Education
Après tout, cette volonté de contrôler l’utilisation de l’argent des contribuables semble plutôt naturelle.
À bien y réfléchir, les exemples de la Chine et de la France ne sont pas si différents.
Si, en sixième, les préoccupations se sont longtemps cantonnées à des données plutôt pragmatiques comme l’heure de la récré ou la quantité de frites qu’on pourrait négocier à la cantine, voici que vient une génération autrement plus évoluée qui n’a pas fini de nous en mettre plein la vue.
On voit comment Sciences Po Toulouse rivalise avec l'IEP de Grenoble qui, l'an dernier, a défrayé la chronique.
C’est donc avec émoi qu’on apprend qu’un enfant qui apprend péniblement à distinguer les couleurs et les formes bénéficie, en revanche, d’une imparable assurance en ce qui concerne son genre.
Cette erreur, s'ajoutant aux fuites qui ont eu lieu pour certaines épreuves et ont contraint de recourir aux sujets de secours, jette encore un peu plus le discrédit sur un baccalauréat, qui n'en avait pas besoin.
Certes, l’Éducation nationale a toujours été gangrenée par l’idéologie, mais peut-elle, vu son manque d’attractivité, se permettre de continuer à organiser son naufrage ?
Si l’enseignement catholique veut continuer à toucher les subsides de l’État, il n’aura plus le choix et devra rentrer définitivement dans les fourches Caudines des exigences de l’État, notamment idéologiques.
Selon ces enseignants, la seule religion visée est l'islam. Apparemment, pas un mot sur les tefillins, les rosaires, les robes de moine, les crânes rasés des moines de Shaolin. On se pince en effet pour y croire.
Le sujet de 2022 ne demande plus, quant à lui, la résolution que d’une, voire deux équations, contre quatre en 1987 !
La vie et la jeunesse reviennent. Dès la rentrée de septembre, une quinzaine d’élèves en blouses grises empliront de leurs cris et de leurs jeux la cour de récréation aujourd’hui silencieuse.
Les parents, « fidèles mais pas dupes », comme dirait feu l’académicien Michel Mohrt, les féliciteront, offriront même peut-être un petit cadeau en guise de récompense, mais n’en penseront pas moins
Pap Ndiaye a trouvé la cause de tous les maux de la société éducative et le sens profond de son action : il doit combattre avant tout le Rassemblement national, parti dans la République mais pas républicain.
Lorsqu’on visionne ces prestations, difficile de ne pas jeter un regard nostalgique vers nos bacheliers, qui ont brillé par leur talent à demeurer résolument hermétiques à tout ce qui s’éloignerait un tant soi peu de leur langage argotique.
On y apprend que la devise est « Français sans peur, chrétien sans reproche ». Joli, non ? Mediapart déteste.
Les professeurs signalent très peu ces tenues. 82 % des signalements ont été faits par des élèves, 7 % par des parents d’élèves et seulement 6 % par le personnel enseignant.
Corriger de telles copies pour un professeur doit être une tâche ingrate et désespérante.
Suggérons donc à notre ministre, au cas où il lirait ces lignes, quelques pistes susceptibles d'améliorer la situation.
Privés de mots autant que de liberté intérieure, les insurgés de Twitter et d’Instagram illustrent de manière exemplaire la crise de la culture dans laquelle nous sommes plongés.
J’entends, dans tous les médias, qu’on parle du voile et qu’on règle la question en disant : de toute façon, c’est interdit à l’école. Alors, laissez-moi vous raconter ce qui se passe.
75 % des Français s'inquiètent de la multiplication du port des tenues religieuses à l'école : une angoisse justifiée depuis l'affaire Samuel Paty pour des « incidents » qui en disent long sur l'avancée du communautarisme en France
Ce 22 juin, Emmanuel Macron vient de promulguer, au Journal officiel, sous sa signature, le décret pour l'enseignement de l'arabe dans nos écoles élémentaires.
Ces quotas à minimas sociaux visant à lutter contre les inégalités sociales semblent finalement créer d’autres inégalités.
Quand le seul horizon de pèlerinage, pour beaucoup de jeunes, est La Mecque, oui, Sylvie Germain devient un auteur incompréhensible, étranger.
Ce passeport atteste-t-il au moins l'acquisition de savoirs et de méthodes solides ? On peut en douter.
Quelle importance, l’essentiel est que l’école reste ludique pour les élèves, c’est bien l'objectif de nos pédagogistes, épigones de Bourdieu, depuis des dizaines d’années.
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LFI ne veut pas voir les gens sortir de la pauvreté

































