Economie

Le système repose sur l’illusion que les peuples vont rembourser les dettes accumulées par les États (2.400 milliards d’euros pour les Français).
Les fondations du système financier se fissurent dangereusement. L’explosion finale, nonobstant l’Italie, ne sera probablement pas pour 2020, mais tous les pays du monde seront, d’ici la fin de l’année, le dos au mur...
High tech
Toute économie développée ne peut faire l’impasse sur son industrie. L’exemple de l’Allemagne, qui a conservé 24 % de PIB industriel (nous sommes passés de 23 % à 11% en 40 ans), est emblématique.
Pas de mystère : il faut ouvrir intelligemment les vannes du crédit.
En URSS, la dépense publique atteignait 73 % du PIB. Nous nous en approchons de plus en plus.
Répondant au besoin urgent de gel hydroalcoolique pour combattre le Covid-19, Régis Révilliod, le patron, a proposé, dès le 21 mars, d’en produire sur son bateau-usine.
Nous sommes dans un pays où les gestionnaires publics ne sont pas rétrogradés ou licenciés quand ils commettent une grosse erreur, mais plutôt promus...
L'indécence et la naïveté sont les deux mamelles de l'action de ce Président.
Aujourd'hui, nous sommes contraints de nous endetter massivement, il ne peut en être autrement, sinon, nous mettrons dix ans à repartir. Mais demain, la dette passera à 120 % du PIB, impôts et taxes grimperont à des niveaux vertigineux…
Qui bénéficiera de cette mesure ? Seule une usine à gaz permettra de le déterminer ; usine à gaz dont nos énarques ont seuls le secret…
Encore un bel exemple d’indépendance nationale.
La Chine d’aujourd’hui drogue l’Occident avec une surconsommation de produits manufacturés chez elle. Elle est devenue le dealer et nous le junkie. On fait quoi, pour changer la donne ?
Géopolitiquement, l’Occident a déjà perdu la partie. Cette pandémie va juste accélérer la bascule du leadership mondial vers l’Asie au profit du « contre-monde » chinois, ainsi que j’aime le nommer. Une bascule en cours depuis vingt ans.
Bonne nouvelle : la lourdeur administrative n’est plus la règle, les ronds-de-cuir ont posé leurs manchettes.
Il est temps de lever ces sanctions et de se rapprocher de la Russie, qui est notre alliée naturelle et indispensable et avec qui nous pourrons construire à long terme dans un monde de plus en plus incertain.
En un mois, le coronavirus aura réussi à catalyser les grandes tendances de la géopolitique mondiale. Et à confirmer avec éclat les carences de la mondialisation et de l'Union européenne...
Il est probable que nous assistions au début de la pire dépression économique mondiale jamais survenue en temps de paix, tant les dettes des États, des entreprises et des particuliers sont démentielles partout dans le monde...
Peut-être que l’argent des contribuables redressés servira à acheter… des masques, du gel, des lits et des tests. Pour la prochaine crise sanitaire. Gouverner, c’est prévoir !
Les politiques qui nous gouvernent, les mêmes qui ont été placés là où ils sont avec le soutien des financiers, vont nous solliciter pour que tout reprenne comme avant : il vont tout faire pour maintenir coûte que coûte le système pourri à flot.
Un peu de bon sens, un peu de sens collectif français, face à la mondialisation heureuse et financière à tous crins qui n’avait pas prévu la pandémie.
À des fins de profit personnel, alors même que des millions de personnes ont perdu tout ou partie de leur revenu, certains n’hésitent pas à ne pas respecter les plus élémentaires règles sociales.
Au-delà de la crise sanitaire effrayante qui risque malheureusement de conduire à la mort de nombreux Français se profile une crise économique d’envergure provoquée par le confinement et l’arrêt de la production des marchandises non essentielles.
Le coronavirus ne fait que précipiter la crise, annoncée depuis longtemps, de la bulle des actions et de l'hyperendettement
La source du problème vient du fameux "en même temps" d’Emmanuel Macron qui d'un côté parle de guerre et de rester chez soi et de l'autre insiste pour que l'activité continue.
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Gabrielle Cluzel

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