patrimoine? Faut leur dire que le patrimoine ne sont pas que des pierres. Le patrimoine c’est la culture, l’histoire et les traditions…c’est comme si un écologiste refusait de réguler les sangliers et les laisseraient détruire tous les oiseaux nicheurs au sol de France qui se feraient manger tous leurs oeufs. Voilà, c’est comme si un écologiste par ces choix mettait des espèces en voie de disparition.
Que l’on foute la paix à ceux qui veulent voir cette tradition perdurer.
Ces gens là veulent démolir nos cultures et nos traditions pour promouvoir un folklore infantilisant .
Que la France quitte toutes ces organisations mondialiste qui sont devenue au fil du temps des organisations gauchiste, fini l’ONU, l’UNESCO, l’UE……
Que la France retrouve sa pleine souveraineté.
Toutes ces structures publiques grassement payées, entretenue et avec des avantages hors du temps loin de ceux qui les payent sont de plus en plus infectes et méritent sans conteste d’êtres fermées. Il serait temps que le privé se réveille si trop tard il n’est pas déjà. Il y a quelque chose de très malsain dans ce nouveau monde de pseudo intellos irresponsables ou peut-être pas ils nagent dans l’opulence et sont tous très loin des réalités et du travail.
Cette fête fait partie de la culture Catholique et n’est certainement pas un élément du patrimoine culturel. Pas besoin de l’UNESCO organisation mondialiste globalité, pour perpétrer cette fête de la Rosière.
Mais on s’en tape de l’UNESCO, on fera ce qu’on voudra sur notre terre. Que cet organisme ne veuille pas inscrire ces fêtes n’empêchera nullement ceux qui veulent les célébrer de le faire.
Ce pays devient fou : sous prétexte d’inclusion, ils veulent réduire nos libertés et nous contrôler selon leur idéologie. Le point de non-retour va être vite atteint, ne nous laissons pas faire : notre silence leur permet d’avancer
Pour Tout ces fonctionnaires au 35h ( + 5 semaines de conges ou 3 mois pour lewns deputes) il faut leur rappeler quejusqu’au XX siècle il n y avait ni week end ni vacances. Jour de repos dimanche ( et encore apres/avant la messe les animaux ou le potager). Seul jours « chomes » les jours de fêtes religieuses ( st Jean/ Noël/ pâques/ et tant d autres). Dans un livre sur le protestantisme. Un paysan dit à son duc ( ou conte). Monsieur vous pouvez devenir protestants, nous serons oblige de changer de religion. Ce n est pas grave mais avec la nouvelle religion on perdra tous ces jours de « vacances » de fête, de repos.. et .. pensez y . Avant il n y avait pas le week end, lew 5 semaines de conge, seul repos le dimznche et les fêtes chretiennes
Repos du Dimanche…et encore…le Dimanche matin servait à subvenir à tout ce qui avait été insatisfaisant la semaine .Ah c’est vrai ,je suis du siècle dernier
ATTENTION Noel arrive ! Encore une occasion à tous ces détracteurs de tous bords d’exercer un peu plus leur travail de sape. Toutes les occasions sont bonnes pour détruire un peu plus ce qui faisait la spécificité, l’identité, la richesse de ce pays. Où est passée cette « douce France « si bien chantée par Charles Trenet ?#Douce France cher pays de mon enfance, bercée de tant d’insouciance, je t’ai gardé dans mon cœur … #
Ah ! nostalgie, nostalgie !
C’est quoi ce truc UNESCO coco
Sans la moindre intention d’adhérer à la décision de l’UNESCO, je trouve cette fête de la Rosière carrément anachronique.
En quoi cela regarde-t-il l’Unesco? On pourrait dire aussi, « De quoi je me mêle? »
Quand on veut inscrire un événement particulier, la demande en est faite à l’Unesco qui accepte ou non, comme dans le cas présent. Je pense que cette fête continuera quand même à être célébrée.
J’ai eu la même pensée. On se passera de leur avis et continuons nos traditions populaires que cela plaise à certains ou non !
Absolument : le petit manège où allaient mes enfants il y a une vingtaine d’années possédait un cochon tout rose et tout mignon. Le manège est toujours là, le cochon a disparu … remplacé par un dromadaire. Ça me rend dingue.
Tout ce qui représente la France et sa culture ne convient pas à une frange d’étrangers islamiques, on le voit partout, plus de cochon dans les manèges pour enfants en est un exemple entre autres
On se passera de l’UNESCO trop woke
Exactement
C’est un ramassis de planqués