Trois ans après son arrivée au pouvoir, Meloni triomphe contre vents et marées
Lorsque Giorgia Meloni accède au pouvoir en octobre 2022, à la tête de Fratelli d’Italia, la presse française de gauche prononce un verdict sans appel. « Une ex-admiratrice de Mussolini à la tête d’un parti post-fasciste pourrait être élue », alerte France Culture, évoquant une menace fasciste pour l’Europe. Sur le même ton, Libération qualifie son parti de « postfasciste », un terme qui, bien que contesté, cristallise les peurs d’un retour aux heures sombres. La rencontre discrète entre Emmanuel Macron et Meloni, le 24 octobre 2022, suscite une indignation unanime, à gauche : Le Monde relaie les foudres des socialistes et écologistes, qui y voient une « banalisation sans frontières de l’extrême droite ».
Meloni, une fasciste 2.0 ?
Une habitude. En 2022, l’ascension de Giorgia Meloni est le cauchemar obsessionnel des rédactions parisiennes de gauche. Dès les élections législatives du 25 septembre, Radio France dépeint une Italie cédant au « fascisme 2.0 », avec Meloni comme figure centrale d’un revival mussolinien. Les références au Duce pullulent : on exhume ses déclarations juvéniles pour la taxer d’extrémiste, oubliant que l’Italie vote massivement pour une rupture avec l’immigration incontrôlée et la stagnation économique. Cette campagne de dénigrement culmine avec les éditoriaux de Libération, qui interroge : « Le parti de Giorgia Meloni peut-il être qualifié de postfasciste ? », sous-entendant un danger imminent pour la démocratie européenne.
Cette hystérie médiatique, nourrie par une gauche française traumatisée par son propre déclin électoral, occulte la réalité : une dirigeante pragmatique, élue sur un programme souverainiste, qui aspire à gouverner une Italie lasse des coalitions éphémères. Trois ans plus tard, alors que la France s’enfonce dans l’instabilité budgétaire, ce procès en sorcellerie révèle surtout l’aveuglement idéologique d’une presse progressiste plus prompte à diaboliser qu’à analyser.
Trois années plus tard, Mediapart admet paradoxalement que Meloni est devenue l’« égérie de la bourgeoisie française », courtisée par une droite lassée du macronisme. Ce revirement tardif confirme la myopie initiale : en conspuant Meloni comme une « réincarnation de Mussolini », la presse de gauche a sous-estimé une leader qui, loin des caricatures, stabilise son pays depuis trois ans, offrant un modèle que même Le Monde - qui continue de la classer comme politicienne d'extrême droite -, en 2025, qualifie d’« exceptionnel », en termes de longévité gouvernementale.
Entre maîtrise migratoire et redressement économique
Contre vents et marées, Giorgia Meloni démontre que le conservatisme pragmatique paie. Sur le front migratoire, sa fermeté a porté ses fruits : en 2024, les arrivées irrégulières chutent de 60 %, passant de 157.000, en 2023, à 66.317 grâce à des accords bilatéraux avec la Tunisie et la Libye, et au projet de centres de rapatriement en Albanie. Frontex attribue cette baisse de 59 % des départs depuis l’Afrique du Nord aux efforts diplomatiques de Rome. Meloni revendique cette politique qu'elle défend comme une recette efficace, combinant quotas légaux accrus (181.450 pour 2025) et répression des passeurs. Loin du « mirage » dénoncé par L’Express, cette politique a stabilisé l’Europe, avec une réduction globale des flux irréguliers de 64 % en Italie, saluée par le ministre des Affaires étrangères. En 2025, malgré une légère remontée, le bilan reste positif, contrastant avec le chaos frontalier français.
Économiquement, le tableau est tout aussi flatteur. Le 20 septembre 2025, Fitch relève la note de l’Italie à BBB+, récompensant une discipline budgétaire exemplaire : le déficit public, divisé par deux en un an, s’établit à 3,4 % du PIB en 2024, contre 5,8 % prévu pour la France. Meloni, fière de ses résultats, déclare : « Nos politiques portent leurs fruits », soulignant une croissance de l’emploi supérieure aux attentes et une stabilité politique inédite depuis 2022. Alors que Fitch dégrade la France à A+, le 12 septembre, pour des questions de « troubles politiques » et un déficit à 5,5 % en 2025, l’Italie, avec une croissance modeste mais réelle (0,6 % attendu), offre un contre-exemple probant. Ce redressement, sans austérité brutale, valide le souverainisme melonien : moins de dépenses folles, plus de réformes ciblées. À un peu plus de son mi-mandat, les résultats de Meloni sont bel et bien là, n'en déplaise aux Cassandres.
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42 commentaires
Si une élection à la présidence de l’UE se fait honnêtement, le macron va devoir faire des efforts de bonne gouvernance et puis il y a aussi un autre en Hongrie qui pourrait être très convenable. Maintenant, il faut voir les qualités demandées pour briguer le poste, la destruction du pays étant une des plus importantes.
Bravo et respect Madame Melonie. Je dis toujours que les femmes aux pouvoirs sont plus responsables que les hommes. Ce sont les femmes qui mettent les enfants au monde et les éduquent (enfin généralement). De ce fait, les femmes ont donc plus, que la majorité des hommes, le sens inné des responsabilités .
Sont-elles vraiment « responsables « les Hidalgo,Barseghian,Moncond’huy,
Aubry,Johanna Rolland mettant à sac leur ville?
Et Borne ,Moreno assez stupides, pour croire à la fumisterie de la discrimination positive?
Immigration : les arrivées irrégulières baissent mais les arrivées « légales » augmentent dans les mêmes proportions. Quand même pas terrible .
Ce que vous appelez arrivées légales n’augmente pas mais reste stable. mais surtout ce sont des arrivées de gens venus POUR TRAVAILLER. Faites nous la courtoisie de comparer avec la France.
J’ai entendu hier Marine Le Pen sur l’union des droites, j’ai été très déçu , décidemment à part vouloir être présidente de la république elle n’a rien compris si ce n’est rester maitre du jeu, avoir un sens politique c’est avoir un sens pour la France, pas pour soi-même, ce qui échappe depuis longtemps à nos politiques. De droite ou de gauche il manque vraiment à ces gens-là d’avoir dirigé des entreprises, on le voit bien ceux qui sont au pouvoir actuellement ne sont même pas capables d’économiser 5% sur les dépenses de l’état ce que font tous les entrepreneurs dont l’entreprise est en difficulté.
Les deux piliers de la perfidie de la gauche sont la démagogie et le mensonge, les résultats en sont l’échec social et les faillites. Ce qui les met hors d’eux aujourd’hui et malgré qu’ils maitrisent encore pour un temps seulement tous les leviers administratifs, c’est que les choses semblent bien leur échapper, ils paniquent, ils se rendent compte, preuve à l’appui, que l’inféconde idéologie écolo-gauchiste qui est la leur ne fonctionne plus vraiment.
Sarah Knafo Présidente
Meloni a tort d’avoir raison et chacune de ses réussites blesse la conscience de ceux qui ont conduit le pays à sa perte. Elle est l’exemple à ne pas suivre. La difficulté de ses opposants est de lui coller le menton de Mussolini alors qu’elle porte sa culotte bien à elle. Les fascistes à chemises rouges qui l’accusent d’avoir rétabli la démocratie du peuple voient la vie en noir.
J’aime beaucoup Giorgia Meloni. Une force mêlée à la spontanéité, et à la simplicité.
Je lui souhaite une longue vie politique au service des Italiens.
Bravo
L’Italie a trouvé la femme providentielle en la personne de l’excellente Giorgia Meloni. La France attend l’homme ou la femme providentiel (e) pour redresser notre nation qui s’écroule. Pour ma part il est tout trouvé c’est Philippe de Villiers qui pourrait être le coordinateur de l’union des droites pour stopper la dégringolade de notre nation.
Quelle revanche pour les paltoquets français qui la critiquaient lors de sa prise de pouvoir. Qu’ils aillent prendre des leçons.
Vivement une femme au pouvoir en France.
Pas Rima Hassan je suppose ?
Et notre Mozart qui étala son mépris a bonne mine maintenant.
La gauche française doit considérer tous les italiens comme des « facistes »….
Non: La gauche considère tous ceux qui ne sont pas d’accord avec elle de fachos, Nuances!
Bravo!