Une poseuse de bombes a fait couler en Algérie le sang français : la France l’honore !

Verrait-on Israël rendre hommage à un terroriste du 7 octobre ?
@Wikimedia
@Wikimedia

Un président de département et le maire d’une ville de banlieue ont jugé que le paillasson France n’était toujours pas assez moelleux pour les petits petons du gouvernement Tebboune. Qu’il fallait en faire plus. Encore plus. Toujours plus.

Samedi, le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis (Stéphane Troussel) et le maire de Bobigny Abdel Sadi ont décidé de baptiser la maison du parc départemental à Bobigny « Danièle Djamila Amrane-Minne ». Verrait-on Israël rendre hommage à un terroriste du 7 octobre ? La France, elle, honore une porteuse de valises et une poseuse de bombes. Ce sont les médias algériens proches du pouvoir qui parlent le mieux de cette militante franco-algérienne du FLN, fille de communistes français, décédée en 2017 : « Danièle Minne rejoint la lutte armée sous le nom de Djamila. Membre du "réseau bombes" du FLN durant la bataille d’Alger, elle fait partie du groupe de jeunes femmes poseuses de bombes dans les lieux publics d’Alger, en particulier les cafés fréquentés par les colons. »

« Femmes ayant marqué l'Histoire »

Le samedi 26 janvier 1957, elle participe à un triple attentat du FLN dans les brasseries de l’ex-rue Michelet, située dans le quartier européen. Elle pose sa bombe dans le bar Otomatic à Alger, tandis que ses complices déposent d’autres engins explosifs au Coq-Hardi et à La Cafétéria. Le bilan de ces attentats atteint quatre femmes tuées et 37 blessés, dont 21 femmes. Fin 1957, elle est condamnée à sept ans de prison puis libérée en 1962, amnistiée par les accords d’Evian. Elle a d’ailleurs un temps été universitaire en France, quand elle s’y était réfugiée, toute honte bue, pour fuir la guerre entre le FIS et le FLN. Au-delà du nom, il y a le moment : Boualem Sansal croupit toujours dans une geôle algérienne. Il n'a pas bénéficié de cette fameuse grâce du 5 juillet, en laquelle, pourtant, le président Macron croyait dur comme fer, évoquant, dès mars dernier, la « clairvoyance » (sic) de Monsieur Tebboune.

L’intitulé du carton d’invitation est déjà un morceau d’anthologie, l'anthologie de la mauvaise foi et de le la détestation de soi : « Dans le cadre de sa politique volontariste de féminisation de l’espace public, le Département souhaite nommer ses maisons des parcs départementaux des noms de femmes ayant marqué l’Histoire ». Ils ont la délicatesse de ne pas préciser quelle "histoire", et visiblement ce n’est pas l’histoire de France. Le bristol explique encore que la date du 5 juillet a été choisie afin de célébrer l’anniversaire de l’indépendance.

Quelle merveilleuse idée. Il se trouve que les deux fêtes nationales algériennes, la fête de l’indépendance le 5 juillet et la fête de la Révolution le 1er novembre, sont toutes les deux funestes pour la France. Les élus français qui les célèbrent festoient donc sur les dépouilles de concitoyens assassinés. Notons qu’Abdel Sadi, le maire PCF de Bobigny, dithyrambe, décrit sur X une très belle soirée organisée par l’amitié franco-algérienne à la salle Pablo-Neruda. Il se réjouit aussi d’avoir partagé un moment « convivial et festif », à l’invitation du consul d’Algérie en Seine-Saint-Denis, pour la fête de l’indépendance. Aucun mot sur Boualem Sansal, ni sur le journaliste sportif Christophe Gleizes incarcéré lui aussi, il ne faudrait pas gâcher la fête ni froisser les convives.

Toujours sur le carton d’invitation, le département prétend « à travers cette initiative », réaffirmer son engagement en faveur d’une « mémoire collective, inclusive et réparatrice ». Il faudrait demander aux familles des 2.412 disparus figurant sur le mur dédié à Perpignan, sans parler des 80.000 harkis, s'ils jugent cet honneur rendu à leur bourreau « inclusif » et « réparateur ».

Auto-trahison

Que l’Algérie honore les poseurs de bombes n’est pas glorieux mais c’est sa partition. Que la France s’auto-trahisse en lui emboîtant le pas est, en revanche, dramatique. Actuellement, se joue sur notre sol le match retour de la guerre d’Algérie, et la France est un pays CSC, un pays qui, comme au football, marque contre son camp.

Ils voulaient des noms de femmes prétendent-ils ? Si l’on veut rester en Seine-Saint-Denis, les châsses dans la basilique, ne manquent pas.

Et s’il fallait absolument puiser d'autres noms, on pourrait citer le docteur Dorothée Chellier, qui a parcouru l’Algérie pour réduire, sans se lasser, la mortalité périnatale, ou encore Jeanine Monnerot, institutrice des Aurès, donc le mari, Guy, instituteur aussi et véritable Samuel Paty de l’époque, a été justement le premier tué, - alors qu’elle était à ses côtés - de la guerre d’Algérie. Elles ne posaient pas des bombes, mais elles soignaient et éduquaient. Cela, c’était « inclusif » et « réparateur ». Mais elles n'intéressent pas.

Picture of Gabrielle Cluzel
Gabrielle Cluzel
Directrice de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

109 commentaires

  1. C’est insensés les rapports que certains ont avec ce pays, on a l’impression que ces gouvernements sensés gouverner pour que la France vive et se développe agissent bien au contraire de ce qu’elle devrait avoir l’obligation de faire. Pourtant toutes les solutions sont là et commençons par modifier notre constitution en premier le droit du sol, en second la double nationalité et combien d’autre aussi importantes exemple que les lois Françaises sont supérieurs a toutes autre lois de l’Europe Unie.

  2. C’est dans l’ADN des communistes que de collaborer les ennemis! d’abord jusqu’en 1941, puis l’indochine où ils trafiquaient et neutralisaient l’armement des soldats français dans les manufactures d’armes, agressaient les bléssés rapatriés, ensuite ils ont porté les valises du FLN…Bref, et comme leurs descendants ont le « c.. comme la figure », ils donnent des leçons « d’humanité » à chaque occasion et traitent ceux de droite de « collabos »!

  3. En plus, on se ramasse tous les masochistes .Ils refusent de retourner dans leur pays de cocagne pour rester dans un pays pourri comme le nôtre.

  4. Drôle de pays que cette france d’aujourd’hui qui se laisse piétiner, insultée et en redemande encore.
    Rien à voir avec le pays d’où je viens qu’on appelait France,qui était respecté dans le monde entier .Celui qui garde nos tombes depuis 1880 pour ma part et dont les femmes et les hommes ne se seraient jamais laissés traiter de la sorte. Ces cinquante dernières années ont amorcé un déclin vertigineux,une vrille dont il sera de plus en plus difficile de sortir. Ce doit être dû à un climat émollient mais aussi à de fins politiques qui ont bien démérité de la nation et je pèse mes mots. Le tribunal de l’histoire ne les épargnera pas. Tant va la cruche à l’eau …….

  5. Les communistes toujours promptent a trahir la France, au nom d’un horizon marxiste d’un autre siècle, dépassé…

    • Par les communistes du temps de l’URSS au bas mot 15 a 20 millions de victimes et actuellement en France, grâce aux alliances de gauche, ils existent encore; que de gauche ? et ben non les LR n’y sont pas pour rien, demandez a monsieur ATTAL.

  6. On ne peut plus dire qu’on est dans un pays de fous ! On atteint des sommets de lâcheté et de déshonneur
    Pitié Seigneur

  7. Quand les immondes décorent et honorent les immondes, qu’en attendre autre chose ? Mon propos est justifié,je suis pied-noir né en 1956 et ancien policier depuis 2023 ( six ans de prolongation d’activité) et quand je vois des électeurs, français de souche,qui votent LFI et communiste, ça file vraiment la gerbe, quand je pense que mon père qui a été mobilisé en octobre 1939 ,puis qui a lutté contre le FLN en tant que policier jusqu’à l’indépendance et que je vois cela, c’est à vomir. Là, j’ai vraiment la haine, ces gens sont horribles.

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

LFI ne veut pas voir les gens sortir de la pauvreté
Gabrielle Cluzel

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois