Un militant RN de 78 ans agressé par un militant d’ultra-gauche en plein tractage

Jean-Pierre milite au Rassemblement national depuis de nombreuses années. À 78 ans, il a été agressé ce 18 décembre.
Capture d'écran X.
Capture d'écran X.

Lorsque l’extrême gauche perd du terrain, elle frappe. Elle l’a encore démontré dans la soirée du 18 décembre, lorsqu’un individu s’en est pris physiquement à un militant du Rassemblement national qui participait à une opération de tractage à Paris, porte de Pantin. La victime, âgée de 78 ans, a déposé plainte, ce vendredi 19 décembre, au commissariat du XIXe arrondissement pour « violences ayant entraîné une incapacité de travail n’excédant pas huit jours » et pour « injure publique en raison de la race, de la religion ou de l’origine ».

Vingt-quatre heures après les faits, Jean-Pierre a encore « terriblement mal à la tête et aux reins ». Aux policiers, cet ancien officier, fort de quarante années de service et docteur en philosophie, raconte avoir reçu une dizaine de coups de poing dans l’abdomen, accompagnés d’insultes comme « nazi », « raciste » ou « fasciste ». L’auteur, un jeune homme châtain « de type caucasien », vêtu d’un haut sombre, d’un jean et d’un sac à dos, et identifié par la Cocarde étudiante comme un enseignant de l'université Paris Nanterre, apparaît sur des vidéos prises par les militants dans une attitude objectivement menaçante.

Si Jean-Pierre est un habitué de ces opérations grâce à sa longue expérience militante auprès du RN, comme le rappelle Julien Abitbol, tête de liste dans le XIXe arrondissement à l’initiative de cette action, « à 78 ans, on n’est pas préparé à se prendre des coups de poing ». Surtout que l’opération, qui avait eu lieu à la porte des Lilas quelques jours plus tôt, ne présageait pas une telle violence. Comme beaucoup d’autres à l’approche des municipales, la douzaine de militants patriotes s’étaient réunis pour distribuer des affiches à l’effigie de leur candidat et délégué départemental, l'ancien ministre Thierry Mariani.

Des militants pris à partie par des antifascistes

C’était sans compter l’arrivée d’individus vêtus de keffieh et arborant des pins aux couleurs de la Palestine, venus perturber l’action par des insultes et des tentatives d’intimidation. Dans les vidéos publiées par la Cocarde étudiante, on peut les voir chanter « La jeunesse emme*rde le Front national » au milieu de tracts dispersés au sol. L’un d’eux aurait même crié : « Vous avez des cou**les de venir tracter devant le concert de Médine », raconte Édouard Bina, président de la Cocarde étudiante, venu en renfort aux équipes de militants.

Si, comme les autres, il ignorait que le rappeur controversé se produisait à cet endroit, il avait jugé le quartier de la porte de Pantin potentiellement dangereux. C’est pourquoi il s’était joint à l’action, pour assurer un peu de sécurité. Sur place, il a par ailleurs dû se placer entre un antifasciste et une militante que celui-ci tentait d’intimider.

« Une radicalité violente en expansion »

« La gauche a un fonctionnement territorial violent », analyse-t-il. « Elle se veut hégémonique : là où la droite est majoritaire, elle tracte et milite sans problème, mais là où c’est elle qui est majoritaire, il ne faudrait pas que la droite puisse survivre. » Un constat partagé par Julien Abitbol, qui observe dans la rue une radicalité croissante : « Il y a effectivement une radicalité violente en expansion, avec les partis d’extrême gauche, derrière, qui ont instauré une radicalisation de la vie politique. Il y a des gens qui captent ces discours de violence et qui en viennent aux actes. Ce n’est pas nouveau, mais c’est plus puissant. »

Édouard Bina, de son côté, n’est pas surpris : « C’est le fonctionnement normal de la gauche. Mais si l’extrême gauche s’est radicalisée, le centre de gravité de la population s’est déplacé vers la droite », constate-t-il.

Face à ces incidents, le Rassemblement national a publié un communiqué demandant l’ouverture d’une enquête et la mise en place de mesures d’interdiction contre ces mouvances d’ultra-gauche.

Vos commentaires

58 commentaires

  1. Considérablement néfastes ces enseignants radicalisés contre la France, bien souvent issus de quelques générations extra Européennes. Ces jeunes étudiants a l’esprit malléable forment une armée néfaste pour notre nation, évidement plus tard se rendrons compte de leur erreurs mais le mal est fait.

  2. Les gauchistes, extrêmes ou non, sont aux abois !
    Ils savent que leurs jours sont comptés !
    Ils n’ont que la violence pour argument !
    Aussi, ils ne vont pas s’en priver lors des campagnes pour les municipales de 2026, ainsi que pour les présidentielles et les législatives de 2027.

  3. La gauche s’autorise à agresser physiquement une personne quand celle ci ne pense pas comme elle, en plus par un enseignant qui devrait être en mesure de débattre au lieu de battre. Il faut qu’il soit exclu du corps enseignant.

  4. La gauche , l’extreme gauche ne connaissent que la violence pour défendre leurs idéos destructeur , qu’importe l’âge ou le sexe de la personne dans l’espoir de la voir au minimum finir a l’hôpital……

  5. Il faudrait arrêter d’utiliser le mot antifa pour parler d’eux.
    Ça a fait leur jeu et étant donné leur attitude, ce sont justement des fascistes

    • @Petrel

      L’ancien 1er ministre britannique mort en 1965 Winston Churchill disait : « A la fin les fascistes se diront anti fascistes »! Cet enseignant extrémiste de gauche a le comportement d’un véritable fasciste qui s’oppose avec violence à un adversaire politique pour l’intimider en semant la terreur! Si les extrémistes de gauche peuvent,

      • Je pencherais plutôt pour Pasolini.
        « Le fascisme peut revenir sur la scène à condition qu’il s’appelle anti-fascisme ».
        Churchill je ne crois pas. Mais je veux bien qu’on me contredise si je me trompe.

  6. Bruno Retailleau a créé le « fameux » précédent: l’interdiction d’une milice violente la Jeune Garde du triple fiché S Raphaël Arnault. Est-ce que Laurent Nunez va s’inspirer du précédent créé par son prédécesseur Bruno Retailleau, et demander l’interdiction d’autres milices « antifas » violentes? Affaire à suivre. bon courage et bon rétablissement à ce militant RN.

  7. Je serais tenté à près de 70 ans d’aller distribuer des tracts, juste pour voir si un de ces gauchistes oserait m’agresser. Je précise toutefois que je fais quand même 1,80 m environ pour 90kg, pratique encore la musculation ( je soulève plusieurs fois 85 kg en développé-couché et pratique assidûment un sport de combat dont je tairai le nom , ensuite on verra bien en allant au résultat pour mon futur agresseur. Toute ma sympathie va à cet homme de 78 ans et l’autre ne mérite avec ses copains que le qualificatif de « lâche, péteux, et ignoble personnage » .

  8. Quel courage, cogner du papy. Chapeau, Monsieur l’enseignant. La même chose inversée aurait la première page de libé et du monde.

      • @cidecampeador

        Si des nervis d’extrême gauche agissent comme ce Boussemart à visage découvert c’est qu’ils savent qu’ils ne risquent pas grand chose. Ces nervis gauchistes sont le bras armé de cette caste pour combattre ceux qui sont affublés de l’épithète extrême droite! Boussemart et consorts font pour le compte de macron et de la caste euro mondialiste le « sale boulot »… Et ces fascistes en tirent de la fierté.

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