Education
Pap Ndiaye est le ministre de l'Éducation nationale : cette fonction devrait lui imposer, dans ses déclarations publiques, à défaut de neutralité, une absence de parti pris.
Si l'État n'est pas capable d’organiser correctement les épreuves pour les quelque 4.000 candidats des écoles indépendantes, alors il faut qu’il les admette à passer le même bac que les autres.
Hélas ! Malgré toutes ces déclarations ébouriffantes, la France continue, année après année, de dégringoler au classement PISA.
Tout a été mis en œuvre pour que l’épreuve soit extrêmement bienveillante.
S'il ne veut pas entrer davantage dans la voie de la soumission, le gouvernement doit réagir vite et fermement.
Accompagné du ministre-symbole de la diversité qu’est désormais Pap Ndiaye, le message est clair. Le message est clair que la priorité, pour Emmanuel Macron, est désormais une certaine France.
L'académie de Versailles, la plus grosse académie de France, vient d'organiser un « job dating » pour recruter des professeurs en vue de la prochaine rentrée.
La presse vient de confirmer ce que l'on pressentait. Pap Ndiaye ne scolarise pas ses enfants dans un établissement lambda, mais dans la très prestigieuse École alsacienne.
Jean-Michel Blanquer ne faisait que freiner un mouvement progressiste : il était temps d’accélérer.
En nommant, le 20 mai, Pap Ndiaye ministre de l'Éducation nationale, la Macronie fraîchement réélue poursuit son programme de déconstruction, somme toute nullement dissimulé, de la nation française.
Les enseignants qui ne se résignent pas et luttent à contre-courant, sanctionnant les fautes d'orthographe, faisant apprendre des règles par cœur, avec des exercices répétitifs, sont rappelés à l'ordre par leur hiérarchie.
Avant d’évoquer, la bouche en cœur, les droits de l’enfant à faire ses propres choix, peut-être Blanquer aurait-il pu demander leur avis aux légions de psychologues, pédopsychiatres, sociologues et philosophes qui se sont levés pour dénoncer « ce rapt de l'enfance ».
« La République, par l’école, elle est plus forte », a-t-il dit. « C’est la République qui gagne, finalement, malgré tout. » La France a dî s'absenter, il ne reste que la République...
Cette nomination en dit bien plus long, du coup, sur le chef de l’État, sur sa ligne politique, sa méthode et ses objectifs que sur les ambitions de Pap Ndiaye.
Voyant la pression s’accumuler, l’établissement a rétropédalé et l’image a été retirée le lendemain.
Ce rapport passe, en revanche, sous silence les problèmes essentiels de l'école élémentaire, non pas volontairement, mais pour la bonne raison que la lettre de mission ne demandait pas de les aborder.
En mathématiques, dont on a beaucoup parlé ces derniers temps à cause de la réforme Blanquer et du niveau des enseignants, seuls 816 candidats sont admissibles, pour 1.035 postes ouverts.
Les petits Ukrainiens vont-ils dépasser les Français à l’école ?
Profs « à cran » : ils n'avaient qu'à pas voter pour le Président sortant sous prétexte de faire barrage à sa concurrente, surtout qu'entre les deux, en matière d'enseignement, il n'y a pas photo : le programme de Marine Le Pen est beaucoup plus « républicain » que ce que l'on connaît du projet macronien.
La fréquentation est libre : aucune sanction pour les retards ou les absences, on assiste seulement à ce qu’on veut.
Ce que la presse n'a pas dit, c'est que les élèves qui manifestaient devant Henri-IV ou Louis-le-Grand sont loin d'être représentatifs de la jeunesse, ni même de leur lycée.
Il est monnaie courante et de bon ton de s’opposer au Rassemblement national, même quand cela est interdit par la loi.
Les neurosciences montrent que la fin de cette pratique induit des modifications du fonctionnement du cerveau et de ses capacités d'apprentissage
La responsabilité du ministère de l’Éducation nationale est entière. Soit cette mention – « autre » – n’a pas été vue par le ministère, ce qui serait une faute professionnelle majeure, soit elle a été laissée volontairement, ce qui est encore plus grave.
Les enseignants et les contribuables apprécieront.
Il faudra « ouvrir des filières où on a besoin. Et savoir en fermer là où on n’a pas de besoins ». Et, bien sûr, « il faudra faire cette réforme avec les professeurs ». La Palice en aurait dit autant !
Heureusement, grâce à une condisciple compatriote installée en France depuis longtemps, nul doute qu’elle sera rapidement au niveau de la classe...
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LFI ne veut pas voir les gens sortir de la pauvreté





































