« Wesh », « wallah » : en cours de français, le « parler jeune » enseigné aux 5e

Dans un collège du Nord, les 5e découvrent le « parler jeune » et la langue arabe dans le cadre d'un cours de français.
©Parents Vigilants
©Parents Vigilants

Pas de classique de la littérature française, en cette rentrée 2025, pour les 5e de ce collège du Nord. À la place des contes de Perrault, des fables de La Fontaine ou de la Chanson de Roland, les élèves ont dû, dès la première semaine et dans le cadre de leurs cours de français, s’adonner à des exercices portant sur « la découverte des traces de la culture orientale sur notre culture française ». Des éléments dénoncés par un père de famille auprès du réseau des Parents vigilants, affilié au parti d’Éric Zemmour, qui les a révélés à son tour.

« Ça m’a fait de la peine », confie ce père que Boulevard Voltaire a contacté. Lorsque sa fille, en classe de 5e, vient lui demander de l’aide sur un exercice auquel elle ne comprend pas grand-chose, l’homme tombe des nues. Loin de revenir sur la grammaire et l’orthographe — « en 5e, elle fait encore des fautes » —, le premier cours de français porte sur la langue arabe et le « parler jeunes ».

« Wesh », « sheitan » et couscous

Pour expliquer que « 10 % des mots de notre langue française viendraient des mots arabes », les élèves sont invités à relier des définitions à des verbes, adjectifs ou expressions. Si certains mots comme « magasin », « carafe » ou « hasard » appartiennent effectivement au français courant, la présence de termes comme « seum » ou « kiffer », employés vulgairement pour désigner la frustration ou le fait d’aimer, interroge sérieusement sur la pertinence pédagogique de l’exercice.

Les collégiens doivent également retrouver des mots issus de « certains quartiers qui se sont beaucoup inspirés de mots issus de la langue arabe », tels que « wesh », « wallah », « daron », « hess », « miskine », « khalass » ou « sheitan ».

Même la culture culinaire devient vectrice de cette pédagogie. Les élèves doivent identifier des « plats orientaux que l’on retrouve dans la gastronomie française », comme le couscous, le tajine, les falafels ou les cornes de gazelle. Sandrine Rousseau n’aurait pas proposé autre chose, elle qui s’était réjouie d’apprendre qu’un sondage plaçait le couscous dans les plats préférés des Français. Enfin, dans un questionnaire sur les contes des Mille et Une Nuits, une des réponses proposées à la question « Comment les Français accueillent-ils ces histoires à l’époque ? » est encore plus révélatrice de l’idéologie sous-jacente : « Ils détestent car plus de la moitié du pays est raciste. »

Un collège pourtant tranquille

Le père de famille décrit pourtant auprès de BV un « petit collège campagnard », un « établissement calme » avec une « belle équipe pédagogique » et « un directeur à l’écoute ». Selon lui, la population susceptible d’utiliser ce vocabulaire s’y fait rare, presque inexistante. Dans une autre classe de 5e du même établissement, une amie de sa fille a d’ailleurs été épargnée de ces exercices : « probablement une initiative du professeur », conclut-il.

Pourtant, « ces petites activités s’inscrivent dans le cadre du programme de français et dans le respect des valeurs de la République française, qui prônent l’ouverture culturelle et la tolérance », assure un encadré inscrit en haut de la feuille. C’est donc de son plein gré que l’Éducation nationale choisit de se soumettre à l'obsession d'intégrer la culture des quartiers d'immigrés comme faisant partie intégrante de la culture française. Le père ne cache pas son désarroi. Ce langage pourtant « prohibé à la maison » est porté à la connaissance des enfants « par des inconnus censés les éduquer », constate-t-il amèrement. S’il se dit « ouvert à la diversité », il insiste : « pas dans le cadre d’un cours de français », où il attend avant tout que sa fille apprenne à écrire correctement et à maîtriser les bases de la langue.

Face à cette situation, il a adressé un courrier à la direction et au professeur concerné. Resté sans réponse, il y exprimait son « incompréhension et son indignation face à ce choix » : « J’ai du mal à saisir l’intérêt pédagogique d’introduire de tels termes dans un cours de français, matière qui devrait avant tout valoriser la maîtrise d’une langue riche, correcte et porteuse de culture. »

En cette rentrée scolaire, la pédagogie choisie par ce collège donne le ton ou, comme le souligne amèrement le père lui-même, « ça annonce la couleur »...

Vos commentaires

77 commentaires

    • Un bémol à votre commentaire ! …
      Ce n’est pas lui qui a fait valider ce « programme » et fait imprimer le livre avec ces exercices ! …
      Ils sont combien à ne pas déchirer les pages de ce « programme » ANTI FRANCE ? ! …
      Les rectorats sont en putréfaction et les profs à la petite semaine n’ont plus rien de commun avec les « hussard » d’après guerre ! …
      L’effondrement du ministère est définitivement acté avec ce genre de « programme » car même en cours de « Français » on met en avant d’autres langues ! …

  1. Cet état de faits est surprenant : à quelles directives officielles ce professeur obéit il ?? Pourquoi le « Directeur très à l’écoute » …ne réagit il pas ??
    Des sanctions internes à l’E.Nale sont elles prévues en cas de dévoiement d’un enseignement, en l’occurence dans le cas présent l’enseignement « de la langue française » ?? Point barre.

  2. Voilà comment on éduque les petits Français, et ce n’est pas « normal », on entend déjà assez comme ça ces mots dans les rues pas besoin de les inculquer aux gamins !
    En 5ème, en 1977-78, j’apprenais notamment Molière et j’adorais !!!
    Tout se perd ma pauvre dame
    Enfin je trouve cette endoctrinement quand même abusé et les parents devraient s’insurger et exiger un changement du professeur vu que ce serait de son initiative, qu’il éduque ses propres enfants à sa guise mais pas les nôtres !

  3. WESH WALLAH

    Pourquoi enseigner, sous un prétexte idéologique fumeux, ce qu’à cet âge on apprend auprès des camarades de classe du collège ou lycée ou dans la rue.
    Il vaudrait mieux savoir aligner une phrase complète (sujet, verbe, cod, etc.) plutôt que des « il y a…. qui… », des « ça ….pour… », tous émaillés de « sur », « avec », etc. qui, indistinctement remplacent, à, de, durant, au sujet de, vers, dans, …
    Sans compter que, par exemple, la conjugaison au futur n’est plus utilisée et que les pluriels des mots en al (aux) sont souvent oubliés.
    Et cela même chez des journalistes et politiques qui sont censés être allés « aux écoles ».
    Etc.

  4. on prend, chaque jour, l’ampleur de notre ignorance !
    avec BAC+9, ce qui, j’en conviens, n’est pas un signe d’intelligence, je découvre que je n’ai même pas le niveau de 5ème !!!!!
    j’aurais eu ZERO !

    • « L’intelligence » est très loin de « l’instruction » ! …
      Et si je vous disais que les baobabs ont été crées pour que les éléphants puissent y faire des nids afin de couver les oeufs des autruches ! …
      Les escrologistes me l’ont dit ! …

  5. Je ne « kiffe » pas, « j’apprécie », « j’aime », « j’admire »… !
    Je ne dis pas « daron », je dis « père » ou « mère » !
    Je ne « hessd » pas, je ne veux « nuire » à quiconque, je n’éprouve « d’envie » envers personne !
    Je ne « miskine » pas, je ne « désigne » pas les pauvres avec pitié ou dédain !
    Je ne « khalass » pas, je dis « fini », « assez », « terminé »… !
    Je « sheitan » pas, je dis « satan », « démon », « pervers » !

    Pour certains ce sont des termes passés depuis longtemps dans notre langue :
    « miskine » n’est autre que « mesquin »
    daron est de l’argot bien de chez nous
    quant à Satan il s’agit de la forme francisée de Shaitan

  6. Pour certains militants, enseignants ou pas, il est important de montrer que l’arabes, l’islam, sont présents en France et ont compté depuis bien plus longtemps que l’arrivée massive des immigrés dans les années 70. Ils pensent probablement que cela permettra aux élèves issus de l’immigration maghrébine de se sentir plus français. C’est totalement contre-productif. Un prof de français n’a-t-il pas pour mission d’apprendre le français et la littérature française aux élèves, élèves qui en ont bien besoin.
    Il faut signaler à chaque fois. Merci au réseau Parents vigilants de mettre en évidence cette réalité.

    • c’est comme faire croire que « l’écriture inclusive » permet de rendre plus visible les femmes ! …
      Pauvres femmes ! … SURTOUT celles qui y croient encore ! …

  7. J’ai ouï-dire que le fameux couscous ne serait pas d’origine arabe mais tout bonnement un plat un peu fourre-tout concocté par des soldats de la Légion étrangère basés justement dans un de ces pays du Maghreb où ils manquaient de quoi se restaurer.
    Pour ma part, le plat que je préfère c’est la choucroute, sans être pour autant originaire de cette belle région.

  8. Indignée , je suis de constater l’imbécilité de la Ministre de l’éducation Nationale pour se faire ‘ bien voir  » des banlieues , faire apprendre à l’école publique le charabia parlé dans les cités !!! quelle dégénérescence , quelle avilissement de notre FRANCE ! quelle indignité ce Gouvernement !!!

  9. L’école n’a pas vocation à éduquer les élèves, mais à leur apprendre à apprendre. Tant que le ministère ne portera pas la bonne appellation, l’ambiguïté persistera. Comment enseigner à des élèves quand les parents ne parlent pas notre langue ? Toute l’institution est à revoir.

  10. Je ne « Wesh » pas, je « salut » !
    Je ne « wallah » pas, je « prie discrètement Notre Seigneur » !
    Je ne « sheitan » pas, je dis « allez au diable » !
    Je ne « Seum » pas, je dis que j’éprouve de la « colère », que je suis « frustré », que je suis « dégoûté », ou j’éprouve de la « rancœur » !
    Je ne « kiffe » pas, « j’apprécie », « j’aime », « j’admire »… !
    Je ne dis pas « daron », je dis « père » ou « mère » !
    Je ne « hessd » pas, je ne veux « nuire » à quiconque, je n’éprouve « d’envie » envers personne !
    Je ne « miskine » pas, je ne « désigne » pas les pauvres avec pitié ou dédain !
    Je ne « khalass » pas, je dis « fini », « assez », « terminé »… !
    Je « sheitan » pas, je dis « satan », « démon », « pervers » !
    En résumé, je préfère l’usage du français !

      • furioso, faites l’effort, on peut dire  » les épaules » ,  » le courage » , inutile d’utiliser cette référence au service trois pièces y compris en arabe, chacun sait parfaitement que cet équipement n’a pas grand chose à voir avec le courage ! enfin je suppose que c’était de l’humour !

    • PARLER JEUNE DARON

      Bien avant le phénomène actuel des « jeunes », entre copains de lycée nous utilisions couramment ce mot d’argot français.
      Le net donne presque toujours pour origines les mêmes explications.
      Résumé (incomplet ?) sur le site CNRTL, onglets « Lexicographie » et « Etymologie).
      La plus ancienne remonte a 1250 et désigne une forteresse. N’est-ce pas ce que se doit d’être un père pour sa famille ?

  11. J’aime beaucoup l’activité 5 sur la photo. « Sheitan » et « Coran ». Heureusement que l’école républicaine est laïque et tout et tout…

Commentaires fermés.

Vidéo YouTube

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

LFI ne veut pas voir les gens sortir de la pauvreté
Gabrielle Cluzel

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois