Immigration : le Conseil d’État ouvre les vannes
Le Conseil d’État a encore frappé. Dans une décision du 2 février, la plus haute juridiction administrative a une nouvelle fois élargi les conditions d’entrée des migrants sur notre territoire. La France, généreuse, accordait jusqu’à présent des titres de séjour aux étrangers malades ne pouvant bénéficier des soins adéquats dans leur pays d’origine, mais jugeait irrecevables les demandes d’étrangers déjà accueillis ailleurs en Europe, considérant que les systèmes de soins dans l’Union européenne sont peu ou prou tous les mêmes. Cette minuscule restriction vient de sauter. Par la volonté des juges du Conseil d’État, l’accès aux soins gratuits est désormais étendu aux étrangers déjà accueillis dans un autre pays de l’UE que la France. « Cette décision du Conseil d'État ouvre littéralement les vannes à des migrations intra-européennes futures, s’est insurgée Marine Le Pen. Alors que notre situation budgétaire est catastrophique après dix ans de macronisme, alors que les Français constatent l'effondrement de leur pouvoir d'achat et des services publics, c'est une véritable honte. »
Cette décision du Conseil d'État ouvre littéralement les vannes à des migrations intra-européennes futures. Désormais, un réfugié reconnu par l'Espagne ou l'Allemagne peut demander, en plus de cela, un titre de séjour pour raison médicale en France.
Alors que notre situation… https://t.co/7w0qL0p7N5
— Marine Le Pen (@MLP_officiel) February 7, 2026
Tout est parti d'un cas
Celui d’un ressortissant de la République démocratique du Congo, qui a obtenu le droit d’asile en Grèce, a émigré en France et a ensuite émis une demande de titre de séjour pour soins au motif qu’il souffrait de « stress post-traumatique », d’un « état dépressif sévère » et de « risques suicidaires ». Après plusieurs avis contradictoires de plusieurs instances judiciaires, le ministère de l’Intérieur a saisi le Conseil d’État qui a donc rendu, le 2 février, sa décision, favorable au « réfugié » congolais. Désormais, un migrant pris en charge dans un pays européen disposant d’un système de santé jugé de moindre qualité que le nôtre pourra bénéficier d’un titre de séjour pour soins en France. « Rien n’empêcherait, par exemple, qu’à ce titre, les 500.000 migrants illégaux que l’Espagne veut prochainement régulariser fassent une demande pour être accueillis dans l’Hexagone, s’alarme auprès du Figaro Nicolas Pouvreau-Monti, le directeur de l’Observatoire de l’immigration et de la démographie. Paradoxalement, le Conseil d’État demande aux autorités françaises de tenir compte du système de santé grec, mais il ne leur demande pas de s’intéresser au système de santé français - en l’occurrence psychiatrique - qui est déjà largement saturé. »
Cette décision - qui fera bien entendu jurisprudence - intervient au moment précis où la submersion migratoire atteint un pic inédit. Quelque 384.000 premiers titres de séjour ont été accordés dans notre pays, l’an dernier, à des étrangers extérieurs à l’Union européenne. Un record absolu. Dans le même temps, les maladies, notamment mentales, sont devenues un motif de régularisation de plus en plus fréquent. La France est le seul pays au monde à proposer une prise en charge des étrangers malades avec, en sus, le titre de séjour. Et ce, malgré la saturation de notre système de soins…
Un immigrationnisme forcené
Alors que le peuple français demande un arrêt urgent des flux entrants, des « juges » non élus en décident autrement. Les membres du Conseil d’État semblent même prendre un malin plaisir à sans cesse faciliter l’installation de populations étrangères sur notre sol. Le 12 juin dernier, la juridiction a rendu une décision qui renforce les garanties procédurales dans les procédures d’entrée, permettant de facto de mieux contester les procédures d’expulsion. Dans un avis publié le 25 avril 2024, le Conseil d'État a réduit à cinq ans maximum la durée totale des interdictions de retour (IRTF), hors cas de menace grave pour l’ordre public. Et le 2 février précédent, il a cassé une disposition du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) qui excluait du droit au séjour l’enfant à charge d’un étudiant étranger résidant en France.
Suspension du gel des visas de regroupement familiale et réunification familiale par @Conseil_Etat par ordonnance de ce jour pic.twitter.com/C31POLWNDs
— Coordination française pour le droit d'asile (@cfdasile) January 21, 2021
Cette tradition immigrationniste remonte à loin. En 1977, Raymond Barre avait entrepris de rétablir la souveraineté de l’État français sur les mouvements de population et de suspendre le regroupement familial. Le Conseil d’État lui avait opposé alors le feu nourri des droits de l’homme et les juges l’emportèrent : le regroupement familial fut rétabli dès l’année suivante. D’autres arrêts vinrent encore le renforcer par la suite, à l’image de l’arrêt Montcho du 11 juillet 1980 qui autorisa le regroupement familial des familles polygames…
Des « juges » très politisés
Le Conseil d’État fait partie de ces institutions publiques désormais trustées par la gauche. Sa présidence est assurée par Didier-Roland Tabuteau, ex-collaborateur des socialistes Martine Aubry et Bernard Kouchner. Quant à la présidence de la Section de l'intérieur du fameux Conseil, elle a été confiée à Thierry Tuot, notoirement connu pour le rapport du même nom qui, en 2013, avait fait grand bruit. Celui-ci compilait tous les préceptes chers à la gauche radicale : la mise à l’index de l’identité française (à déconstruire au nom de « l’effacement des divisions »), la valorisation de l’identité des immigrés (dont il faudrait « célébrer le passé, l’itinéraire, l’histoire »), le laxisme migratoire revendiqué (« Nous ne maîtrisons pas – et, ajoutons-le, heureusement, car ce serait indigne ! – les flux migratoires »), l’indulgence envers les clandestins (« Il vaut mieux finir par accepter leur séjour »), le déni de l’insécurité (« Nous ne sommes pas à la veille d’une guérilla urbaine menée par les territoires en sécession »), l’exonération systématique de l’islam (« Non, l’islam ne génère pas le terrorisme »), etc.
Thierry Tuot, nouveau président de la section intérieur au Conseil d’État, déclarait en 2013 au sujet de l’immigration « notre horizon doit être l’ambition future d’une société inclusive ».
Qui peut encore croire que ce Gouvernement agira contre la submersion migratoire ? https://t.co/1J3w96MHfU
— RECONQUÊTE ! (@Reconquete_off) February 24, 2023
Cette dérive militante d’une des plus hautes et anciennes institutions du pays se ressent souvent dans ses décisions, et bien au-delà des seules thématiques migratoires. En attestent d’innombrables innovations juridiques récentes. Jugez plutôt : validation de l’utilisation de l’écriture dite « inclusive » sur des plaques commémoratives, suppression des cases « Madame » et « Monsieur » sur les formulaires de la SNCF, confirmation d'une sanction à l'encontre de CNews pour « désinformation climatique », annulation d’une circulaire visant à interdire l’organisation d’activités ludiques en prison…
Si ,d’aventure, une vraie droite parvenait au pouvoir en France, on imagine qu'elle trouvera le Conseil d’État en travers de la route. Aux dépens de la souveraineté du peuple français.
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129 commentaires
Ces gentlemen du Conseil d’État vont devoir accélérer encore le rythme.
Il ne leur reste plus que 428 jours pour pourrir un peu plus à chacune de leurs interventions l’avenir de ce protectorat de Bruxelles qui s’appelle encore la France et qui devrait être leur patrie.
Ils sont fous !
Majoritairement socialistes ou associés, les membres du Conseil d’États détestent la France.
Ils vont vous dire qu’il s’agit de solidarité…
Ils ne vous diront pas qu’il s’agit de basses manœuvres électorales !
PS 1,7% lors des dernières élections présidentielles…
98,3% de pouvoir de nuisance !
encore un immense appel d’air. La France n’est pas macroniste comme souvent on l’a dit à tort mais macrosocialiste. Tous les postes importants sont aux mains des socialistes, macron a fait en sorte de placer des socialistes partout afin de bloquer tous changements de politique. Je crains très fort que la gauche socialiste n’ait encore de beaux jours devant elle. Il suffit de voir le budget voté
Il faut JUGER LES JUGES, et révoquer ceux qui sont politisés, donc partiaux…
Conseil constitutionnel et conseil d’état travaillent de concert pour subvertir la société. Il est temps de modifier la constitution par référendum pour les supprimer.
Oui il est grand temps !
Ajouter à cela les nouvelles barrières érigées par les zélites pour protéger leur petite vie, nous voyons que tout ce met en place pour entraver les initiatives d’une nouvelle politique (par exemple de la droite souveraine)
Les socialistes toujours généreux avec l’argent des autres . DEHORS les profiteurs ;
Inclusive uniquement avec les étrangers, c’est la gauche mécanique, théorique, consternante et crépusculaire…
lDepuis 81,l a gauche métastase toutes les strates de l’administration, ils n’ont qu’un but, détruire notre république une et indivisible pour la transformer en un conglomérat de régions, de communautés facilement assimilables par bruxelles
Il faut une nouvelle constitution et une nouvelle république pour virer conseil d’état et conseil constitutionnel et imposer l’élection des juges.
Sinon, aller élire des députés ne sert plus à rien.
Mais qui en parle, à part Zemmour ?
L’évolution du conseil d’Etat est hallucinante. Ses magistrats sont des fonctionnaires soit choisis par le pouvoir, soit issus de l’ENA. Ils ne sont en aucun cas élus. Ils devraient se contenter de donner un avis consultatif sur la légalité des questions qu’on lui soumet et ne devraient prétendre à prendre des décisions à caractère politique, ce qu’ils font allègrement depuis des années et c’est de pire en pire. Cette appropriation du pouvoir relève du coup d’Etat.
C’est ce qu’on appelle en France la démocratie…
Le conseil d’Etat devrait être élu à la proportionnelle des élections nationales, sinon, c’est une dictature mentaliste de gauche, comme les agences…
Décidément une des toutes premières réformes à faire dès 2017 est celle du Conseil d’État et du Conseil Constitutionnel . Ces deux instances outrepassent joyeusement leurs missions et leurs décisions se concrétisent généralement par une augmentation de l’insécurité dans notre pays et par une augmentation de la dépense publique à la charge de la population qui cotise, paye impôts et taxes en tous genres et qui commence à trouver que trop, ça ne peut plus durer.
Dans la nuit du 30 janvier, un membre du Conseil d’État et sa famille ont été victimes d’un violent home-jacking à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne). Plusieurs individus armés ont fait irruption au domicile et séquestré les occupants pendant plusieurs heures. Deux suspects ont été identifiés. L’un d’eux a pris la fuite en Tunisie.
Seul le jdd , valeurs actuel en ont parlé.
Le président du conseil d’état Taboureau nommé par macron y a 3 ans est un socialiste proimmgrationiste.
Le Royaume-Uni menace de restreindre l’octroi de visas à certains pays africains, qu’il accuse de ne pas coopérer pour reprendre leurs clandestins , la RDC, l’Angola et la Namibie se disent prêtes à coopérer, 3 000 expulsions annoncées.
Le droit d’asile doit être limité aux seuls européens.
Et limité dans le temps . Ex les ukrainiens.
Pour les autres la terre est assez vaste .
Quand aux visas pour maladie.
C’est une fausse excuse.
Que leurs pays payent les frais médicaux.
L’Allemagne en a fait une spécialité, les pays du golfe soigne les cancéreux difficiles dans les cliniques a Munich.
Tout est pris en charge par les pays du Moyen-Orient.
Dans le cadre d’accord, nous soignons gratuitement les cancéreux d’Afrique du Nord et sud saharienne, c’est pour cela que l’on a faussement un taux plus élevé de cancéreux que les autres pays européens.
En France, tout est gratuit, sans travailler, à condition de ne pas être français.