La fantastique garde-robe d’Anne Hidalgo payée par le contribuable

La mairie de Paris a même remboursé les rubans de la Légion d’honneur de Mme Hidalgo : 6,25 euros...
©Jacques Paquier-Wikimedia
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[Mise à jour le 19 septembre 2025 à 21h15] Ce vendredi 19 septembre soir, on apprend (source BFM TV) qu'Anne Hidalgo a décidé de porter plainte contre X pour « dénonciation calomnieuse ». Suite à cette annonce d'un dépôt de plainte, l'association Transparence citoyenne a publié, sur X, le communiqué qui suit.

 

On ne pourra pas dire qu’Anne Hidalgo, durant son dernier mandat, n'a pas tout tenté pour faire marcher le petite commerce, dans sa bonne ville de Paris. Preuve en est la publication sur les réseaux sociaux, ce mercredi soir, par l’association Transparence citoyenne, « association non partisane dont le but est de promouvoir la transparence, la responsabilité et la moralité de la vie publique », de la montagne de facturettes (plus d'une centaine !) correspondant à des frais d’habillement au profit du maire de Paris depuis 2020.

 

75.050 euros en cinq ans : un SMIC par mois

Tout de suite, mettons les choses au point pour le lecteur facétieux : on ne trouvera pas d’achats de sous-vêtements, comme cela avait été le cas, au temps de la splendeur macronienne, de la députée de l’Hérault Coralie Dubost, « épinglée » pour ce type d'emplettes sur ses frais de représentation ! Non, mais en vrac et au hasard, dans cette farfouille vestimentaire, de quoi faire le bonheur de ces dames des pieds à la tête : une paire de chaussures (429,16 euros), une veste rayée jersey (408 euros), une jupe longue plissée (252 euros), une robe cintrée de toile stretch (516 euros), une blouse à 192 euros (pas pour faire le ménage dans la mairie, on imagine), un vêtement imperméable à 1.000 euros (il pleut souvent, sur Paris), un manteau à capuche à 474 euros (les hivers sont rudes, à Paris, malgré le réchauffement climatique), une robe Dior à 2.800 euros (Paris sera toujours Paris), etc. On n'a pas trouvé le maillot de bain spécial baignade dans la Seine (normal, elle était habillée en femme-grenouille). Tous nos prix sont donnés TTC. On ne va pas déballer toute la marchandise, les curieux iront par eux-mêmes faire leur marché sur X et sur le site de l’association Transparence citoyenne. Au total ? Soixante-quinze mille cinquante euros TTC depuis 2020. 75.050 euros ? Vous me direz que cela ne représente pas grand-chose, au regard du budget de fonctionnement de la ville de Paris qui avoisine les dix milliards d’euros en 2025 : les frais de garde-robe de madame le maire sur cinq ans ne représentent, au final, qu’à peine 0,0075 % du budget annuel de la ville. Pas de quoi faire prendre d’assaut l’hôtel de ville par les sans-culottes.

Guillaume Leroy, président de Transparence citoyenne, ne voit pas la chose tout à fait comme cela. Interrogé par BV, il nous dit que son association se place du point de vue du citoyen de base. « 75.000 euros, c’est l’équivalent de combien de taxes foncières, pour des familles qui ont vu cet impôt fortement augmenter durant le mandat de Mme Hidalgo ? » Et puis, ajoute-t-il, « c’est une question de principe : cet argent, c’est de l’argent public. Chaque euro d’argent public doit être justifié. » 75.000 euros sur cinq ans, c’est, histoire de bien redescendre sur Terre, grosso modo, un SMIC par mois.

La question de la légalité de ses achats est posée

Mais, faisons-nous remarquer à Guillaume Leroy, Paris est une ville mondiale et, donc, il n’est pas scandaleux, a priori, que le premier magistrat de la Ville Lumière, amené à recevoir des personnalités étrangères ou à se rendre lui-même à l’étranger, ne nous fasse pas honte en s’habillant comme un sac et, donc, soit vêtu, certes sans ostentation, mais avec élégance. C’est, du reste, l’argument donné par la ville de Paris à nos confrères du Figaro« …Anne Hidalgo reçoit des chefs d’État et des délégations étrangères tout au long de l’année. Les vêtements achetés dans le cadre de ses frais de représentation sont utilisés à cet effet. » Pourquoi pas. Sauf que, du coup, on se pose la question de l’opportunité de l’achat de trois jeans (deux en taille 40, un en taille 38 !), le 31 août 2021. Et, comme le fait encore remarquer Guillaume Leroy, il est bien difficile de rattacher ces achats à des réceptions d’autorités. Par ailleurs, il se pose même la question de la légalité de tels achats, au vu d’une jurisprudence récente de la chambre régionale des comptes de Provence-Alpes-Côte d’Azur qui avait retoqué les dépenses d’un maire de la région en rappelant que les frais de représentation ne peuvent inclure des dépenses d’habillement, sauf cas particuliers (cérémonie officielle, tenue de gala obligatoire).

Évidemment, Stérin...

Alors, face à ces révélations, la mairie de Paris s’est empressée d’essayer de décrédibiliser l’association Transparence citoyenne : rendez-vous compte, cette association a été financée par le milliardaire Pierre-Édouard Stérin, la nouvelle bête noire de la gauche, fait remarquer au Figaro la mairie de Paris. Et donc, serait-on tenté de dire, ça change quelque chose à la réalité des faits ? Oui, car il y aurait des arrière-pensées politiques… En toute transparence, Leroy ne cache pas que son association a effectivement bien reçu un financement de la part du projet Périclès, soutenu par le milliardaire, mais qu’elle n’a jamais reçu la moindre sollicitation, pression ou consigne dans la conduite de ses travaux pour promouvoir la transparence de la vie publique. Il fait d’ailleurs remarquer que l’on peut vérifier sur le site de l’association la liste des villes de plus de 10.000 habitants dont les frais de représentation ont été épluchés. On y trouve notamment des villes de droite, bien de droite, notamment Béziers et Perpignan…

Pour conclure, on ne résiste pas à la tentation de mentionner tout particulièrement une petite facturette (une dernière, pour la route) épinglée par l'association Transparence citoyenne : la mairie de Paris a payé les rubans de sa Légion d’honneur facturés par la Monnaie de Paris pour un montant de… 6,25 euros. C’est ce qui s’appelle une gestion à l’euro près.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 19/09/2025 à 22:36.
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Georges Michel
Journaliste, éditorialiste à BV, colonel (ER)

Vos commentaires

137 commentaires

  1. Ce qui me dérange, c’est qu’un article ou des articles dans les médias, c’est bien, mais j’aurai préféré une vidéo avec la personne journaliste courageuse qui lui pose des questions sur ces agissements et en direct. Je pense que les rides du visage en disent plus long qu’un grand article.

  2. Marie-Antoinette ( l’autrichienne de Louis XVI!) déjà en son temps… Mais bon, Stérin dénonce; bien. Mais esk’une action en « justice » avec remboursement (au minimum!) ne serait-elle pas bienvenue?

  3. Mais voyons, c’est normal !
    « Anne-la-socialiste » a donné, que dis-je donné, a consacré toute sa vie pour le parti socialiste, et évidemment pour détruire Paris !
    C’est un boulot à plein temps, vous savez !
    C’est 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, 365 jours sur 365, et même 366 les années bissextiles.
    C’est une vocation d’être socialiste et élu(e) Madame le Maire de Paris.
    Il faut être belle à chaque instant, brillante, étincelante, comme la Tour Eiffel !
    Être socialiste et maire de Paris mérite de vivre comme Imelda Marcos* dans le luxe, que cela fût aux dépens des finances de la Capitale, des impôts des parisiens, des la saleté de la ville, des travaux de faire et défaire nonstop…
    * Épouse de Ferdinand Marcos, le tyran des Philippines, qui était en autre connue pour son incroyable collection de chaussures.

  4. Ce n’est pas scandaleux en soi, ce qui l’est en revanche, c’est qu’un contribuable ordinaire dans l’exercice de ses fonctions professionnelles se fasse redresser par le fisc pour bien moins que cela. Les avantages innombrables dont bénéficient nos politiques doivent être réintégrés dans leurs revenus. Il est scandaleux qu’à salaire identique un politique paye pratiquement deux fois moins d’impôts qu’un contribuable lambda, surtout quand à longueur de journée les mêmes nous parlent d’équité et de justice sociale.

    • Si , si , c’est scandaleux « en soi », sachant le montant de sa « rémunération » et tous les autres avantages dont elle dispose.Euh : Ces gens là, ils bossent quand, pour le  » bien public » ? C’est le soir, après le dîner et la vaisselle, qu’ils traficotent leurs petites magouilles financières personnelles et explorent leur garde-robe ,et repèrent les fringues de luxe (et mijotent les astuces pour faire leurs courses vestimentaires et autres sur les heures théoriquement dédiées au boulot) ?

  5. Oui, et alors ? Pour des gens sans honte ni honneur qui, en plus, sont à peu près sûrs de leur totale impunité, qu’est-ce qu’un scandale de plus ou de moins peut bien leur faire ? Ils se gavent, ça se sait, et ça ne leur fait ni chaud ni froid. Peut-être même éprouvent-ils ce petit plaisir de narguer ostensiblement les contribuables à qui ça ne plaît pas.

  6. Ah les socialistes ! Ils détestent l’argent….quand il n’est pas dans leurs poches… les parisiens en ont redemandé. Bien fait pour eux.

  7. C’est assez extraordinaire que les gens de gauche pris la main dans le sac ne nient pas les faits (!) mais à chaque fois tentent de crédibiliser celui qui dénonce.
    Donc en fait , à gauche les faits même illégaux ne comptent pas, ce qui est à combattre c’est non pas leur véracité mais ceux qui les dénoncent.
    On est bien à gauche et on comprend mieux l’état de la France: tout ce qui es tu n’existe pas.

    Dur à vivre pour des gens qui ont diabolisé la vraie droite ( pas celle qui une fois élue fait un programme de gauche). L’arroseur arrosé …..

  8. Les parisiens de le sont bien cherché non ? Ils l’ont élue ou pas ? Je me tape sur le bide de voir ces bobos se faire rouler dans la farine par « celles et ceux » qu’ils ont plebicités et mis au pouvoir, haha.

  9. Bin quoi …? Vous ne voudriez tout de même pas qu’elle reste à poil ! En tout cas, la voilà rhabillée pour l’hiver.

  10. Et cela sans compter, son voyage dans les iles et sa facturation téléphonique… « Faites ce que je dis et pas ce que je fais », une vraie socialo !

    • Le scandale ça n’est pas qu’elle le fasse, le scandale c’est qu’elle puisse le faire. Des profiteurs gauchistes, la France en est farcie. Et après ? Le contribuable paye et ferme sa gueule. Il y a même des cocus triomphants qui votent pour elle.

  11. Toujours pareille, au lieu de faire des économies a Nicolas nos responsables des budgets Français, gouvernements, mairies et autres c’est de taxer de plus en plus pour compenser leurs gabegies irresponsables.

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