Sur son bureau, Emmanuel Macron a posé le livre d’un poète chilien stalinien et violeur
La scénographie du bureau d’Emmanuel Macron, mardi, lors de son allocution, a été longuement commentée. Il y a le langage du corps. Il y a celui des objets.
Nous avons tous un bureau avec beaucoup de bazar, mais on ne peut pas imaginer qu’un président de la République qui s’adresse solennellement aux Français n’ait pas fait un tri soigneux avant de s’exprimer. Rien n'est là au hasard. S’il a posé ces objets, à portée de regard, c’est qu’il essaie, à travers eux, de nous dire, quelque chose. La lampe à sa droite, en premier lieu, a fait beaucoup gloser. Lampe tempête pour les uns, lampe de mineur pour les autres. Dans les deux cas, la symbolique n’est pas très rassurante. C’est, au choix, pour le bateau ivre ou le tunnel sombre. Le soldat de plomb napoléonien a également intrigué : pourvu qu’il ne soit pas en train de lancer une partie de Risk™ avec la France comme terrain de jeu ! Et s’il se prend pour l’Empereur, prions pour que ce soit Austerlitz plutôt que Waterloo. Rien n’est moins sûr. Mais c’est surtout le livre, bien en évidence, qui a laissé songeurs les observateurs. Avec un marque-page presque à la fin, s’il vous plaît, preuve qu’il n’est pas là que pour le chiqué.
Un poète
Imaginez. Vous êtes président de la République, vous allez parler de façon solennelle et grave aux Français d’une guerre qui les inquiète, d’un engagement militaire possible, avec l’envoi de Rafale et d’un porte-avions. La veille, vous avez disserté souveraineté nationale en matière nucléaire… Quel livre allez-vous mettre en avant ? Le Fil de l’épée, du général de Gaulle, pour vous donner une posture gaullienne jalouse d’une France souveraine et de son indépendance vis-à-vis des États-Unis ? Un classique de la stratégie militaire qui assoit son homme : Des principes de la guerre, par Foch ? Enfin, plus technique, moins connu, mais adapté au contexte : Introduction à la stratégie, du général André Beaufre. Il s’agit d’un stratège militaire connu du monde anglo-saxon. Beaufre a été un grand défenseur de l'indépendance nucléaire française…
Mais vous n’y êtes pas. Emmanuel Macron a choisi un poète. Pourquoi pas ? Pas sûr que Donald Trump, à l’instant où nous écrivons ces lignes, soit en train de lire Lord Byron, mais après tout, chacun se détend comme il veut. Pompidou aimait aussi beaucoup les vers, il a même commis une Anthologie de la poésie française. Sauf que tout est dans le dernier mot : « française ». Ce ne sont pas les poètes maison qui manquent : Villon, Baudelaire, Hugo, Verlaine ou, mieux, Joachim du Bellay, bien connu pour son « France, mère des arts, des armes et des lois » qui irait fort bien, en la circonstance.
Un stalinien et un violeur
Non, c’est Pablo Neruda qu’Emmanuel Macron a choisi.
L’enseignant en communication d’extrême gauche Arnaud Mercier, très anti-trumpiste, a été séduit, visiblement, par la mise en scène, qu’il qualifie, dans le média 20 Minutes, de « millimétrée », pleine de « détails subtils », avec notamment ce « clin d’œil littéraire » à Pablo Neruda, qu’il définit comme une « figure de contestation de la domination américaine » : bref, un « message politique jusque dans les moindres détails ».
Sauf qu’il oublie d’autres « détails subtils » (ou pas) : Pablo Neruda se trouve être un poète chilien communiste connu pour avoir violé une femme de chambre et pour avoir abandonné sa femme et sa fille hydrocéphale.
Il est peut-être littéraire, mais c’est surtout un curieux clin d’œil envoyé aux femmes, à la veille du 8 mars. Par ailleurs, s’il s’agit d’un message politique, il est donc communiste, et même stalinien, puisque Pablo Neruda a écrit une ode à Staline et reçu le « prix Staline de la paix » (sic).
Si cette intervention avait été un tout petit peu préparée par son entourage, il aurait suffi de lire un article de Libération en date de 2018 : les féministes chiliennes ont été vent debout, face au projet d’appeler l’aéroport de Santiago du Chili « Pablo Neruda ». Libération qualifie les comportements honteux du poète chilien « de comportements sexistes ou peu éthiques ». On admirera la litote.
Quant au culte à Staline voué par Pablo Neruda, il est de notoriété publique. Mais comme il n’y a pas eu de Nuremberg du communisme, on continue tranquillement, notamment en France, d’honorer Pablo Neruda. Les lycées, écoles primaires ou maternelles portant son nom (Pontault-Combault, Nanterre, Vaulx-en-Velin, Dieppe…) sont légion. Donner en modèle aux enfants un thuriféraire du stalinisme qui a laissé tomber sa propre fille lourdement handicapée - elle est morte à 9 ans, des privations de la guerre -, quelle merveilleuse idée !
Communisme décomplexé
Gageons que certains, en lisant ces lignes, tombent de l’armoire : s’ils ont été au lycée dans les années 80 ou 90, il y a fort à parier qu’un prof coco leur ait dépeint Pablo Neruda sous les traits d’un saint laïque, à l’instar de Che Guevara. Cela en dit long sur la gauchisation des esprits en France.
C’est du reste l’hypothèse que pose le député RN Jean-Philippe Tanguy : « C’est simplement des références de bête à concours de sa génération, il ne l’a sans doute pas lu. »
Ignorance de premier de classe qui a trop fait de bachotage ou idéologie ? Qu’importe, le résultat est là : le président de la République, pour affirmer la souveraineté française face aux États-Unis, affiche un poète chilien communiste.
« La France est le seul pays où le communisme a réussi », aurait dit Gorbatchev. Certains disent que c’est apocryphe ; je ne sais pas. Il est un fait que le communisme y prospère encore. Pour notre plus grand malheur.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour




























107 commentaires
Si Neruda a écrit une ode à Staline, ce n’est pas le cas du poète O. Mandelstam qui a écrit un poème fatal sur Staline et qu’il paiera de sa vie, il est mort en martyr en 1938.
Et il n’y a jamais eu de Nuremberg du communisme.
Je ne comprends toujours pas comment on peut encore être séduit par l’idéologie gauchiste
La tête de noeud veut se faire passer pour un intellectuel qu’il n’a jamais été ! N’en déplaise à certains !
Et « Les décors sont de Roger Harth et les costumes de Donald Cardwell ». Chez lui, tout se limite à l’aspect théâtral.
Tout à fait , théâtre et gesticulations inutiles , Foutriquet semblable à lui même .
Dès les années 70 nous devions étudier Pablo Neruda en seconde ; je fais partie de ceux « qui sont tombés de l’armoire » Avec le recul, je comprends bien des choses !!
Et Macron toujours FIDELE à son idéologie de soutien à l’Islam (même assassin) a félicité et soutenu Pablo Sanchez (pour son « NON à la guerre » et soutien aux mollahs .
Il ne l’a pas lu déjà, et il n’a qu’une culture événementielle et artificielle comme tout le reste chez lui!
Il aurait voulu marquer l’Histoire, mais Macroléon n’est que le Pierre Richard de la diplomatie: un grand Mollasson avec ses lunettes noires!
Il serait temps d’admettre la vraie nature de notre président : plus près de Mélenchon que de Retailleau !
« Ignorance crasse ou idéologie ? » Les deux Gabrielle.
Ses comportements douteux commentés sous voiles, ajoutés aux faiblesses de ses analyses donc de sa réflexion, s’affichent tout bêtement. Vous remarquerez que contrairement à ses habitudes de chien de garde, négligence, pas de drapeau européen dans son dos.
« s’ils ont été au lycée dans les années 80 ou 90 », Tous mes profs d’histoire étaient communistes et allaient passer leurs vacances en URSS. Et ceux de ma femme également et pourtant on n’était pas dans la même ville.
A l’école primaire aussi on a eu des instits communistes, mais ils ne faisaient pas de propagande comme au lycée, je l’ai appris plus tard, dont un qui est devenu maire.
Pitoyable comme toujours
Chez cet homme tout est théâtral , faux semblant et mise en scène. Il n’est toujours pas redescendu des planches du théâtre de lycée et joue au président. Ses longs discours dignent des meilleurs soporifiques n’apportent plus rien à la France que vent tel un capitaine de Pédalo sur une planche à voile pour faire une » avancée » .
Macron la Tisane.
Pauvre clown qui n’a jamais fait rire, mais qui n’en as aucune, mais vraiment aucune idée. Mémère doit lui dire matin midi et soir qu’il est un génie, alors !
Tout est calculé chez lui. Il sait très bien ce qu il fait !
Mais le comprend-t-il?
Il n’en manque pas une,comme d’habitude !
Macron est toujours dans le théâtre et la provocation : commenter cela lui fait sûrement plaisir tellement il est autocentré
Pauvre type : on ne l’écoute plus, on scrute le décor car le discours n’est qu’un monologue insipide qu’il essaie de rendre intéressant par des envolées qui se veulent lyriques mais qui font flop. Afuera!
Il est vrai que je ne l écoute plus . J avais fait le tour au tout début de ses discours. Une association de mots qui m avait poussé à me demander si j en comprenais bien le sens. A force, je me suis aperçu que c était une stratégie pour embrouiller.
Désolé mais le message envoyé ( et depuis longtemps .. voir Depardieu, Abbital) et il faut séparer l homme de l artiste. Macron nous demande que nous séparons bien son intelligence, son côté Mozart et son œuvre. .. la dégradation de la France.. oui le message subliminal est : relisez moi, relisez mes peomess3s de campagne, relisez mes discours et soyez indulgent séparez mes écrits et mes créations ( dans le fait des créations-destructions / restructurations ).. de l’art moderne quoi…
Vous avez déjà vu quelque chose d’intelligent sortir du crâne de cet individu qui se nargue d’être Président et qu’il faudra gaver le restant de ses jours pour le remercier d’avoir détruit son Pays ?!!