La France renonce à garder la Pascaline, la « cathédrale de l’intelligence »
C’est avec une vive émotion que le monde scientifique et culturel français a appris que l’une des rares machines conçues par Blaise Pascal, la légendaire Pascaline, allait être mise aux enchères, avec la possibilité de quitter le territoire français. Cette nouvelle a provoqué l’indignation, face à l’absence d’action de la part de l’État qui laisse ainsi un morceau de notre patrimoine, né en Normandie dans l’esprit d’un génie français, être vendu comme une simple marchandise et partir à l’étranger alors qu’il incarne l’une des fondations de notre histoire scientifique. À l’heure où l’on proclame sans relâche l’importance de préserver notre identité et de transmettre un patrimoine intact aux générations futures, laisser cette machine s’éloigner du sol français reviendrait à un véritable suicide culturel.
Une mise aux enchères contestée
L’annonce de la vente de l’un des exemplaires de la Pascaline a déclenché une véritable alerte. Près de 320 universitaires et scientifiques de renom, comme Barbara Cassin, membre de l’Académie française, Jean-François Le Gall et Serge Abiteboul, membres de l’Académie des sciences, ou encore Nicolas Brisebarre, directeur de recherche au CNRS, ont exprimé leur inquiétude dans une tribune à propos de l’autorisation de sortie du territoire accordée à cette machine. En effet, cet exemplaire, dont la mise à prix se situe entre 2 et 3 millions d’euros, sera vendu aux enchères à Paris le 19 novembre par la maison Christie’s. La machine apparaît sur leur catalogue et a déjà été exposée à Paris, mais aussi à New York et à Hong Kong, ville où elle pourrait partir sans aucune garantie de retour, comme le rappellent les signataires.
Cette perspective est d’autant plus préoccupante que sur la vingtaine d’exemplaires construits par Pascal, seuls neufs sont aujourd’hui préservés dans le monde. Cinq d’entre eux sont conservés au musée des Arts et Métiers de Paris et au muséum Henri-Lecoq à Clermont-Ferrand. L’exemplaire bientôt mis en vente bénéficie toutefois d’une particularité unique : il s’agit du seul modèle conçu pour l’arpentage, permettant de convertir directement des mesures de terrain, ce qui lui confère une valeur scientifique et historique absolument unique.
Les scientifiques dénoncent la position de l’État, qui a accepté la délivrance d’un certificat d’exportation et, donc, renoncé, comme dans le cas du Désespéré de Courbet, au classement de la Pascaline comme « trésor national », une mesure qui empêcherait toute sortie du territoire et permettrait à des institutions publiques ou à des mécènes de se mobiliser pour l’acquérir. Ils s’insurgent même en déclarant qu’il s’agit d’une insulte faite à la mémoire de Pascal : « Quelle ahurissante bévue ! Quel triste aveu de désintérêt envers notre patrimoine scientifique ! Quelle incompréhension à propos de Pascal, ingénieur, mathématicien, philosophe, écrivain, personnalité à nulle autre pareille, dont on a fêté en 2023 le quatrième centenaire de la naissance ! »
La Pascaline, l'origine de l'informatique moderne
L’histoire de la Pascaline commence en 1642, quand Blaise Pascal, âgé d’à peine 19 ans, conçoit une machine destinée à alléger la charge de calcul de son père, Étienne Pascal, alors président de la Cour des aides de Normandie, chargé de percevoir les impôts.
Grâce à un mécanisme de roues crantées ingénieux, elle permettait d’additionner et de soustraire directement et, par répétition, de réaliser des multiplications et divisions, ce qui était à l’époque une véritable révolution. Le privilège royal accordé en 1649 par Louis XIV à Pascal lui donnait l’exclusivité de construction de machines à calculer en France, preuve que l’État avait déjà compris l’importance de cette invention et la nécessité d’en faire une exclusivité française.
En effet, la Pascaline n’était pas, alors, un simple objet expérimental. Elle représentait une avancée considérable dans l’histoire du calcul, un progrès immense dans un monde où les opérations arithmétiques reposaient sur le seul esprit humain, plus lent et sujet à erreur. Avec cette invention, Pascal inaugurait une idée qui allait façonner les siècles à venir : l’automatisation du calcul. La Pascaline est ainsi reconnue par les signataires de la tribune comme « à l’origine de l’informatique moderne ». Elle incarne une invention fondatrice qui « fit de la France le berceau de l’aventure des calculateurs » et demeure « un des principaux fleurons du patrimoine intellectuel et technique français ». Avec ses autres sœurs construites par Pascal, elle représente ces machines d’exception que les spécialistes qualifient de « cathédrales de l’intelligence ».
Perdre cet appareil reviendrait à admettre que la France se détourne de son propre passé, de ses inventions qui ont façonné l’avenir et qu’elle accepte de réduire à de simples objets auxquels on attribue un prix. Certaines créations sont au-delà de leur valeur marchande : elles dépassent l’individu, elles incarnent l’identité d’une nation. Ne pas se battre pour préserver et garder son patrimoine est révélateur d'un laisser-aller.
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80 commentaires
Je préfèrerai que l’État vende le scooter de François Hollande.
La Pascaline, conçue par un génie du catholicisme, auteur de magnifiques pensées, à brader d’urgence !
C’est criminel
Pascal se retourne dans sa tombe. Il tenait à ce que sa production reste en France.
Qu’attend notre improbable Président de la République pour bloquer cette vente et acquérir ce témoignage du génie français au lieu de gaspiller l’argent public dans des aides à des pays qui nous détestent.
AU contraire la vente de la Pascaline va dans son sens soit de rendre la France invisible et inaudible.
Il se trouve qu’au regard du droit le président de la République n’a aucun pouvoir sur ce type de décision.
C’est dire que vue le patrimoine Français fut tellement immense quant on vois la quantité qui quitte la France.
Préservons ce qui nous reste éliminons les pilleurs quels qu’ils soient.
Quand on a 3400 milliards de dettes, il faut bien liquider la vaisselle.
Il s’agit là typiquement des décisions de nature à ne pouvoir être prises par une seule personne. Cela me fait le même effet que si Macron avait décidé de vendre la tour Eiffel comme les reliques de Saint Louis .
Je ne sais pas quel est l’absurde personne à avoir pris cette décision mais elle devrait être immédiatement révoquée. Quant au premier ministre il devrait écouter les membres de l’Académie et interdire.
Et pourtant il s’agit la typiquement d’une décision de nature à être prise par une commission dépendant du ministère de la culture et en aucun cas par une seule personne. Il n’est absolument pas compliqué de ce renseigné sur la procédure de délivrance de ces certificats d’export cher Monsieur.
Il y a déjà longtemps, lorsque j’étais encore un enfant, mon grand père disait souvent lors de nos réunions de famille » mes pauvres enfants, votre pays vous ne le vendrez pas, mais vous le donnerez ». À l’époque tout le monde se moquait gentiment de lui, mais je m’aperçois maintenant qu’il avait raison. Paix à son âme.
A qui appartient cet exemplaire unique? Qui est le vendeur? C’est l’Etat qui doit l’acheter, ou le Musée des Arts et métiers..
L’état doit acheter tout ce qui a de la valeur. Vive le communisme français. Tout ce qui est français doit rester en France. Il faut absolument fermer les frontières et arrêter les exportations. Pour les importations ont pourra continuer. Un autre obélisque près de la pyramide du Louvre ne serait pas du luxe, avec une nouvelle caméra de vidéosurveillance asiatique au sommet.
Je crois savoir que d’autres Pascalines existent aujourd’hui en France.
Le musé des Art et Métiers n’a pas l’argent pour l’acquérir et ne le souhaite pas ayant déjà d’autres exemplaire qui prennent la poussière, inconnue du grand public décrite d’un simple carton pascaline sous une vitrine surement aussi sécurisée que celle du Louvre
appeler sa un état est une insulte a ceux qui l’on créé
Blaise Pascal : un génie. Cette vente est un acte criminel.
Le langage (informatique) Pascal a été spécifié en 1968 et conçu dans les années 1970 par Niklaus Wirth (né en 1934) à l’École polytechnique fédérale (ETH) de Zurich en Suisse.
Typagestatique, fort, nominatifDialectesISO Pascal, UCSD Pascal, Turbo Pascal, Apple Pascal, Delphi, Free PascalInfluencé parAlgol, FortranA influencéAda, Modula-2, Modula-3, OberonImplémentationsCDC 6000, PASCAL-P, PDP-11, PDP-10, IBM System/370, HP, GNU Pascal, Delphi, Free Pascal, Lazarus
C’était le premier langage de programmation enseigné dans les universités. Il a influencé la langage ADA largement utilisé par le DOD aux USA, avant d’être remplacé par le langage C.
Un acte criminel ?
Encore un scandale ..bien sûr que la France se détourne complètement de son passé.
Pendant que l’on se bat pour la Pascaline, d’autres avancent.
Il faut combattre sur tous les fronts : NOUS SOMMES EN GUERRE !!!
Se battre pour la Pascaline est une avancée, car c’est reconnaître nos racines, nous génies et ainsi donner à nos enfants une image de ce qu’est leur pays, de leur donner l’envie d’être eux aussi des savants comme Blaise Pascal et ainsi non seulement redonner des couleurs à leur pays, mais de leur donner un sentiment de fierté qui les fera avancer dans leur vie et fera avancer la France.
Donc DATI a bien signé ce document, puisque ministre de la culture ?
C’est une collection privée je crois.
Décidément, le passage de Macron sera marqué par la destruction du patrimoine français : il a bien dit que la Culture Française n’existe pas mais c’est lui qui n’a pas de Culture