Education

Par quelle suite effarante de renoncements, de lâchetés, de compromissions et de mensonges peut-on laisser le ver manger tout le fruit ?
« Si la dignité et le respect sont de rigueur, Pap Ndiaye, ministre de l’Éducation nationale, à trop chercher la consensualité, tombe dans le déni...»
Peut-être serait-il, d'ailleurs, plus économique et plus formateur de rendre également l'internat obligatoire : ça apprend la vie en collectivité et on diminue les temps de trajet, donc l'empreinte carbone. Non ?
En deux ans d’existence, Le Poing levé a réussi à s’imposer au sein des conseils centraux.
Pap Ndiaye ne pouvait évidemment prévoir une telle tragédie. Il hérite évidemment en partie de la situation. Mais sa réaction est inadmissible.
Un de mes maîtres m'avait dit un jour que le travail d'un enseignant était justifié par la gratitude d'un seul élève. 
Gilles Ardinat
Pap Ndiaye, idéologue woke dépourvu de charisme et de compétence, est complètement dépassé par la situation.
Auparavant, les diplômes conjuguaient valeurs morale et technique à leurs titulaires. Avec leur généralisation, il apparaît qu’intelligence, capacité de réflexion et niveau de diplômes sont démembrés.
Chez nos élèves, ce fut une frénésie patriote et jamais on ne les avait autant entendus parler de géographie.
Cette décision signe donc à la fois l'échec patent du modèle éducatif français, l'échec patent de son système judiciaire... et l'utilisation un peu hasardeuse des derniers moyens disponibles pour faire illusion...
Interrogé sur le sens du mot « mérite », le Larousse en ligne indique : c'est « ce qui rend quelqu'un (ou sa conduite) digne d'estime, de récompense, eu égard aux difficultés surmontées ».
Mais le niveau des élèves ? Il attendra car, mercredi matin, le ministre est pris : il officie pour l’introduction du Programme national de formation consacré à la prévention des LGBTphobies en milieu scolaire.
Sur deux heures prévues en présence de ce Grand Satan énergétique, les étudiants avaient obtenu de la direction de réduire le temps de l'exposé à trois quarts d’heure, le reste était dévolu aux échanges d'idées. C’était trop.
Comme les élèves, c'est avec une joie franche que j'ai entendu la sonnerie retentir.
C'est encore « l'extrême droite » qui a donné l'alerte, agi, prouvé, mobilisé. Et mobilisé tellement de monde que maire, préfet, ministre ont cédé. Exemplaire.
Ils ont 13-14 ans et sont d'une inculture crasse, tellement profonde qu'ils ne comprennent rien au monde qui les entoure.
En une demi-heure, seuls quelques élèves furent en mesure d'écrire un embryon de texte.
La semaine avait été calme. Nous avions juste traité les dossiers ordinaires : un chalumeau et un couteau amenés dans la cour de récréation, une bagarre, quelques insultes...
En 25 ans de carrière dans l’éducation, je ne compte plus le nombre d’injonctions ministérielles qui n’ont eu aucune efficience pour les élèves français.
Les étudiants strasbourgeois en proie à la grande caillante de janvier seraient bien inspirés de méditer ce qui peut s’apparenter à un véritable scandale d’État.

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